L’agence nationale du sport veut développer les pratiques sportives dans les territoires

Lundi 12 décembre, l'Agence nationale du Sport a officialisé son nouveau programme "Impulsion Sport" pour soutenir les projets favorisant l’accès au sport.

Augmenter le nombre de pratiquants de 3 millions de personnes à l’horizon 2024, tel est l’objectif de l’Agence. « Notre ambition est de mettre en place une politique sportive nationale ambitieuse, concertée et suffisamment participative pour embarquer l’ensemble des acteurs du sport français. Pour atteindre ce but, l’État, le mouvement sportif, les collectivités et le monde économique forment de précieux partenaires. L’accueil des Jeux en 2024 nous offre une formidable opportunité de mettre le sport au cœur de notre société » affirme Frédéric Sanaur, son directeur général. C’est dans cette perspective que l’Agence nationale du sport mène des actions pour consolider la pratique et la déployer partout en France, avec la logique de corriger les inégalités sociales et territoriales en matière d’accès aux pratiques et aux équipements sportifs, et lance pour 2023  le programme "Impulsion Sport", officialisé le 12 décembre dernier par la remise des premiers trophées valorisant des actions exemplaires en faveur du développement des pratiques. "Si l'Agence a lancé il y a plusieurs mois le programme 'Ambition Bleue' avec la perspective de réussir pleinement les JOP de Paris 2024, elle a également souhaité construire un programme sur la reprise et le développement des pratiques sportives, afin de mieux faire connaitre la pratique quotidienne du sport pour chacun, dans les clubs, dans les fédérations, et dans les collectivités. Le nouveau programme Impulsion Sport répond pleinement à cet objectif » a déclaré Michel Cadot, Président de l'Agence nationale du Sport.

Tony Estanguet : « l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques constitue une opportunité pour délivrer un héritage durable partout en France ».

Invité au congrès par l’association des maires de France, Tony Estanguet, président du Comité d’Organisation des JOP2024 a rappelé aux élus locaux l’importance de leur engagement présent et futur autour des jeux. Il en est persuadé, le sport peut tout changer.

 

A quelque 600 jours de la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, ce sont plus de 3000 territoires qui sont à présent labellisés Terre de jeux 2024 s’est félicité le Président du Comité d’Organisation des Jeux de 2024 qui a tenu à rappeler ce jeudi 24 novembre devant un auditoire composé d’élus locaux les enjeux de cet événement mondial pour la France mais aussi pour ses territoires. « Marseille, Châteauroux, Lille, Bordeaux, Saint-Etienne, Lyon, Nantes… sont des villes qui organiseront elles aussi des compétitions. Il est important de montrer que tous les territoires peuvent se mobiliser et jusqu’à Tahiti pour les compétitions de surf » a-t-il déclaré. Et de poursuivre : « Au-delà de la célébration des jeux, il était important de montrer qu’il est possible de combiner l’exceptionnel avec l’exemplaire et le durable. Et aussi montrer qu’il est possible de réaliser des jeux olympiques et paralympiques en réduisant de moitié les émissions de carbone par rapport aux éditions passées. C’est notre défi à tous grâce à 95% d’infrastructures déjà existantes, grâce à des transports en commun, grâce à une restauration durable. C’est aussi développer la place du sport, vous êtes au cœur de cette activité pour développer les associations sportives pour faire faire du sport à des millions de Français. Utilisons la médiatisation des jeux pour mieux lutter contre la sédentarité pour faire en sorte que cette génération 2024 ait encore plus accès au sport.» Son souhait serait que les collectivités se saisissent de l’opportunité historique que constitue l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques pour délivrer un héritage durable partout en France. Ce sera notamment le cas pour le village des athlètes où des miliers de logements seront laissés en héritage au département de la Seine Saint-Denis. Le centre aquatique olympique, une des seules infrastructures sportives construite pour l'accueil des JO sera lui aussi laissé en héritage à ce territoire en manque d’équipements sportifs tout comme la passerelle en cours de construction qui reliera la ville de Saint-Denis avec celle de l’Ile-Saint-Denis.

