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Le Cotentin en manque de bras, lance une opération séduction pour recruter

Territoires
17 novembre 2021

La presqu’île du Cotentin, dans l’ouest de la France a lancé une campagne de recrutement à l’échelle nationale. Objectif : recruter 5 000 salariés dans tous les secteurs et à tous les niveaux de qualification pour pallier au manque de main-d’oeuvre qui freine le dynamisme des entreprises locales.

La presqu’île du Cotentin a plus d’un atout dans sa poche. Entre landes et falaises vertigineuses, la péninsule normande, rebaptisée la « petite Irlande », a de tout temps su saisir les opportunités. Traditionnellement marqué par la culture de la mer et l’agriculture, ce territoire a pris le virage industriel pour devenir le berceau de l’industrie nucléaire et plus récemment des énergies renouvelables. Mais pas seulement. Au-delà d’EDF, des grands groupes comme Naval Group, Orano, LM Wind Power… ont posé leur valise dans l’agglomération, la 3e plus grande communautés d’agglomération de France avec ses 129 communes étendues sur 1 439 km² et ses 185 000 habitants, entraînant avec eux tout un maillage local de petites et moyennes entreprises. « Le Cotentin a pris part aux bouleversements en cours en s’appuyant sur notre savoir-faire et la diversité de notre tissu industriel et artisanal pour prévaloir une économie plus durable », explique Benoît Arrivé, maire de Cherbourg-en-Cotentin et vice-président de l’agglomération, en charge du développement économique et de l’emploi. « Ce dynamisme économique en fait un des rares territoires qui affiche un taux de chômage de moins de 6 %, proche du plein-emploi. Du coup, aujourd’hui le Cotentin fait face à un manque de main-d’oeuvre, car l’agglomération peine à recruter localement », poursuit David Margueritte président de l’agglomération. Alors pour attirer des salariés, le Cotentin a vu grand avec une campagne de publicité lancée au niveau national. Dans le métro parisien, à la gare Saint-Lazare à Paris, à Caen, dans les Hauts-de-France… on peut lire partout « Pour la réintroduction des salariés en milieu naturel ». Objectif : recruter 5 000 salariés dans tous les secteurs et à tous les niveaux de qualification. Une simple campagne de communication ? Pour David Margueritte, c’est plus que cela, car l’agglomération a mis en place des outils concrets pour développer son attractivité. Pensé comme un outil complet à 360°, le site : toujoursalapointe.lecotentin.fr va bien au-delà d’une présentation classique des postes à pourvoir localement. Ce mini-site permet de découvrir le territoire dans toutes ses expressions et d’aller à la rencontre de salariés venus s’installer récemment en Cotentin. « Sans compter que l’agglomération a sa propre cellule d’accompagnement. On a des agents qui travaillent à l’installation du conjoint quand l’un des deux trouve un emploi », explique le président de l’agglomération. Une aide à la recherche d’un logement a également été mise en place. En parallèle, des programmes de construction d’habitation devraient être lancés par la mairie avec de l’accession sociale entre autres.

UN TERRITOIRE DE VIE

« L’image du Cotentin a fortement évolué depuis une dizaine d’années ; attirer de nouveaux arrivants est devenu une priorité », explique Benoît Arrivé. Emplois, transports, services de santé, l’ambition de la collectivité réside dans la construction d’une offre équilibrée au bénéfice de l’ensemble du territoire. « Et la qualité des services rendus sur le territoire, qu’ils soient publics ou privés est essentielle et c’est en soutenant des dynamiques locales que l’agglomération peut attirer de nouveaux arrivants sur le territoire », insiste le maire.

Paroles de maires

RCL
Question :
Bonjour, comment gérez-vous les véhicules ventouse ? Malgré le signalement à la gendarmerie, le propriétaire ne déplace pas son véhicule. Si nous appelons la fourrière les frais seront pour la commune. Merci pour vos conseils.
Réponses :
Avoir nos rues avec des voitures poubelles qui les encombrent et prennent des places de stationnement n’est terrible. Il n y a pas de solution miracle. Quand il y a une plaque d'immatriculation : appel à la gendarmerie, identification du propriétaire (souvent en région parisienne), recommandé, délai d’un mois pour répondre. Sans réponse et selon l’état de la voiture, prise de photos, constat rédigé par mes soins et épaviste... Je préfère ne pas faire payer les habitants de mon village.
Nous sommes élus et nous nous devons de rester dans la légalité. Je crois qu'il faut identifier le propriétaire du véhicule et lui envoyer un courrier recommandé en l'obligeant à enlever son véhicule sinon le véhicule sera mis en fourrière et les frais seront à sa charge. Si les élus ne respectent pas les lois, c'est donner une mauvaise image de nous et nous ne devons pas être étonnés si nous sommes de moins en moins respectés.

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