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Avec son véhicule automatisé en centre-ville, Montpellier a déjà un pied dans le futur

Territoires
02 mars 2022

Montpellier Méditerranée Métropole accueille, depuis septembre dernier Carreta, le seul projet d’expérimentation de véhicules autonomes dédiés à la logistique urbaine retenu par le gouvernement suite au lancement de son appel à projets mené dans le cadre du programme d’investissement d’avenir. Il a bénéficié d’une subvention de 500000 € de la part de l’État et de 100000 € de la part de la métropole de Montpellier.

La voiture autonome, sans conducteur, qui roule, freine, change de file, un rêve d’ingénieurs ? Plus aujourd’hui à Montpellier. La métropole est, depuis septembre dernier, la première terre d’expérimentation du véhicule automatisé dédié à la logistique urbaine. « Montpellier est un territoire d’innovation et de recherche, boosté par sa stratégie de la ‘Ville intelligente’ et ses investissements dans les mobilités décarbonées », lance fièrement Michaël Delafosse, maire de Montpellier et président de Montpellier Méditerranée Métropole. En effet, le projet Carreta figure parmi les seize expérimentations nationales retenues par l’État. Objectif : évaluer les opportunités de développement de la filière véhicule autonome en France. « Nous sommes fiers d’accueillir Carreta, le seul projet sur la thématique de la logistique urbaine. Le véhicule autonome ne remplacera jamais le contact humain, mais il est un nouvel outil précieux pour réduire l’impact des activités logistiques en cœur de ville et structurer de nouvelles filières », poursuit l’édile de la septième ville de France.

La puissance du collectif

Avec un financement dans le cadre du programme des investissements d’avenir (PIA) confié à l’Ademe, Montpellier s’est entouré de partenaires aux savoir-faire complémentaires pour mener à bien cette expérimentation validée par le ministère de la Transition écologique et solidaire : TwinswHeel, une start-up de la région Occitanie qui conçoit et fabrique les véhicules de logistiques à Cahors ; CARA, le pôle de compétitivité expert dans le transport collectif de personnes et dans le transport de fret ; STEF, leader européen des services de transport et de logistique sous température contrôlée : le Groupe La Poste et enfin Mobis, Mines, Télécom d’Alès, l’université de Montpellier et la chaire Internationale Cit.Us.

Face à l’essor croissant des flux de transport de marchandises, l’urgence était de fluidifier la circulation dans l’espace public et d’améliorer l’accès au centre-ville. C’est tout l’enjeu du projet Carreta qui, en proposant une solution innovante et durable pour la livraison de marchandises, permet de décongestionner le cœur de ville. « L’expérimentation Carreta s’inscrit dans notre recherche de solutions complémentaires pour structurer et optimiser la chaîne logistique aux regards des enjeux sociaux et environnementaux, tout en garantissant un service humain de proximité », explique Philippe Dorge, directeur général adjoint du Groupe La Poste. Car ces véhicules automatisés, sont conçus pour assister les livreurs et les libérer des tâches les plus pénibles ou répétitives, comme les charges lourdes ou les allers-retours pour permettre aux livreurs de privilégier le contact humain.

36 mois d’expérimentation

Durant 36 mois, de petits véhicules jaunes sillonneront la ville pour livrer colis et courrier pour le compte de La Poste mais également de produits alimentaires pour STEF. Les droïdes vont circuler dans un premier temps, accompagnés d’une personne, dans le quartier d’Antigone, puis dans le cœur historique de Montpellier. « C’est une véritable avancée dans le domaine de la logistique urbaine, mais aussi dans l’automatisation de la conduite urbaine rendue possible grâce à la coordination des acteurs de la filière au travers du projet SAM », commente Philippe Gache, directeur de programme système de transports et intelligence de CARA.

Concrètement, le projet se déroulera en trois temps. La première phase qui a démarré le 17 septembre dernier vise à valider l’ensemble des briques technologiques du véhicule autonome pour valider sa sûreté et sa fonctionnalité, notamment sa capacité à cartographier, reconnaître les parcours tracés et détecter les éventuels obstacles. La deuxième phase, qui débutera cette année, permettra de valider le comportement du véhicule vis-à-vis de son environnement de circulation et de sa capacité à répondre aux contraintes opérationnelles relatives aux horaires, routes et autres spécificités des cas d’usage de STEF et La Poste. Durant ces deux premières phases, le véhicule roulera à vide dans les rues de Montpellier afin de collecter un maximum de données et d’adapter le véhicule selon les retours d’expériences.

Enfin, la troisième phase consistera en une expérimentation en conditions réelles. En effet, le véhicule transportera des marchandises pour valider sa pertinence pour tous les cas d’usages. Cette expérimentation permettra en effet, d’évaluer l’intérêt et les impacts d’une logistique urbaine et d’en mesurer l’intérêt sociétal et économique.

« J’attache une grande importance à cette première expérimentation de logistique urbaine automatisée. Elle doit permettre de mieux connaître les impacts et les conditions du déploiement du futur. Et c’est dans cet esprit que l’État soutient financièrement ce projet notamment au travers du programme d’investissements d’avenir qui a ouvert un appel d’offres en 2019, dont est issu Carreta », conclut Anne-Marie Idrac, ancienne ministre, haute représentante du gouvernement pour le développement du véhicule automatisé.

 

Danièle Licata

 

Paroles de maires

RCL
Question :
Bonjour, comment gérez-vous les véhicules ventouse ? Malgré le signalement à la gendarmerie, le propriétaire ne déplace pas son véhicule. Si nous appelons la fourrière les frais seront pour la commune. Merci pour vos conseils.
Réponses :
Avoir nos rues avec des voitures poubelles qui les encombrent et prennent des places de stationnement n’est terrible. Il n y a pas de solution miracle. Quand il y a une plaque d'immatriculation : appel à la gendarmerie, identification du propriétaire (souvent en région parisienne), recommandé, délai d’un mois pour répondre. Sans réponse et selon l’état de la voiture, prise de photos, constat rédigé par mes soins et épaviste... Je préfère ne pas faire payer les habitants de mon village.
Nous sommes élus et nous nous devons de rester dans la légalité. Je crois qu'il faut identifier le propriétaire du véhicule et lui envoyer un courrier recommandé en l'obligeant à enlever son véhicule sinon le véhicule sera mis en fourrière et les frais seront à sa charge. Si les élus ne respectent pas les lois, c'est donner une mauvaise image de nous et nous ne devons pas être étonnés si nous sommes de moins en moins respectés.

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