Sobriété énergétique : le monde du sport doit faire des efforts

Le plan de sobriété énergétique du sport présenté le 13 octobre 2022 et co-construit avec plus de 50 acteurs et représentant plus de 300 000 structures vise un objectif précis : réduire de 10% les consommations d’énergie d’ici 2024, et de 40% d’ici 2050.

Ce sont 40 mesures que les principaux acteurs du sport, dont les collectivités locales, devront mettre en œuvre à court, moyen et long termes pour que le secteur du sport contribue lui aussi à cette démarche collective de réduction des consommations d’énergie. Pour Amélie Oudéa-Castéra, ministre des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques, « ce plan s’inscrit plus largement dans une contribution à la transition écologique qui aura d’autres volets (écoresponsabilité, adaptation au réchauffement climatique) et traduit la volonté du monde du sport de s’engager dans une démarche ambitieuse, responsable et concrète, par laquelle il prend toute sa part dans la réponse aux grands défis environnementaux de notre siècle. »

Le chauffage, parce qu’il représente 43% de la consommation énergétique du secteur, constitue le premier axe de ce plan. Les acteurs s’engagent à la diminution d’au moins 2°C de la température des gymnases et salles de sport privées ainsi qu’à une diminution du chauffage au sol des pelouses de football professionnel. Tous les acteurs s’engagent également à une utilisation optimisée de la climatisation, limitée à 26°C.

Différentes mesures liées à l’éclairage, poste de dépense énergétique représentant 18 % de la consommation énergétique du secteur, ont également été adoptées : réduction de près de 50% des éclairages des avant-matchs et après-matchs pour les rencontres professionnelles en journée, et de 30% en nocturne, et incitation au déploiement de l’éclairage LED dans les différents équipements sportifs. Une adaptation de l’éclairage en fonction du niveau de pratique et des heures de la journée sera également mise en œuvre.

En matière d’usage des équipements, le secteur s’engage à réduire la consommation d’eau chaude dans les vestiaires ou encore à désactiver les appareils électriques et électroniques pour éviter le gaspillage énergétique. La luminothérapie des pelouses de football sera également réduite de 10% dès cet hiver. Par ailleurs, une attention particulière sera portée à l’efficacité énergétique des équipements sportifs à travers un soutien financier aux travaux d’isolation thermique des bâtiments ou encore par le développement des contrats de performance énergétique.

Optimiser les déplacements dans le cadre des rencontres sportives

En matière de mobilité, levier majeur pour agir sur l’empreinte carbone, les acteurs du sport ont adopté plusieurs mesures innovantes : expérimentation, en lien avec les collectivités territoriales, de la gratuité des transports en commun pour les porteurs de billets le jour des événements sportifs ; développement de la marche grâce au design actif ; densification des stationnements sécurisés pour les vélos. Les acteurs du sport s’engagent également dans une démarche structurante s’agissant du format des compétitions pour optimiser les déplacements dans le cadre des rencontres sportives, grâce au logiciel OPTIMOUV’ pour le sport amateur, d’une part, et, d’autre part, grâce à la mise en place d’un groupe de travail sur les déplacements des clubs professionnels qui rassemblera les acteurs du sport professionnel et les opérateurs de transport, coordonné par le ministère des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques, en lien avec les autres ministères. Ce groupe de travail fera, d’ici avril 2023, des propositions de solutions concrètes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Communiquer sur les écogestes

Sur le plan de l’accompagnement et de la formation, le plan de sobriété énergétique prévoit un volet ambitieux avec notamment le renforcement des écolabels, la désignation de référents énergie au sein des 109 fédérations ou la mise à disposition gratuite d’un nouveau module de sensibilisation en ligne à la transition énergétique.

En matière de communication, les acteurs du sport mettront à disposition leurs supports pour relayer la communication gouvernementale sur les écogestes. De plus, une action spécifique sera mise en œuvre par le ministère des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques pour lancer une campagne intitulée « se dépenser plus pour dépenser moins ».

