Six cadres sur dix rêvent de quitter l'Île-de-France

Territoires
03 octobre 2019

TENDANCE. Si une majorité de cadres franciliens se déclarent tentés par un changement de région, dans les faits, seuls 10 % de ceux inscrits à l’Apec ont postulé sur un an. Et surprise, ne se dirigent pas forcément vers la région de leur rêve.

Partir de Paris et de sa région, un doux rêve que partagent près de six cadres franciliens sur dix, selon une étude de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec) sur « l’attractivité des régions », réalisée en août dernier. Plus exactement, 58 % des cadres sondés qui envisagent un changement de poste dans les trois ans à venir se disent prêts à quitter la capitale et ses alentours. Et plus ils sont jeunes, plus ils sont disposés à poser leur valise ailleurs. En effet, 74 % des moins de 30 ans déclarent envisager un changement de région, « soit près de 25 points de plus que les cadres âgés de 50 ans ou plus », précise l’Apec. Les hommes paraissent également plus enclins à ce changement que les femmes (62 % contre 55 %). Et les cadres ayant déjà travaillé en dehors de la région capitale sont aussi plus favorables à une mobilité interrégionale : 68 %, contre la moitié pour ceux ayant toujours travaillé en Île-de-France.

LA QUALITÉ DE VIE, 1RE MOTIVATION DES CADRES

Les deux tiers des cadres franciliens prêts à changer de région citent le cadre de vie comme leur 1re motivation. Pour autant, ils n’ignorent pas le principe de réalité ; les possibilités d’emploi sont leur 2e motivation (45 %). Et pour changer de prairie, ils sont mêmes prêts à faire des concessions. Un éclairage précieux pour les entreprises régionales qui cherchent à attirer des candidats potentiels. En effet, si ces cadres sont prêts à accepter un poste avec moins de responsabilités (73 %) ou de perspectives d’évolution (63 %), voire un salaire moindre (58 %), ils sont moins disposés à transiger sur l’intérêt des missions (47 %) ou un poste inférieur à leurs qualifications (40 %). Et si les destinations les plus prisées sont la Nouvelle-Aquitaine (38 %) et Provence- Alpes-Côte d’Azur (Paca) (31 %), ils restent tout de même à l’écoute de la dynamique du marché de l’emploi. Sans surprise, c’est l’Auvergne-Rhône-Alpes qui concentre 35 % des candidatures. La région Hauts-de-France qui suscite peu de désir de mobilité (5 %), représente 23 % des candidatures, soit presque autant que Nouvelle-Aquitaine (25 %) ou Paca (26 %). À l’inverse, la Bretagne, envisagée par 23 % des cadres, n’attire que 13 % des cadres candidats à la mobilité.

DES CADRES SÉDUITS, MAIS ENCORE HÉSITANTS

Si près de 60 % envisagent de quitter l’Île-de-France, ils sont toutefois en proportion bien moins nombreux à passer à l’acte. D’après les offres d’emploi publiées sur apec.fr, 10 % des candidats inscrits et domiciliés en Île-de-France ont postulé au cours des douze derniers mois à au moins une offre d’emploi proposant un poste en province. Et pour cause : selon une autre étude publiée par l’Association, si l’emploi des cadres accélère partout, c’est une fois de plus l’Îlede- France qui concentre le plus d’embauches. « Si les entreprises prévoient de recruter de 270 700 à 292 000 cadres en 2019, soit presque 10 % de plus qu’en 2018, l’Île-de-France, année après année, rafle près de la moitié des embauches avec une hausse de 11 % sur l’année », constate l’Apec. Elle est suivie par l’Auvergne- Rhône-Alpes, dont l’évolution des recrutements devrait être proche de l’Île-de-France, mais dans des volumes moindres. Les Hauts-de-France, Paca et Occitanie sont au coude à coude pour figurer sur la 3e marche du podium. La Nouvelle-Aquitaine se distinguerait par un plus fort dynamisme avec une hausse des recrutements pouvant atteindre 14 %. Les perspectives sont plus mitigées en Bourgogne-Franche-Comté, où les embauches de cadres devraient se stabiliser, mais après une progression particulièrement forte de 36 % en 2018. Si le Centre-Val de Loire oscille entre stabilité et légère baisse, là encore ces prévisions succéderaient à une année 2018 exceptionnelle avec + 21 % de recrutements. Il ne reste plus qu’à tenter sa chance !

Danièle Licata

Paroles de maires

RCL
Question :
Un maire, donc OPJ, peut-il l’être en dehors de sa commune ?
Réponses :
Non, il est élu OPJ sur sa commune.
Tous les pouvoirs du Maire en tant que représentant de l'Etat ne lui sont octroyés que sur son territoire.
Non uniquement dans la commune où il est élu maire.

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