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Les parkings parisiens à la recherche de nouveaux usages

Territoires
28 octobre 2021

Constatant les effets de la crise sanitaire sur l’activité de stationnement, Saemes, opérateur majeur du stationnement en Île-de- France, veut accélérer sa mutation en proposant notamment aux usagers de nouveaux services et en accompagnant le développement des nouvelles mobilités urbaines.

 

Depuis le début de la crise sanitaire qui a généré beaucoup moins de déplacements et par conséquent une moindre demande en stationnement sur la voirie et dans les parcs de stationnement, La Société anonyme d’économie mixte d’exploitation du stationnement de la ville de Paris, Saemes, mène une large réflexion sur l’avenir de ses 70 ouvrages répartis sur la capitale et la première couronne parisienne. « Ce phénomène de désaffection a été amplifié dans la capitale avec le nombre croissant de télétravailleurs et une autre partie des résidents qui sont allés se confiner ailleurs. L’année 2020 a été très difficile pour le stationnement hors voirie avec une pandémie qui a affecté l’usage de nos parkings où la clientèle de visiteurs occasionnels a également chuté », explique sa directrice générale, Ghislaine Geffroy. Et si aujourd’hui l’activité reprend peu à peu, force est de constater que le modèle des déplacements a beaucoup changé. « Nous ne retrouverons pas le modèle de mobilité d’avant la crise », selon Ghislaine Geffroy. Les raisons ? Le télétravail qui était anecdotique jusqu’alors va devenir presque une récurrence dans beaucoup d’entreprises et entrer dans les moeurs, avec pour conséquence moins de déplacements, que ce soit en transports en commun et en véhicule, donc moins de besoins en stationnement. À cela s’ajoute le plébiscite de nouveaux modes de déplacements pendant la période que nous venons de vivre, en particulier la bicyclette et les deux-roues motorisés, entraînant une répartition différente des modes de déplacements et donc de l’usage de la voiture. » Et de citer enfin une raison bien plus profonde et conjoncturelle : depuis déjà des années, les citadins ont tendance à considérer que la voiture n’est plus le seul mode de déplacement possible.

UNE NOUVELLE OFFRE DE SERVICES

Avec un taux de motorisation des ménages parisiens à la baisse et face à une mobilité en pleine évolution, il devenait évident pour l’opérateur parisien d’envisager un modèle économique nouveau pour ses parcs de stationnement. Réfléchir notamment à de nouveaux usages en complément des politiques de déplacements mises en place par les communes. « Il y a encore quelques années, persuadés que les vélos ne descendraient jamais en souterrain, nous n’avions pas misé sur le développement des places de stationnement vélos dans nos parkings », ajoute la directrice générale. Mais une explosion de la pratique du vélo et l’apparition des coronapistes à l’issue du premier confinement du printemps 2020 ont engendré des besoins croissants de stationnement. Le nombre d’abonnés vélos dans les 29 parcs qui offrent ce service a doublé, soit au total 800 places dédiées surveillées. « Nous constatons à présent que les utilisateurs de deux-roues sont prêts à utiliser nos ouvrages si nous leur offrons un certain nombre de services : des ateliers de réparation, des casiers pour ranger les casques, des possibilités de gonflage ou de recharge des batteries pour les vélos électriques. C’est un service complet que nous souhaitons leur proposer. » En 2020, Saemes a augmenté de 20 % la capacité d’accueil pour les deux-roues motorisés et atteint en fin d’année un taux de remplissage de 66 %. Un nouveau modèle économique est en train d’émerger qui pousse Saemes à mener la réflexion le plus loin possible : envisager par exemple l’aménagement d’espaces logistiques destinés à la livraison du dernier kilomètre. Un sujet intéressant selon Ghislaine Geffroy « dans la mesure où les urbains ont retrouvé le sens de sa ville de proximité et la période de confinement a entraîné un boom des livraisons à domicile d’où un besoin d’espaces de stockage des colis dans les villes qui n’acceptent plus la présence de gros camions et leur lot de nuisances. Nous pouvons être un acteur complémentaire des politiques municipales sur cette question de la livraison du dernier kilomètre, que ce soit dans Paris ou dans d’autres villes de la Métropole du Grand Paris. »

1 000 POINTS DE CHARGE DANS LES PARKINGS

En choisissant d’accompagner le développement de la mobilité électrique, Saemes ajoute une corde supplémentaire à son arc. « Nos parkings vont évoluer. En les équipant à grande échelle de bornes de recharge, nous pourrons accompagner de nouveaux modes de déplacement, la voiture partagée notamment. Nous accueillons déjà dans nos parkings publics des services d’auto- partage 100 % électrique comme ZITY (Renault Mobility) par exemple. Nous allons continuer à développer ce créneau », affirme la directrice générale. Saemes prévoit d’équiper près de 50 % de la capacité des parkings parisiens remportés lors des derniers appels d’offres en borne de recharge électrique. L’investissement global : plus de 3 millions d’euros intégrant les réseaux amont et aval des postes de transformation, l’achat, la pose, la maintenance, l’exploitation et la supervision des 1 000 bornes de recharge électrique. Elles seront connectées à la plateforme de supervision de Total et celle de GIREVE (Groupement pour l’itinérance et la recharge des véhicules électriques) afin de permettre l’interopérabilité des bornes. La recette de Saemes pour se réinventer se résume en deux mots : plus de ser vices et plus de qualité. « Ce qui va inciter un automobiliste ou un motard à descendre dans un parking, c’est la qualité des services qui lui seront proposés et c’est aussi l’assurance de trouver une place de stationnement dans un espace sécurisé. C’est ce que nous essayons de mettre en place et d’accentuer dans cette période compliquée », souligne Ghislaine Geffroy. Et tandis que la ville de Paris envisage pour 2022 le stationnement payant pour les deux-roues motorisés, l’opérateur de stationnement songe déjà à multiplier le nombre de places dédiées dans les quartiers où la demande est forte. L’important pour la directrice générale étant d’apporter des réponses concrètes face aux grands enjeux post-covid du stationnement. « Bien plus qu’avant, nous voulons être un acteur à l’écoute de cette évolution de la mobilité pour adapter notre offre que ce soit en termes de stationnement mais aussi en termes d’offres de services. »

Blandine Klaas

Paroles de maires

RCL
Question :
Bonjour, comment gérez-vous les véhicules ventouse ? Malgré le signalement à la gendarmerie, le propriétaire ne déplace pas son véhicule. Si nous appelons la fourrière les frais seront pour la commune. Merci pour vos conseils.
Réponses :
Avoir nos rues avec des voitures poubelles qui les encombrent et prennent des places de stationnement n’est terrible. Il n y a pas de solution miracle. Quand il y a une plaque d'immatriculation : appel à la gendarmerie, identification du propriétaire (souvent en région parisienne), recommandé, délai d’un mois pour répondre. Sans réponse et selon l’état de la voiture, prise de photos, constat rédigé par mes soins et épaviste... Je préfère ne pas faire payer les habitants de mon village.
Nous sommes élus et nous nous devons de rester dans la légalité. Je crois qu'il faut identifier le propriétaire du véhicule et lui envoyer un courrier recommandé en l'obligeant à enlever son véhicule sinon le véhicule sera mis en fourrière et les frais seront à sa charge. Si les élus ne respectent pas les lois, c'est donner une mauvaise image de nous et nous ne devons pas être étonnés si nous sommes de moins en moins respectés.

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