Concernant les piscines, le plan adopte une vision combinant une approche nationale (baisse de la température de l’eau d’au moins 1°C dans l’ensemble des piscines du territoire) et une coordination à l’échelle locale, en lien notamment avec les Agences régionales de santé. Le volet investissement du plan d’aisance aquatique de l’Agence nationale du sport permettra également de financer la modernisation et la rénovation énergétique des piscines.

Cette dynamique de transition du sport sera particulièrement illustrée lors des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024, qui seront les plus écologiques de l’histoire.

Enfin, l’ensemble des acteurs du sport s’engagent, en cas de déclenchement du signal Ecowatt rouge, à prendre une série de mesures concrètes et pré-déterminées de limitation de la consommation d’électricité pour réduire les tensions sur les réseaux et les infrastructures d’énergie à l’échelle nationale.

 

 

La Fédération française de Football va financer 200 terrains et 400 emplois d’ici 2024

120 terrains de futsal extérieur dans les quartiers populaires de la politique de la ville et 80 terrains de Foot5 en territoires ruraux seront ainsi construits sur la période 2022-2024. La FFF les co-financera à hauteur de 4,2 millions d’euros dans le cadre du Fonds d’Aide au Football Amateur (FAFA), un dispositif destiné aux acteurs locaux (villes, direction des sports, établissements scolaires, clubs, associations…). Elle a par ailleurs souhaité dans le cadre de ce plan, créer 400 postes d’animateurs diplômés pour gérer et animer ces nouveaux terrains de jeu «  L’Agence Nationale du Sport financera à 50% ces emplois pendant 3 ans tandis que la fédération s'engage à les former» précise Vincent Nolorgues, président de la Ligue du Football Amateur. Les enjeux sont nombreux autour de ces nouvelles pratiques du football, explique le président : «  Aujourd’hui, le futsal est très apprécié dans les quartiers politique de la ville et nous constatons un véritable impact social sur les populations de ces quartiers. La situation est différente dans les territoires ruraux où les terrains de foot5 s’adressent davantage à une population plus âgée qui aspire à une pratique du sport réduite, comme le foot en marchant. On peut y jouer en mixité et facilement accueillir des personnes en situation de handicap. C’est un moyen également de garder une activité au sein des clubs mais aussi une très bonne entrée pour que les jeunes filles se mettent au football. Ces équipements sont une opportunité de développement des activités et d'attraction pour les clubs de football ».

Les dossiers de demande de financement devront être déposés à l’ANS et à la FFF (FAFA).

 

 

Les départements renouvellent leur partenariat avec Le Tour de France

Partenaire institutionnel du Tour de France depuis 2006, Départements de France a renouvelé le 15 juin sa convention de partenariat avec A.S.O., société organisatrice du Tour de France, pour les éditions 2022, 2023 et 2024.

Coordonner l’action départementale en amont de l’épreuve mais aussi prévoir une présence sur l’intégralité des étapes afin d’assurer la qualité et la sécurité des routes du parcours, c’est le rôle des départements tout au long de cette course mythique qui sillonne près de 3 500 kilomètres et emprunte 97% de routes départementales. « Le Tour, c’est une plongée dans une France où chaque département, chaque ville, chaque village compte ; une France des réalités et de la proximité. Le partenariat historique entre Départements de France et A.S.O, croise utilement les compétences départementales des routes, avec les exploits sportifs de la Grande Boucle. Derrière chaque étape du Tour, nos agents départementaux préparent, aménagent et sécurisent le parcours, pour permettre aux coureurs, et coureuses, de déployer sereinement, tous leurs talents. Car cette année les Départements, acteurs incontournables des solidarités territoriales, ont encouragé et soutenu l’organisation de la première édition du Tour de France Femmes. Après douze ans d’absence, l’épreuve cycliste féminine revient donc dans l’Hexagone ! » s’est réjoui François Sauvadet, Président de Départements de France. Depuis l’annonce du parcours en octobre dernier, près de 3 000 agents départementaux sont mobilisés pour s’assurer du bon état des routes et prévoir les travaux nécessaires. Un engagement qui se poursuit jusqu’au jour J grâce au relai effectué par l’équipe Départements de France, un dispositif 11 agents techniques, facilement repérables dans leurs véhicules jaune fluo. Présents sur les 21 étapes, ils installent près de 5 500 panneaux de signalétique de course, sécurisent la chaussée et font intervenir dès que besoin le fameux « Gros Léon » des Vosges, ce camion qui balaie les gravillons et arrose la route les jours de fortes chaleurs. Le Tour de France est une occasion unique pour les Départements de valoriser leurs territoires et de promouvoir des politiques départementales parfois méconnues telles que les savoir-faire locaux, la gastronomie, les événements culturels et sportifs.

