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Une dynamique de digitalisation inégale selon les départements

Territoires
02 juin 2022

Où en est la digitalisation des services dans les départements ? Quels sont les services les plus digitalisés ? Quels sont les principaux vecteurs et freins à la digitalisation ? Une étude sur la mise à disposition de services en ligne accessibles par l’ensemble des usagers fait le point.

Une enquête comparative du cabinet TNP consultants auprès de l’ensemble des Conseils Départementaux métropolitains et ultramarins, afin d’évaluer le niveau de digitalisation des services, montre que les politiques de proximité dont ils ont la charge ont constitué un réel accélérateur dans la dématérialisation de leur offre de services. Sept grandes thématiques, correspondant aux principales compétences d’un département -Solidarités (social & santé), Développement Territorial, Formation & Education, Sport, Tourisme & Culture, Emploi & Insertion, Voirie & Transport - ont été étudiées pour cette enquête dont voici les principaux enseignements.

  • Tous les départements, sans exception, ont engagé une démarche de digitalisation de leurs services. Ainsi, les deux-tiers ont digitalisé de bout en bout ou partiellement digitalisé au moins 6 thématiques sur 7. Mais un tiers n’a digitalisé, ou partiellement digitalisé, que de 2 à 5 thématiques. « On observe ainsi une réelle dynamique de digitalisation des services, mais très inégale d’un Département à un autre» constatent les auteurs de l’étude.
  • Les thématiques les plus digitalisées sont le « Développement Territorial » & « Solidarités (social& santé) ». Les thématiques « Voirie & Transport », « Formation & Education », « Emploi & Insertion » et « Sport » sont les moins digitalisées. Des spécificités existent par ailleurs. Ainsi, la thématique « Tourisme & Culture » est la plus digitalisée chez les Départements ayant une économie touristique importante, tels que la Vendée, le Morbihan ou le Var. Les auteurs expliquent ces résultats par la complexité à digitaliser certaines thématiques en raison de nombreux processus ou de la pluralité d’intervenants. Autre explication : certaines thématiques sont jugées moins prioritaires par l’Exécutif en raison d’un nombre de bénéficiaires peu important ou bien comportent un nombre restreint de services, réduisant de ce fait la pertinence d’une digitalisation.
  • Six Départements ont plus de 50 services digitalisés de bout en bout tandis que 47 Départements ont moins de 10 services digitalisés de bout en bout.
  • Un dernier constat : un coefficient de corrélation « faible » entre nombre de services digitalisés et niveau des recettes de fonctionnement (corrélation de 0,46). De même, l’étude fait état d’un coefficient de corrélation « faible » entre nombre de services digitalisés et la population (corrélation de 0,43). Il n’y a donc pas de corrélation significative entre digitalisation des services, population et recettes de fonctionnement. En d’autres termes, un Département peu peuplé et disposant des recettes de fonctionnement moindres peut déployer une digitalisation active de ses services.

A la question « Qu’est ce qui a conduit le Département à déployer une dématérialisation de ses procédures ? », les répondants mentionnent fréquemment la nécessité d’une ambition politique affichée, l'implication forte de la Direction Générale, la volonté du département de communiquer sur ses services ou encore l’opportunité pour moderniser le S.I., première étape vers un « Département plateforme ». Les contraintes financières, la méconnaissance des outils et solutions technologiques et le souci d’inclusion numérique sont notamment cités comme freins à une démarche de digitalisation.

 

 

 

Paroles de maires

RCL
Question :
Bonjour, comment gérez-vous les véhicules ventouse ? Malgré le signalement à la gendarmerie, le propriétaire ne déplace pas son véhicule. Si nous appelons la fourrière les frais seront pour la commune. Merci pour vos conseils.
Réponses :
Avoir nos rues avec des voitures poubelles qui les encombrent et prennent des places de stationnement n’est terrible. Il n y a pas de solution miracle. Quand il y a une plaque d'immatriculation : appel à la gendarmerie, identification du propriétaire (souvent en région parisienne), recommandé, délai d’un mois pour répondre. Sans réponse et selon l’état de la voiture, prise de photos, constat rédigé par mes soins et épaviste... Je préfère ne pas faire payer les habitants de mon village.
Nous sommes élus et nous nous devons de rester dans la légalité. Je crois qu'il faut identifier le propriétaire du véhicule et lui envoyer un courrier recommandé en l'obligeant à enlever son véhicule sinon le véhicule sera mis en fourrière et les frais seront à sa charge. Si les élus ne respectent pas les lois, c'est donner une mauvaise image de nous et nous ne devons pas être étonnés si nous sommes de moins en moins respectés.

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