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Comment nous déplacerons-nous demain ?

Territoires
10 février 2022

Dans un rapport publié le 8 février 2022, France Stratégie et le Conseil général de l'Environnement et du Développement durable (CGEDD) livrent une réflexion sur les mobilités à longue échéance 2040, 2060 avec un regard particulier sur 2030.

 

« Notre cap, nous le connaissons, C’est la neutralité carbone des transports d’ici 2050, affirme Jean-Baptiste Djebbari, ministre délégué chargé des Transports en préambule de ce rapport.  Nous savons où nous devons aller ; il nous reste à définir comment ». Si les solutions possibles semblent connues de tous, les auteurs du rapport étudient chacune d’entre elles à l’aune de ses avantages et des incertitudes qu’elle génère, à travers six rapports thématiques : mobilité des personnes ; transport de marchandises, transports fluvial, routier et ferroviaire et leur logistique urbaine ; transports maritimes et ports ; motorisation ; mobilité et aménagement ; risques et incertitudes.

Décarboner les transports

Pour décarboner l’ensemble des transports, le rapport préconise de « sortir des hydrocarbures d’origine fossile et les remplacer par des technologies décarbonées ». Si les technologies existent et ont réalisé des progrès considérables avec des perspectives de réduction importante des émissions de gaz à effet de serre, avec quelques segments plus matures comme l’électrification des véhicules particuliers, il reste un bémol toutefois. Le déploiement de ces technologies est cependant loin d’être assuré parce que certaines d’entre elles présentent un coût économique important « mais aussi parce que l’opinion public n’est pas prête à en accepter la diffusion » indique le rapport.

Changer les comportements

Ce ne sont pas seulement nos véhicules qu’il convient de changer, mais aussi nos habitudes. « Il nous faut tendre vers plus de sobriété : faire plus de place aux mobilités actives, favoriser les transports en commun, autant pour les courtes que les longues distances, et poursuivre nos efforts de report modal pour le transport de marchandises, grâce au fret ferroviaire et fluvial » affirment les auteurs dont les travaux montrent que les modifications nécessaires « ne se feront vraisemblablement pas sans susciter difficultés et réticences ». Et recommandent donc aux pouvoirs publics de « s’atteler dès à présent à encourager ces changements d’usage, sans se satisfaire des progrès les plus faciles déjà réalisés ».

L’adhésion des Français, un enjeu délicat

L’adhésion des Français est conditionnée par une répartition jugée équitable des efforts collectifs tant au sein de la société française que quand elle se compare aux autres pays. C’est l’une des neufs conclusions qui ressort de ce long travail. « Elle repose sur la prise en compte de la diversité des univers de choix (l’accessibilité réelle des alternatives) et sur la mise en place simultanée, voire préalable, des mesures d’accompagnement nécessaires, en faveur en particulier des premiers déciles. Les plus riches, qui émettent plus et pour lesquels les choix sont plus ouverts, doivent s’attendre à être appelés à contribuer proportionnellement plus aux efforts. Cette adhésion ne pourra cependant être véritablement obtenue qu’à l’issue d’un débat de société, bénéficiant de toute l’information possible et permettant à chacun d’envisager son devenir dans le cadre de cette transition ».

Cela pose la question des leviers économiques (y compris règlementaires) que la puissance publique doit utiliser. Cela suppose notamment une réorientation forte des politiques industrielles de ce secteur, qui est important en France, vers une économie bas-carbone compétitive, qui crée des emplois et qui amène de la richesse aux territoires.

De ces travaux auxquels ont participé une quinzaine d’experts, ont été élaborés sept scénarios pour rendre compte des futurs possibles.

 

Paroles de maires

RCL
Question :
Bonjour, comment gérez-vous les véhicules ventouse ? Malgré le signalement à la gendarmerie, le propriétaire ne déplace pas son véhicule. Si nous appelons la fourrière les frais seront pour la commune. Merci pour vos conseils.
Réponses :
Avoir nos rues avec des voitures poubelles qui les encombrent et prennent des places de stationnement n’est terrible. Il n y a pas de solution miracle. Quand il y a une plaque d'immatriculation : appel à la gendarmerie, identification du propriétaire (souvent en région parisienne), recommandé, délai d’un mois pour répondre. Sans réponse et selon l’état de la voiture, prise de photos, constat rédigé par mes soins et épaviste... Je préfère ne pas faire payer les habitants de mon village.
Nous sommes élus et nous nous devons de rester dans la légalité. Je crois qu'il faut identifier le propriétaire du véhicule et lui envoyer un courrier recommandé en l'obligeant à enlever son véhicule sinon le véhicule sera mis en fourrière et les frais seront à sa charge. Si les élus ne respectent pas les lois, c'est donner une mauvaise image de nous et nous ne devons pas être étonnés si nous sommes de moins en moins respectés.

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