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Alpes-Maritimes : les déchets plastiques recyclés en carburant

Territoires
10 février 2021

Préserver son environnement d’exception est un enjeu vital pour ce département qui a choisi d’apporter son soutien à un projet innovant : une machine permettant de traiter la pollution en amont en valorisant les déchets plastiques.

Depuis l’été 2020, deux bennes à ordures ménagères de la communauté de communes Alpes d’Azur fonctionnent avec 10 % d’un carburant fabriqué à partir de déchets plastiques. Et ce n’est que le début d’une aventure puisque l’objectif, à terme, serait d’incorporer jusqu’à 40 % de ce carburant dans un plus grand nombre de véhicules. Cette initiative soutenue dès l’origine par l’association Earthwake et le département est l’œuvre d’un enfant du pays, Christofer Costes, qui a mis au point la Chrysalis, une machine capable de transformer le polyéthylène (PE) et le polypropylène (PP) en source d’énergie. Broyés, chauffés à 450 °C puis distillés, 40 kg de plastiques permettent actuellement la production de 40 l de carburant. Une aubaine pour le département des Alpes-Maritimes qui a investi 50 000 euros pour soutenir la construction d’une première ma chine capable d’absorber 3,5 kg de plastiques par jour. Une rallonge de 80 000 euros, un an et demi plus tard, aura permis une montée en gamme. Un second modèle, plus performant traite à présent jusqu’à 300 kg de plastiques par jour. « Des compléments financiers ont permis l’achat d’une machine à broyer, de pompes et d’une citerne pour stocker le carburant », précise le président de la communauté de communes Charles-Ange, Ginésy, également président du conseil départemental des Alpes-Maritimes, estimant que « c’est la vocation des aides financières des collectivités de donner une subvention pour pousser la recherche, l’invention et l’innovation pour ainsi passer au stade de la productivité ».

UN PROJET COLLECTIF

Vient alors l’étape la plus longue, celle des autorisations de l’État. Si la démarche se révèle fastidieuse, le savoir-faire de l’association Earthwake et l’image de son président, l’acteur Samuel Le Bihan, ont permis d’obtenir la garantie des ministères de l’Industrie et de l’Écologie solidaire de pouvoir utiliser ce gazole après vérification de ses qualités techniques. Pour conduire ce projet, une dynamique de territoire est initiée avec la communauté de communes Alpes-Azur en charge de la gestion des ordures ménagères et des encombrants et la commune de Puget-Théniers qui accueille la Chrysalis dans un local municipal et mobilise ses habitants, des acteurs essentiels de ce projet écocitoyen, en triant leurs déchets plastiques et en les déposant dans

les conteneurs spécifiques mis à disposition dans la commune. « Le coût réel de l’économie que nous réalisons c’est la dépollution de nos territoires», affirme le président qui souhaite « partager cette initiative avec tous ceux et celles qui veulent s’approprier cette affaire pour ramasser les plastiques sur leur territoire ». Le défi consiste désormais à passer au stade industriel de la production de machines, avec la création d’emplois à la clé ainsi qu’une meilleure organisation du tri sélectif et de la collecte des plastiques. « Nous initions un modèle qui ne va laisser aucun plastique sur le territoire. Ça n’a pas de prix », exprime fièrement le président.

Paroles de maires

RCL
Question :
Bonjour, comment gérez-vous les véhicules ventouse ? Malgré le signalement à la gendarmerie, le propriétaire ne déplace pas son véhicule. Si nous appelons la fourrière les frais seront pour la commune. Merci pour vos conseils.
Réponses :
Avoir nos rues avec des voitures poubelles qui les encombrent et prennent des places de stationnement n’est terrible. Il n y a pas de solution miracle. Quand il y a une plaque d'immatriculation : appel à la gendarmerie, identification du propriétaire (souvent en région parisienne), recommandé, délai d’un mois pour répondre. Sans réponse et selon l’état de la voiture, prise de photos, constat rédigé par mes soins et épaviste... Je préfère ne pas faire payer les habitants de mon village.
Nous sommes élus et nous nous devons de rester dans la légalité. Je crois qu'il faut identifier le propriétaire du véhicule et lui envoyer un courrier recommandé en l'obligeant à enlever son véhicule sinon le véhicule sera mis en fourrière et les frais seront à sa charge. Si les élus ne respectent pas les lois, c'est donner une mauvaise image de nous et nous ne devons pas être étonnés si nous sommes de moins en moins respectés.

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