4 acteurs publics sur 10 pointent un manque de compétences en matière de données

Territoires
21 octobre 2021

Portée et impulsée par les administrations centralisées, la transformation numérique souhaitée par le gouvernement paraît avoir du mal à se concrétiser aux échelons locaux. C’est l’un des grands enseignements de l’étude « Data et Acteurs publics : perception et usages » publiée par le cabinet de conseil en data Invenis.

S'EMPARER DES DONNÉES POUR AMÉLIORER LES POLITIQUES PUBLIQUES

58% des sondés disent analyser leurs données en vue d’améliorer les politiques publiques. Une tendance encore plus affirmée dans les administrations locales que dans les administrations centrales (64% contre 56%). Arrivent bien plus loin la volonté d’innovation dans les administrations (24%) et de transparence avec les citoyens (18%).

RÉORGANISER LES ADMINISTRATIONS POUR VALORISER LA DATA

Pour 67% des répondants, l’amélioration de l’organisation interne des administrations est le grand enjeu des 12 prochains mois en matière de valorisation des données. Au sein des administrations locales, ce chiffre passe à 74% pour les administrations locales, contre 68% pour les administrations centrales. Plus loin, on retrouve l’investissement (18%) et l’adoption de nouvelles technologies telles que l’IA et le Big Data (15%). Ici encore, une décomposition plus fine selon le type d’administration est intéressante : les nouvelles technologies préoccupent davantage les administrations centrales que locales (17% contre 9%), ces dernières accordant plus d’importance à l’investissement (17% contre 15%).

PLUS DE 9 ADMINISTRATIONS SUR 10 SE SENTENT INSUFFISAMMENT MATURES

Très majoritairement, les administrations ne se considèrent pas comme suffisamment mûres dans le domaine de l’analyse des données. Si 7% d’entre elles se perçoivent matures, 93% se jugent peu/pas matures (58%) ou seulement en phase de maturité (35%). L’étude fait cependant apparaître d’importantes disparités selon le type d’administration. 63% des infrastructures centrales se pensent matures contre seulement 26% des administrations locales. Autrement dit, les 3/4 des services locaux s’estiment en retard pour ce qui à trait à l’usage de la donnée.

LE MANQUE DE COMPÉTENCES ET OUTILS, PROBLÉMATIQUE N°1 DES ADMINISTRATIONS

Pour 54% des personnes interrogées, le manque de compétences et d’outils est le principal frein dans le traitement des données publiques. Sont également pointés le volume grandissant des données à traiter (16% également), la difficulté à définir un usage précis de l’exploitation des données (15%) ou encore l’inadaptation des organisations/infrastructures IT (15% encore).

LA CRISE DE LA COVID-19 : ENTRE ACCÉLÉRATEUR ET FREIN

Fait notable, plus de la moitié (52%) des sondés estiment que la crise sanitaire a accéléré les projets de traitement de la donnée au sein des administrations, tandis qu’à l’inverse, un peu moins d’une autre moitié (48%) juge qu’elle les a retardés ou stoppés. Là encore, des différences se font jour entre administrations centrales et locales. 56% des membres des infrastructures centrales jugent que la crise a boosté le traitement de la donnée contre 46% des membres des administrations locales, ce qui laisse à penser que les premières ont davantage été dopées par la crise en ce domaine.

LA CIRCULAIRE CASTEX : DES RÉSULTATS MITIGÉS

La circulaire de Jean Castex invitant à la circulation des données entre les différents services étatiques semble n’avoir eu qu’un impact mesuré au sein des administrations. Ainsi, 66% des sondés affirment que la circulaire n’a pas eu de répercussions immédiates, contre 34% qui pensent au contraire qu’elle a accentuée les efforts déjà entrepris (26%) ou permis d’entamer un plan d’action (8%). Toutefois, l’impact de la circulaire semble être grandement fonction de la catégorie de l’administration : si 49% des administrations centrales estiment qu’elle n’a pas eu d’effet immédiat, ce chiffre atteint les 75% du côté des administrations locales. Pour satisfaire à la feuille de route fixée par la circulaire Castex, et plus globalement aux problématiques de la donnée qui touchent l’ensemble du secteur public, seuls 37% des sondés ont déclaré pouvoir compter sur un pôle d’expertise data au sein de leur équipe et 6 autres % faire appel à un pôle d’expertise externe. Les 57% restants disent ne disposer d’aucun pôle, qu’il soit interne ou externe. Une fois encore, les disparités entre administrations centrales et locales sont flagrantes : 53% des services centraux indiquent ne pas bénéficier d’un pôle d’expert contre 69% dans les services locaux.

 

 

Paroles de maires

RCL
Question :
Un maire, donc OPJ, peut-il l’être en dehors de sa commune ?
Réponses :
Non, il est élu OPJ sur sa commune.
Tous les pouvoirs du Maire en tant que représentant de l'Etat ne lui sont octroyés que sur son territoire.
Non uniquement dans la commune où il est élu maire.

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