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Les collectivités, maillons essentiels de la mobilité électrique

Territoires
06 mai 2021

Le gouvernement a fixé un objectif : 100.000 points de recharge ouverts au public dès la fin de l’année 2021 pour accompagner la hausse des immatriculations de véhicules électriques enregistrée en 2020 en France. Cette accélération ne se poursuivra qu’à condition de mettre en place d’un réseau d’infrastructures de recharge en tous points du territoire.

A l’horizon 2022, le parc automobile français pourrait compter plus d’un million de véhicules électriques et hybrides rechargeables, selon l'association nationale pour le développement de la mobilité électrique (Avere-France). Pour faciliter davantage la recharge d’un véhicule électrique en déplacement, le gouvernement a fixé un objectif de 100.000 points de recharge ouverts au public dès la fin de l’année. Si les entreprises du secteur privé ont été sollicitées par l’Etat pour accélérer le maillage sur les grands axes autoroutiers, avec une enveloppe dédiée de 100 M€ dans le cadre du plan de relance, les territoires n’en jouent pas moins un rôle fondamental estime Cécile Goubet, déléguée générale de l'Avere-France. « En tant que précurseur de la mobilité électrique puisqu’elles détiennent elles-mêmes des flottes de véhicules électriques, les collectivités peuvent faciliter le passage au véhicule électrique des citoyens avec des déploiements de réseaux de recharge mais aussi en offrant des avantages à l'usage ». Aujourd’hui, seuls 30.000 points de recharge sont ouverts au public, sur les 449.000 unités que compte la France, soit 7 % des infrastructures. « Comme le préconise la loi d’Orientation des mobilités (LOM), les collectivités doivent mener une véritable réflexion stratégique dans les déploiements avec pour enjeu d’installer la bonne borne au bon endroit à la bonne puissance et pour le bon usage. C’est essentiel car cette réflexion menée en amont va forcément impacter le modèle économique » ajoute la déléguée générale.

L’Ile-de-France en ordre de marche

L’Île-de-France est aujourd’hui la région qui possède le plus grand nombre de points de recharge en France. « C'est aussi la région qui compte le plus de tensions en raison du nombre de véhicules, tempère l’Avere. On y dénombre environ 5000 points de recharge, soit un point de recharge pour 15,6 véhicules. Or la Commission européenne préconise un point de recharge pour 10 véhicules ». En début d’année, la région affichait sa volonté d’accélérer mouvement d’où son soutien massif à l'installation et à la mise à niveau de bornes de recharge électrique, la mise en place d’un label et d’un recueil de services en ligne. Son Plan de développement de l'électromobilité adopté en novembre 2019 vise à tripler le nombre de bornes de recharge pour les véhicules électriques dans toute l’Île-de-France car le nombre actuel restreint de ces bornes constitue un frein majeur au déploiement des véhicules électriques. En 2019, on dénombrait 4.000 bornes en Île-de-Franceet la région espère en avoir 12.000 d'ici 2023. Un objectif réaffirmé en conclusion de la COP régionale des 16 et 17 septembre 2020. « En moyenne, cela veut dire que d'ici 2023, au moins 45% des Franciliens disposeront d'une borne de recharge à moins de 10 minutes à pied de leur domicile ou de leur lieu de travail, contre 17% aujourd'hui » promet la région qui vise également la création d'un label régional garantissant que les bornes sont géolocalisées, permettent l'itinérance de la recharge, ont un haut taux de disponibilité et une maintenance efficace, sont accessibles à des conditions tarifaires raisonnables et partagent leurs données de fonctionnement de manière ouverte.

La modernisation des points de charge, l’autre priorité

La métropole bordelaise annonçait le mois dernier une augmentation de l’offre globale de bornes de recharge électrique aux particuliers sur l'ensemble de la Métropole Bordelaise, en récupérant notamment l’ancien réseau d’autopartage BlueCub définitivement interrompu après six ans d’activité, pour le transformer en réseau de charge :170 bornes réparties sur 65 stations et 10 communes. Adapter et moderniser les points de charge est indispensable pour élargir le réseau d’infrastructures disponible explique Cécile Goubet: « Beaucoup de territoires pionniers ont déployé des points de recharge à partir de 2013 qui ne sont plus à la hauteur de ce que peuvent attendre les utilisateurs en termes de qualité de services, de puissance ou tout simplement de prise ». En début d’année 2021 et pour la première fois, des acteurs majeurs de la recharge électrique réunis au sein de l’Association Française pour l’Itinérance de la Recharge Électrique des Véhicules (AFIREV) se sont dotés d’un observatoire pour mesurer la qualité des services et identifier les axes d’amélioration prioritaires. Les premiers résultats montrent que sur la période de mai à octobre 2020, 9% des bornes se sont avérées indisponibles plus de 7 jours consécutifs ; 85 % des utilisateurs de ces réseaux disent avoir rencontré une borne en panne et 83% des utilisateurs disent avoir été confrontés au moins une fois à un défaut de recharge. Pour aider les collectivités et leurs exploitants à pallier ces problèmes, des aides financières accompagnent la remise à niveau des bornes déjà installées et le déploiement de nouvelles infrastructures.

Des aides jusqu’à 9000€

Depuis 2016, l’Avere France pilote en effet le programme Advenir Infrastructures, un programme de financement d’installation de points de recharge en voirie, en entreprise et dans les copropriétés (frais liés au matériel et à l’installation). Il vise, grâce au mécanisme des certificats d’économies d’énergie (CEE), à compléter les initiatives publiques de soutien à l’électromobilité en cours pour le développement des infrastructures de recharge. Avec un financement compris entre 1200€ et 7000€ par point de recharge. 23.300 projets ont ainsi déjà bénéficié du programme qui vise le financement de 45.000 points de recharge pour 2023. Le budget consacré : 120 millions d’euros. Coup de boost, un autre dispositif disponible jusqu’en octobre 2021, propose une aide aux territoires dans le déploiement de nouveaux points de recharge avec des montants de financement pouvant aller jusqu’à 9000€ par point de recharge. Pour que la mobilité électrique trouve sa voie, il est urgent que les investissements se poursuivent sur les infrastructures de recharge ouvertes au public, préviennent les experts de la mobilité. Pour l’heure, les prévisions à moyen terme sont optimistes: près de 5 millions de véhicules électriques devraient circuler en 2028 et 14 à 16 millions 2035.

 

 

Paroles de maires

RCL
Question :
Bonjour, comment gérez-vous les véhicules ventouse ? Malgré le signalement à la gendarmerie, le propriétaire ne déplace pas son véhicule. Si nous appelons la fourrière les frais seront pour la commune. Merci pour vos conseils.
Réponses :
Avoir nos rues avec des voitures poubelles qui les encombrent et prennent des places de stationnement n’est terrible. Il n y a pas de solution miracle. Quand il y a une plaque d'immatriculation : appel à la gendarmerie, identification du propriétaire (souvent en région parisienne), recommandé, délai d’un mois pour répondre. Sans réponse et selon l’état de la voiture, prise de photos, constat rédigé par mes soins et épaviste... Je préfère ne pas faire payer les habitants de mon village.
Nous sommes élus et nous nous devons de rester dans la légalité. Je crois qu'il faut identifier le propriétaire du véhicule et lui envoyer un courrier recommandé en l'obligeant à enlever son véhicule sinon le véhicule sera mis en fourrière et les frais seront à sa charge. Si les élus ne respectent pas les lois, c'est donner une mauvaise image de nous et nous ne devons pas être étonnés si nous sommes de moins en moins respectés.

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