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Le télétravail, un atout pour la fonction publique territoriale

Territoires
13 juillet 2022
La crise sanitaire a bouleversé l’organisation et la culture du travail dans la fonction publique bien plus profondément que les réformes qui se sont succédé des décennies durant. C’est ce que révèle le Baromètre WIMI-Ipsos du Travail Ouvert, la première étude consacrée au télétravail dans la sphère publique, réalisée durant le second confinement auprès d’un échantillon représentatif de 1000 actifs.

Aucun doute : le télétravail a révolutionné la culture du travail dans la fonction publique. Alors que seuls 13 % des agents télétravaillaient avant la crise, la moitié des agents a été amenée à travailler à distance durant les confinements, en application de l’ordonnance du 17 février 2021 relative à la négociation et aux accords collectifs dans la fonction publique. Il s’agit du premier accord intervenu dans la fonction publique, en lien entre l’ex-ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, Amélie de Montchalin, et les syndicats, publié au journal officiel du 3 avril 2022. L’objectif ? Sauvegarder, coûte que coûte, la continuité du service public dans les trois fonctions publiques.

UNE EXPÉRIENCE POSITIVE

Si les agents jugent très majoritairement (73 %) que leur organisation n’était pas prête à affronter le premier confinement (versus 52 % dans le privé)... et qu’elle ne l’était toujours pas pour le second confinement (51 % contre 40 % dans le privé), pour au- tant, ils tirent un bilan largement positif de cette expérience : deux tiers (67 %) ont bien vécu le second confine- ment d’un point de vue professionnel. Et pour cause : le travail à distance est synonyme de gain de temps pour 68 % d’entre eux, d’efficacité dans le travail personnel (67 %) et même de confort (69 %), des chiffres comparables à ceux des salariés privés. Seule une minorité d’agents jugent que le télétravail a été pour eux synonyme de « galère » (31%)et de «stress»(24%).

2020, ANNÉE ZÉRO DU TÉLÉTRAVAIL, ET APRÈS ?

Toujours selon l’enquête, 75 % agents interrogés souhaitent désormais transformer l’essai et 58 % d’entre eux au moins un jour par semaine. Pour autant, pas question d’abandonner son bureau. 81 % souhaitent y travailler la majorité de leur temps. Que dit alors la législation ?

L’agent ne peut être placé à 100 % de son activité en télétravail (sauf circonstances exceptionnelles), celui-ci pouvant aller jusqu’à 3 jours hebdomadaires. Il doit être prévu, pour les autres jours de la semaine, qu’il travaille en présentiel afin, notamment, de ne pas rompre le contact avec ses collègues et de contribuer au fonctionnement du service. Mais seuls les agents dont les fonctions sont compatibles, en distanciel, avec la bonne marche de leur service sont autorisés à télétravailler. Cette compatibilité doit être envisagée à l’aulne des activités de l’agent et non du poste occupé par celui-ci. Pour ce faire, l’employeur doit fournir au télétravailleur l’accès aux outils informatiques et numériques nécessaires à l’accomplissement de ses tâches. Cela signifie que l’ensemble des conditions matérielles doit être requis.

PAS UN LONG FLEUVE TRANQUILLE

Pourtant, le télétravail n’est pas un long fleuve tranquille pour tous les agents publics. Avec le confinement, bon nombre d’entre eux ont découvert l’intrusion du travail dans leur sphère privée. Du coup, 58 % jugent que le télétravail rime avec « horaires étendus » et seuls 56 % pensent que le télétravail est synonyme de meilleur équilibre vie professionnelle / vie privée.

Si le travail à domicile a des bénéfices reconnus, comme de permettre de réduire les temps de trajets et dans le même temps son empreinte environnementale, mais aussi d’atténuer les inégalités entre les territoires, certains freins sont encore à lever. En effet, toujours selon le sondage, la culture du présentéisme est encore forte : 65 % des agents jugent que, dans leur organisation, « les gens restent au bureau pour montrer qu’ils travaillent ». 53 % estiment même que les personnes qui travaillent à distance « sont considérées comme des planqués » (7 points de plus que dans le privé).

Mais c’est l’inadaptation des outils qui reste le premier facteur rendant difficile le développement de cette organisation du travail alors que ce frein arrive seulement en troisième position dans le privé. En effet, la moitié des agents estime que les outils fournis ne sont pas adaptés au télétravail et moins d’un agent sur deux déclare avoir facilement accès à ses documents à distance.
Et pourtant, le besoin d’outils de travail collaboratif est flagrant : 92 % des agents du public pensent que pour chaque projet mené en équipe, les gens qui y collaborent devraient avoir accès en ligne à l’ensemble des documents. D’ailleurs, les agents qui ont le mieux supporté le confinement sont ceux qui évoluaient déjà dans une équipe cultivant le travail ouvert avec plus de transparence (71 % des agents ont « bien vécu cette période de confinement d’un point de vue professionnel »), un esprit d’équipe et une confiance réciproque. Mais preuve que les mentalités changent et que les clichés tombent, 74 % (versus 75% dans le privé) jugent, à des niveaux comparables et parfois supérieurs à ceux du privé, que leur organisation promeut le travail en équipe, la confiance (78 % des agents de la fonction publique d’État estiment que la confiance règne entre collègues vs. 77 % dans le privé) et dans un degré moindre, la transparence (68 % vs. 75 % dans le privé). Alors que les échanges par visio-conférence, tchat, messagerie, se multiplient depuis le confinement, se pose la question de la confiance numérique, sujet particulièrement sensible s’agissant de données publiques.

Danièle Licata

 

 

Paroles de maires

RCL
Question :
Bonjour, comment gérez-vous les véhicules ventouse ? Malgré le signalement à la gendarmerie, le propriétaire ne déplace pas son véhicule. Si nous appelons la fourrière les frais seront pour la commune. Merci pour vos conseils.
Réponses :
Avoir nos rues avec des voitures poubelles qui les encombrent et prennent des places de stationnement n’est terrible. Il n y a pas de solution miracle. Quand il y a une plaque d'immatriculation : appel à la gendarmerie, identification du propriétaire (souvent en région parisienne), recommandé, délai d’un mois pour répondre. Sans réponse et selon l’état de la voiture, prise de photos, constat rédigé par mes soins et épaviste... Je préfère ne pas faire payer les habitants de mon village.
Nous sommes élus et nous nous devons de rester dans la légalité. Je crois qu'il faut identifier le propriétaire du véhicule et lui envoyer un courrier recommandé en l'obligeant à enlever son véhicule sinon le véhicule sera mis en fourrière et les frais seront à sa charge. Si les élus ne respectent pas les lois, c'est donner une mauvaise image de nous et nous ne devons pas être étonnés si nous sommes de moins en moins respectés.

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