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Les élus veulent limiter l’impact carbone des Français qui se rendent à la montagne

Territoires
09 juin 2022

Les maires des stations de montagne prônent une offre alternative à la voiture individuelle pour permettre aux Français d’accéder aux stations en réduisant l’empreinte carbone de leur déplacement.

Si aujourd’hui 89% des Français utilisent leur voiture pour se rendre sur leur lieu de vacances en hiver, ils seraient prêts à changer massivement leurs habitudes de mobilité sous certaines conditions selon une enquête* réalisée récemment par l’Association Nationale des Maires des Stations de Montagne (ANMSM). Actuellement, seuls 8 % des Français envisagent de changer de mode de transport pour se rendre sur leur lieu de vacances en hiver. Parmi eux, 44 % motivent leur choix pour des raisons environnementales. Mais si l’offre de train était mieux adaptée, ils seraient 51 % à passer le cap, dont 20 % qui se considéreraient comme « très intéressés ». Une appétence pour le train encore plus forte chez les 18-24 ans qui seraient 76 % à pouvoir l’utiliser si l’offre était idéale. L’étude montre que le changement d’habitude est conditionné par une amélioration notable et rapide de l’offre ferroviaire et des autocars entre les gares et les stations. Or, l’accès en transports en commun pour venir séjourner à la montagne relève aujourd’hui du parcours du combattant. Interrogés sur les améliorations qui les inciteraient à prendre d’avantage le train, 35 % des Français souhaitent une logistique facilitée dès le départ de leur domicile, 29 % aimeraient des trajets plus directs et 17 % davantage de choix d’horaires. Un enjeu que l’on retrouve également à l’arrivée en station, où 16 % des vacanciers souhaitent une amélioration de la mobilité sur le « dernier kilomètre » et des facilités de déplacements sur place. Sans parler du prix qui reste un critère de choix pour 43 % des Français.

Renforcer les efforts pour améliorer l’accès à la montagne

Afin de permettre aux Français de limiter leur impact carbone pour se rendre en montagne, l’offre ferroviaire doit évoluer pour leur faire aimer le train et les inciter à se tourner vers ce moyen de transport, estime l’Association nationale des maires des stations de montagne. Pour le Président de l’ANMSM, Jean-Luc Boch « Les Français sont de plus en plus sensibles à leur empreinte environnementale. Pourtant, la plupart des vacanciers utilisent encore leur voiture pour se rendre en stations de montagne. Un choix qui s’explique par les difficultés d’accès aux stations en transports en commun. Élus et professionnels partagent la même vision d’un modèle économique plus durable, et d’une politique de transports permettant de lutter contre le changement climatique. L’ANMSM appelle l’ensemble des parties prenantes à redoubler d’efforts en faveur du développement de l’offre ferroviaire. Les élus se tiennent prêts à travailler avec la SNCF et les transporteurs locaux pour permettre à la montagne d’enclencher sa mutation vers la mobilité durable. » L’Association préconise également un travail sur une offre de transports multimodale pour planifier l’ensemble de son trajet - du premier train au départ de la gare la plus proche de son domicile jusqu’à la navette sur les derniers kilomètres pour arriver en station. Elle propose également de promouvoir les offres de réservation et donc de transport hors des super pointes pour rendre la montagne encore plus accessible à tous et s’adapter ainsi aux nouveaux usages de voyage.

*Chiffres issus de l’enquête ANMSM avec G2A Consulting et CoManaging sur les conséquences de la crise Covid sur le comportement des consommateurs de loisirs en hiver.

Méthodologie d’enquête Les données proviennent de l’enquête menée en ligne auprès d’un panel représentatif de la population française et d’un panel de clients montagne entre le 25/03/2022 et le 30/03/2022 (3052 répondants au total).

 

Paroles de maires

RCL
Question :
Bonjour, comment gérez-vous les véhicules ventouse ? Malgré le signalement à la gendarmerie, le propriétaire ne déplace pas son véhicule. Si nous appelons la fourrière les frais seront pour la commune. Merci pour vos conseils.
Réponses :
Avoir nos rues avec des voitures poubelles qui les encombrent et prennent des places de stationnement n’est terrible. Il n y a pas de solution miracle. Quand il y a une plaque d'immatriculation : appel à la gendarmerie, identification du propriétaire (souvent en région parisienne), recommandé, délai d’un mois pour répondre. Sans réponse et selon l’état de la voiture, prise de photos, constat rédigé par mes soins et épaviste... Je préfère ne pas faire payer les habitants de mon village.
Nous sommes élus et nous nous devons de rester dans la légalité. Je crois qu'il faut identifier le propriétaire du véhicule et lui envoyer un courrier recommandé en l'obligeant à enlever son véhicule sinon le véhicule sera mis en fourrière et les frais seront à sa charge. Si les élus ne respectent pas les lois, c'est donner une mauvaise image de nous et nous ne devons pas être étonnés si nous sommes de moins en moins respectés.

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