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Les collectivités misent plus que jamais sur les circuits courts

Territoires
20 janvier 2021

Les collectivités réfléchissent à de nouveaux modèles de production organisés localement, au plus près du territoire. Développés depuis quelques années déjà pour les productions agricoles et la restauration, les circuits courts s’invitent aussi dans la production d’énergie, les carburants ou encore la construction.

 

Initié dès 2016 dans les Hauts- de-France, le dispositif « Je mange local au lycée » est plus que jamais d’actualité. Son objectif ? Inciter les chefs des restaurants scolaires des lycées à cuisiner à partir de produits locaux en développant leurs approvisionnements en circuits courts et de proximité. D’autres collectivités choisissent l’autonomie énergétique comme Hangest-sur-Somme (80), cette commune de 700 habitants située entre Amiens et Abbeville qui produit elle-même le combustible qui alimente la chaufferie municipale : le miscanthus. Et devient autonome en énergie. Dans la construction, les matériaux biosourcés à l’instar du chanvre, du bois ou de la paille contribuent au développement de filières régionales et à la création d’emplois locaux. Ils pré- sentent aussi l’avantage d’être utilisés le plus souvent localement. Valoriser les richesses locales des territoires, cette tendance prend une tournure nouvelle avec l’urgence écologique et la crise sanitaire qui ont accéléré ce besoin de proximité à travers la multiplication des circuits courts, symboles de production et de consommation locale et responsable. Un mouvement qui l’été dernier a même atteint le secteur du tourisme fortement touché par la désaffection des touristes étrangers. Les hashtags fédérateurs et opérations ciblées des acteurs du tourisme pour inciter les Français à privilégier les expériences régionales ont porté leurs fruits. À Orléans, capitale de la région Centre-Val de Loire située à une heure de Paris, les Franciliens ont été les plus nombreux (34,2%) devant la clientèle régionale (29 %). À l’initiative des collectivités, les circuits courts gagnent du terrain.

DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE

À Roissy, la recherche de proximité avec ses prestataires

« Relancer l’activité des entreprises locales en facilitant leur capacité à répondre aux marchés publics lancés par l’agglomération et ses communes : tel est le premier objectif de la Roissy Dev Box », souligne Agnès Coudray, directrice générale de Roissy Dev Aerotropolis, l’agence de développement économique de la communauté d’agglomération Roissy Pays de France (95). Cette offre multiservice dédiée aux acteurs économiques du territoire propose un accès facilité aux marchés publics de l’agglomération et de ses 42 communes, un « book » référentiel des entreprises locales, des informations sur les besoins exprimés par les directions des achats des grands groupes implantés locale- ment. Pour la directrice générale, « renforcer des liens et des coopérations entre les entreprises endogènes pour se faire connaître les unes des autres et nouer des affaires entre elles, c’est répondre à l’enjeu de circuits-courts et de croissance locale : aller chercher son prestataire à proximité plutôt qu’à mille lieues de chez soi. »

RESTAURATION

À Vannes, une régie agricole municipale pour alimenter les crèches
Le 1er janvier 2022 : c’est la date à la- quelle la restauration collective publique devra être approvisionnée par au moins 50% de produits locaux dont 20 % de produits bio. Une obligation facile à remplir pour la ville de Vannes qui a créé en 2019 sa propre régie de maraîchage bio. Depuis la rentrée 2019, des légumes et des fruits de saison sont ainsi produits sur un espace horticole communal d’un hectare pour alimenter les crèches et certaines écoles de la ville. « N’oublions pas qu’il existe également un marché privé que nous ne souhaitons pas concurrencer. Avant tout, cette initiative a valeur d’exemple », explique le maire, David Robo. Ce projet en circuit ultra- court limitera par ailleurs les kilométrages parcourus, le lieu de production étant situé à moins de 6 kilomètres des crèches.

DÉCHETS

À Dijon, les déchets produiront de l’hydrogène Dijon métropole a imaginé un système en circuit court afin de produire locale- ment de l’hydrogène d’origine renouvelable. Ceci grâce à la construction d’une unité de production d’hydrogène par électrolyse et de distribution à par- tir de l’électricité « verte » issue de la combustion de déchets ménagers dans son unité de valorisation énergétique. Dans un premier temps, un électrolyseur produira 500 kilos d’hydrogène par jour pour alimenter six bennes à ordures ménagères ainsi que six véhicules utilitaires légers. Ce n’est que dans un second temps que cette énergie sera disponible pour le réseau de transports en commun, les entreprises et les particuliers de la région. La création de cette unité est portée par Dijon Métropole et l’entreprise Rougeot Energie dans le cadre d’une société par action simplifiée (SAS) baptisée Dijon Métropole Smart Energhy (DMSE).

ÉNERGIE

À Brest, la métropole mise sur l’énergie locale
Un circuit court pour l’achat d’électricité ? C’est le souhait de Brest Métropole qui y travaille aux côtés d’autres collectivités dans le cadre d’un projet national baptisé SyNergies « Optimisation territoriale des contrats d’électricité en temps réel », portée par la société Solunergie dans le cadre d’un Programme d’investissement d’avenir soutenu par l’État et animé par l’ADEME. En s’inscrivant dans le projet SynErgies, Brest Métropole souhaite, à terme, faire des économies sur ses dépenses énergétiques et capter la valeur ajoutée de l’énergie renouvelable produite localement pour la réinjecter dans d’autres projets de la transition écologique et énergétique. « Actuellement, l’électricité produite localement est vendue sur le marché de gros 3 euros le MWh et nous la rachetons 4,50 euros. Avec un circuit court, nous pourrions mieux valoriser cette différence en rémunérant davantage l’électricité vendue et en diminuant son prix d’achat, dans un esprit gagnant-gagnant », explique Sylvie Mingant, responsable Énergie à la direction Écologie urbaine de Brest Métropole. En clair, il s’agit de créer un opérateur local, sous la responsabilité de la collectivité.

Blandine Klaas

Paroles de maires

RCL
Question :
Bonjour, comment gérez-vous les véhicules ventouse ? Malgré le signalement à la gendarmerie, le propriétaire ne déplace pas son véhicule. Si nous appelons la fourrière les frais seront pour la commune. Merci pour vos conseils.
Réponses :
Avoir nos rues avec des voitures poubelles qui les encombrent et prennent des places de stationnement n’est terrible. Il n y a pas de solution miracle. Quand il y a une plaque d'immatriculation : appel à la gendarmerie, identification du propriétaire (souvent en région parisienne), recommandé, délai d’un mois pour répondre. Sans réponse et selon l’état de la voiture, prise de photos, constat rédigé par mes soins et épaviste... Je préfère ne pas faire payer les habitants de mon village.
Nous sommes élus et nous nous devons de rester dans la légalité. Je crois qu'il faut identifier le propriétaire du véhicule et lui envoyer un courrier recommandé en l'obligeant à enlever son véhicule sinon le véhicule sera mis en fourrière et les frais seront à sa charge. Si les élus ne respectent pas les lois, c'est donner une mauvaise image de nous et nous ne devons pas être étonnés si nous sommes de moins en moins respectés.

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