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Philippe Duron remet son rapport sur l'évolution du modèle économique des transports collectifs suite à la crise sanitaire

Territoires
15 juillet 2021

Ce rapport de 198 pages examine aussi précisément que possible les impacts à court terme (2020 et 2021) de l’épidémie, et vérifie le caractère approprié des mesures de soutien qui ont été prises.

Réfléchir sur la manière de consolider le modèle économique des transports publics du quotidien. C’est la mission confiée fin 2020 par Jean-Baptiste Djebbari à l’ancien député-maire de Caen Philippe Duron qui lui a remis son rapport le 13 juillet 2021. « La crise sanitaire a eu un impact très important sur le trafic en 2020, avec une baisse de 31% pour les Transports en commun urbains, gérés par les autorités organisatrices de mobilité (AOM) et de plus de 40% pour les AOM régionales (AOMR) qui gèrent les TER, cassant pour ces derniers une dynamique de forte croissance » constate ce rapport. Avec des conséquences significatives sur l’équilibre financier des transports publics, sous l'effet de la baisse des recettes, du maintien de l’offre indispensable pour le maintien de l’activité économique du pays, et des mesures sanitaires renforcées. Et malgré une forte reprise ces derniers mois, la fréquentation des transports publics, ne devrait pas retrouver son niveau d’avant crise avant un temps long et incertain pour diverses raisons comme le télétravail ou encore l’installation de citadins à la campagne.

Le rapport remis au ministre des Transports dresse une liste de 48 préconisations pour améliorer la soutenabilité des transports publics à long et moyen terme. Parmi les pistes avancées, la mission recommande notamment que les dispositifs de soutien de l’Etat en 2021 soient homogènes sur l’ensemble du territoire, l’élargissement du dispositif d’avancesremboursables s’agissant des pertes de 2020 aux AOM non propriétaires des recettes, la mise en œuvre d’une écotaxe poids lourds, comme la collectivité d’Alsace l’a déjà décidé, le redéployement d’une partie de l’offre de transport en commun des centres-villes vers la périphérie ou encore d’étudier une taxation des livraisons - 1 ,3 milliards de colis ont été distribués dans notre pays en 2020 - par le biais des plateformes de vente par internet pour financer les transports publics. Cette dernière solution « est souhaitable tout à la fois pour donner un signal prix sur une pratique très déstabilisante pour le commerce et l’attractivité des centres villes mais aussi pour intégrer dans le coût complet du colis une partie des externalités négatives qu’il génère » exlique la mission. Elle recommande qu’une telle taxe soit imputée aux plateformes qui sont les bénéficiaires de ces nouvelles pratiques commerciales et non aux entreprises de messagerie dont les prix et les salaires sont tirés vers le bas. Les préconisations seront partagées avec les associations d’élus et les parties prenantes d’ici la fin de l’année précise un communiqué du ministère.

 

Paroles de maires

RCL
Question :
Bonjour, comment gérez-vous les véhicules ventouse ? Malgré le signalement à la gendarmerie, le propriétaire ne déplace pas son véhicule. Si nous appelons la fourrière les frais seront pour la commune. Merci pour vos conseils.
Réponses :
Avoir nos rues avec des voitures poubelles qui les encombrent et prennent des places de stationnement n’est terrible. Il n y a pas de solution miracle. Quand il y a une plaque d'immatriculation : appel à la gendarmerie, identification du propriétaire (souvent en région parisienne), recommandé, délai d’un mois pour répondre. Sans réponse et selon l’état de la voiture, prise de photos, constat rédigé par mes soins et épaviste... Je préfère ne pas faire payer les habitants de mon village.
Nous sommes élus et nous nous devons de rester dans la légalité. Je crois qu'il faut identifier le propriétaire du véhicule et lui envoyer un courrier recommandé en l'obligeant à enlever son véhicule sinon le véhicule sera mis en fourrière et les frais seront à sa charge. Si les élus ne respectent pas les lois, c'est donner une mauvaise image de nous et nous ne devons pas être étonnés si nous sommes de moins en moins respectés.

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