Newsletter
Vidéos
Rechercher
Mon compte

Relance économique : le Grand Est veut avoir un coup d’avance

Territoires
10 mars 2022

Faire de la crise une opportunité de développement et d’attractivité. C’est ainsi que la région Grand Est, emportée par son président, Jean Rottner, lançait une stratégie de relance économique en 2020, le Business Act Grand Est pour préfigurer le rebond de l’économie. Avec la mise en œuvre de l’acte 2, un véritable plan de transformation se met en place.

Dans le Grand Est nous avons fait face à la crise sanitaire très tôt, très fort et très vite. Le Business Act c’est notre plan de relance et c’est lui qui nous rassemble encore aujourd’hui », raconte fièrement Jean Rottner, le président de la région. En juillet 2020, le Business Act Grand Est lancé dans le sillage du plan de relance national était apparu comme un véritable levier de rebond pour le monde économique régional fortement impacté par la crise de la Covid-19. Le résultat : de faibles défaillances d’entreprises, un taux de chômage inférieur à la moyenne nationale, un taux d’activité des 15- 64 ans jamais atteint depuis 1975 et d’importants fonds mobilisés conjointe- ment par la région Grand Est et l’État en région. Si le contrat est en partie rempli, l’exécutif régional ne compte pas s’arrêter là. Pour que la région soit encore plus réactive et compétitive, il est nécessaire, selon le président de franchir une nouvelle étape : « Nous sommes convaincus que les transformations ne concernent pas que l’industrie, il faut y inclure le développement durable, la santé, le numérique, avoir une vision complètement consolidée de ces transformations qui sont en train de s’opérer. » La reprise économique porte avec elle de nouveaux enjeux et de nombreux défis que la région entend relever grâce une nouvelle stratégie, le Business Act II, structurée autour de l’industrie, du numérique mais aussi du développement durable et de la santé et des nouveaux enjeux stratégiques qui se sont imposés: la déca bonation, la chimie du végétal, la com- mande publique et privée et l’export.

MOINS DE CARBONE, ET PLUS DE DATA

La relance de l’industrie régionale passera ainsi par la modernisation des outils industriels via une prime à la transformation industrielle, un enjeu de taille dans cette région où le secteur compte plus de 300 000 emplois et représente près de 20 % du produit régional brut. Le défi climatique et environnemental est abordé de manière pragmatique avec notamment le projet de déploiement de trois cents stations multi-énergies d’ici à 2026 pour encourager les mobilités décarbonées, la création d’un club des bioraffineries du Grand Est pour accélérer le développement de la bio économie et chaque année la sensibilisation de 150 000 citoyens aux enjeux climatiques. S’il est un défi majeur que la région devra relever, c’est bien celui du numérique car le Grand Est ne pèse actuellement que 3 % du secteur avec 2,9% des emplois français et se classe en 8e position parmi les régions françaises dans ce domaine. Un résultat loin de satisfaire de président Rottner : « Le numérique transforme la façon de concevoir, de produire, de distribuer, de former ou de se divertir. Le futur appartient à celles et ceux qui posséderont demain les data. Je veux asseoir notre leadership sur un numérique exemplaire. » La région en- visage pour cela l’émergence d’un cloud souverain public à destination des administrations accompagné d’un centre de réponse d’urgence aux incidents de cybersécurité pour les collectivités et les entreprises, « une réponse concrète de l’État et de la région pour protéger les PME, les hôpitaux, les associations et les collectivités contre les nouvelles menaces ». La transformation du territoire passera enfin par l’accès aux soins. La région accompagnera chaque année la transformation de cinq hôpitaux pour diagnostiquer et mettre en œuvre les in- novations organisationnelles, logistiques et de flux qui amélioreront les conditions de travail et le temps des professionnels de santé auprès du patient.

UN PARCOURS DE TRANSFORMATION EN PLUSIEURS ÉTAPES

Le Business Act Grand Est II propulse la région dans un nouveau paradigme dans le déploiement des politiques publiques. « Il va falloir que la région innove en se transformant, en passant d’une logique de guichet qui instruit les demandes à une logique d’accompagnement des entreprises dans leurs parcours de trans- formation à 360 degrés », détaille Boris Ravignon, maire de Charleville-Mézières et vice-président de la région Grand Est en charge de l’Économie, des Fonds Européens et de la Commande publique. Cette transformation repose sur une nouvelle politique nommée Grand Est

Transformation, fondée d’une part sur la création de centres de ressources et d’expertise dont le rôle consiste à consolider l’écosystème économique régional en mettant à disposition des acteurs industriels toutes les ressources académiques dont ils auront besoin, et d’autre part, sur le soutien aux par- cours de transformation à destination des entreprises à travers des diagnostics sur-mesure et un accompagnement financier. « Cette nouvelle politique, agile, va nous permettre de retrouver la maîtrise de notre destin face aux dépendances dont nous souffrons depuis trop longtemps », concède volontiers Jean Rottner. Sa fierté: la mise en œuvre du process en partenariat avec les services de l’État en région: « Nous sommes la seule région aujourd’hui où l’État et la région ont mené une démarche de manière conjointe, je la revendique car je considère que la meilleure décentralisation ce sont des collectivités qui se prennent en responsabilité et apportent des solutions à l’État central. Nous nous sommes toujours considérés non pas en concurrence par rapport aux décisions nationales ou européennes mais bien au contraire, en complément. » Le monde d’après peut devenir meilleur, selon le président, mais à certaines conditions seulement. « De la crise, nous avons appris que la coopération est la clé de notre survie, et de notre adaptation. »

LES ACTIONS PHARES

Grand Est Transformation Numérique former 1000 personnes par an aux besoins numériques des entreprises.
Grand Est Transformation Industriel propulser 900 fabricants de machines vers le 5.0.

Grand Est Transformation Environnement créer une plateforme régionale de réfé- rence pour rapprocher les offreurs de solutions labélisés et les acteurs pour réussir ensemble le défi de la transformation écologique.
Grand Est Transformation Santé construire des solutions d’amélioration des conditions de travail des professionnels de santé au travers d’avancées organisationnelles, technologiques, digitales et robotiques.

Blandine Klaas

 

Paroles de maires

RCL
Question :
Bonjour, comment gérez-vous les véhicules ventouse ? Malgré le signalement à la gendarmerie, le propriétaire ne déplace pas son véhicule. Si nous appelons la fourrière les frais seront pour la commune. Merci pour vos conseils.
Réponses :
Avoir nos rues avec des voitures poubelles qui les encombrent et prennent des places de stationnement n’est terrible. Il n y a pas de solution miracle. Quand il y a une plaque d'immatriculation : appel à la gendarmerie, identification du propriétaire (souvent en région parisienne), recommandé, délai d’un mois pour répondre. Sans réponse et selon l’état de la voiture, prise de photos, constat rédigé par mes soins et épaviste... Je préfère ne pas faire payer les habitants de mon village.
Nous sommes élus et nous nous devons de rester dans la légalité. Je crois qu'il faut identifier le propriétaire du véhicule et lui envoyer un courrier recommandé en l'obligeant à enlever son véhicule sinon le véhicule sera mis en fourrière et les frais seront à sa charge. Si les élus ne respectent pas les lois, c'est donner une mauvaise image de nous et nous ne devons pas être étonnés si nous sommes de moins en moins respectés.

Inscrivez-vous dès maintenant sur le groupe Facebook Paroles de Maires pour obtenir des informations quotidiennes sur l'actualité de vos missions.

Copyright © 2022 Link Media Group. Tous droits réservés.
arrow-right