Voici le contenu de la section catégories pour mobile.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé l’activation du niveau maximal du plan Orsa...

Canicule : la Région Île-de-France débloque 3 M€ pour accompagner les lycées, les hôpitaux, les communes et les associations de solidarité ...

L’UNICEF France lance le premier baromètre des droits de l’enfant...

Réforme de la haute fonction publique territoriale : les cadres territoriaux alertent sur les difficultés matérielles et temporelles au regard des délais impartis...

Les attributions de logements sociaux en légère hausse en 2025...

Le ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative lance une campagne nationale de prévention des noyades...

Les villes du G7 adoptent la Déclaration de Nancy...

Quatre experts se penchent sur l’évolution des finances publiques ...

Une mission pour évaluer les conséquences de la sortie de l’Alsace du Grand Est...

Jean-Luc Moudenc élu président de France urbaine...

JeVeuxAider.gouv.fr rend la participation citoyenne plus accessible...

Les 9 France services du Nord obtiennent le label « Services Publics + » palier Bronze...

Plus de 1 160 Franciliens ont fait appel à la médiation régionale en 2025...

Plus de 1 160 Franciliens ont fait appel à la médiation régionale en 2025...

Bâtir plus vite et mieux, simplifier : les ambitions du projet de loi pour relancer le logement...

Fonction publique : le taux d’emploi direct des agents en situation de handicap progresse...

La Normandie accompagne les entreprises de la défense...

Paris 1 Panthéon-Sorbonne lance son Campus des élus...

« Les élus doivent faire de la rénovation énergétique une priorité de leur mandat »...

Défenseur des droits : le rapport annuel 2025 fait état d’une dégradation de l’accès aux droits en France...

Le conseiller territorial : une idée définitivement abandonnée ?

Une tribune de Hugues HOURDIN, conseiller d’Etat honoraire et avocat au Barreau de Paris

La loi du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales procédait des travaux du « Comité Balladur » qui, en 2009, avait proposé que les conseillers généraux et les conseillers régionaux soient élus le même jour selon un système dit de « fléchage » inspiré du mode de scrutin par arrondissements ou par secteurs appliqué à Paris, Lyon et Marseille. Il s’agissait, en symétrie avec la création des communes nouvelles en lieu et place des EPCI existants, de simplifier le mode d’administration territoriale de notre pays et, accessoirement, de battre en brèche la malédiction qui veut qu’à chaque étape de la décentralisation, ce soit le département qui sorte gagnant. Il avait semblé au Comité qu’en « emboitant » les départements dans les régions sans porter atteinte aux compétences des uns et des autres, la simplification administrative et la démocratie locale étaient au rendez-vous.

Les articles 1er et suivants de la loi du 16 décembre 2010 traduisaient cette double volonté : élu au suffrage universel direct selon un mode scrutin majoritaire à deux tours, le conseiller territorial avait vocation à représenter et à administrer à la fois le département et la région. Il en résultait une réduction substantielle du nombre d’élus locaux, une diminution des coûts de fonctionnement des assemblées concernées et une meilleure coordination entre les deux niveaux d’administration en cause. Dans sa décision du 9 décembre 2010, le Conseil constitutionnel avait d’ailleurs jugé que ce nouveau système ne créait pas une nouvelle catégorie de collectivités locales et ne méconnaissait aucune disposition constitutionnelle et notamment pas celles de l’article 72 de la Constitution, qui garantit la libre administration des collectivités locales.

Innovant, ce mode d’administration devait permettre d’assurer une meilleure cohérence dans la mise en œuvre des politiques locales, en particulier en matière de développement économique, d’aménagement du territoire et de gestion des infrastructures. Les premières élections des conseillers territoriaux devaient avoir lieu au printemps 2014.

Mais entre l’année 2010 et l’année 2014 se dressait l’obstacle de l’année 2012, celle de l’élection du Président de la République.

Le nouveau chef de l’Etat n’avait jamais fait mystère de son attachement au cadre départemental de l’administration territoriale et le Gouvernement Ayrault fit adopter la loi du 17 mai 2013 qui abrogea purement et simplement les dispositions en cause de la loi du 16 décembre 2010. Le conseiller territorial était donc mort avant d’être né. Et le département, une fois de plus, avait remporté la bataille institutionnelle, et politique.

Ainsi se trouvait confirmée l’analyse du Comité Balladur selon laquelle l’administration du territoire est, en France, une affaire éminemment politique.

Majoritaire à l’Assemblée nationale, mais également au Sénat pour la première fois depuis 1958, le parti du Président de la République s’est attaché à consolider ses positions dans les départements et les régions plutôt qu’à poursuivre la mise en œuvre d’une réforme à laquelle il était hostile.

On peut le regretter. Le conseiller territorial représentait une occasion unique de simplifier le trop fameux « mille feuilles » administratif, de simplifier la gouvernance locale et de renforcer la coopération entre niveaux d’administration. En restant prisonnier d’un système archaïque et uniforme, notre pays a perdu un temps précieux, que ni le redécoupage arbitraire des régions ni l’invention des binômes de conseillers départementaux n’ont réellement permis d’améliorer. On doit ajouter que du point de vue de la démocratie locale, le conseiller territorial offrait la possibilité d’ancrer la proximité et l’efficacité de l’action publique.

Comme souvent en matière institutionnelle, l’idée refait périodiquement surface. C’est le cas aujourd’hui. Il est vrai que les partis au pouvoir ne sont plus les mêmes, que les situations qui paraissaient acquises ne le sont plus, et que les problèmes posés par la rigidité et la complexité du modèle français d’administration territoriale demeurent entiers.

Quinze ans auront été perdus, mais on peut former le vœu que l’inspiration qui a guidé le législateur en 2010 soit prochainement revigorée, au service d’une gouvernance territoriale plus cohérente, efficace et démocratique.

Cet article vous a plu ? Partagez-le :

Équipements

Capture D'écran 2025 02 06 092512

Renault Master Z.E., utilitaire 100% électrique

DIGUE AMOVIBLE

Une jardinière autonome en eau et en énergie

Veilleuse solaire

Voir tous les équipements

Zoom Sur

Image (6)

Tesmo : la réponse aux défis technologiques des acteurs de la mobilité

L’Europe des communes

SMCL 2026

Voir tous les équipements

Dernières parutions

Hausse du prix du gaz : plusieurs associations réclament un accès à l’énergie pour tous

Les associations d’élus appellent les parlementaires à voter un 3e programme de renouvellement urbain

ACTEE RACINE Saint Vallier de Thiey  Ecoles Alex Bonnemaison (32 sur 50) (Grand)

Canicule : 50 M€ pour adapter 12.500 écoles aux fortes chaleurs

Smcl

SMCL 2026

Consigne des bouteilles en plastique : les élus quittent la concertation

Lutte contre le protoxyde d’azote : un guide pour aider les maires à agir

Group
Group

Formulaire d’abonnement

Group
Revue des Collectivités Locales - Mai-juin 2026

Numéro Offert

Ayez un aperçu du contenu d’un de nos numéros