150 M€ de crédits bonifiés pour les infrastructures sportives des collectivités locales

Cette enveloppe proposée par Les Banques du groupe BPCE avec la Banque européenne d’investissement (BEI) vise à proposer aux collectivités locales et établissements publics en France des financements à taux bonifiés relatifs à la rénovation ou à l’extension d’infrastructures sportives.

C’est aux communes, départements et régions, propriétaires de 83% des 318 000 équipements sportifs recensés en France, 73% pour les seules communes, que sont destinés ces nouvelles opportunités de financement proposées par Les Banques Populaires, les Caisses d’Epargne et le Crédit Coopératif.« Un grand nombre d'infrastructures sportives sont très vieillissantes et énergivores. Cela coûte très cher aux différentes collectivités. Notre ambition avec cette enveloppe c'est de pouvoir proposer des financements à taux privilégiés pour les collectivités afin qu'elles puissent rénover leurs infrastructures » a expliqué Sophie Debon, directrice Produits et Solutions Banque de Proximité et Assurances - Groupe BPCE, lors de la conférence de presse de présentation de la 3e étude sur l'économie du sport intitulée « Les collectivités locales, premiers financeurs du sport en France ». Cette enveloppe financera des projets entre 40.000 et 25 millions d'euros afin que le type de projets éligibles au financement soit le plus large possible. Il comprend, par exemple, des salles multisports et gymnases, des complexes aquatiques, des terrains d'entraînement de sports collectifs, des pistes d'athlétisme ou encore des équipements permettant l'accessibilité des sites sportifs par les transports publics et les transports non motorisés (stations de transports publics, garages à vélos, pistes cyclables situés sur les sites sportifs ou clairement reliés à ceux-ci, etc.).« Au moins un quart de l'enveloppe sera réservée à des projets en faveur de la transition énergétique, que ce soit pour produire de l'énergie verte à partir des à partir des infrastructures ou pour améliorer la consommation énergétique de ces infrastructures » a précisé Sophie Debon, soit des projets de rénovation énergétique des bâtiments existants, de production d’énergie renouvelable liée aux bâtiments ou de développement d’infrastructures de transport bas-carbone. Les banques du Groupe BPCE espèrent ainsi impulser la rénovation des infrastructures sportives et contribuer à l’héritage social et environnemental des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024.

Le financement du sport, un effort avant tout porté par les communes

Selon l’étude de BPCE L’Observatoire dévoilée le mercredi 30 mars et dédiée à l’étude du financement du sport par les collectivités territoriales, ces dernières apparaissent comme le premier financeur public du sport en France. En effet, si l’ensemble du soutien public peut être évalué à 20 Md€, la contribution émanant des budgets locaux est de l’ordre de 60% et s’élève à environ 12,5 Md€ chaque année, dont 8 milliards d’euros environ portés par les communes, leur deuxième poste de dépense après l’enseignement. « L’étude met en évidence la place tout à fait décisive des communes comme acteur de proximité sur le financement du sport. Elles agissent de façon assez large sur le sport à travers la construction, la gestion et la mise à disposition d'équipements mais aussi dans la relation au monde scolaire, l'organisation de manifestations sportives et dans les subventions aux aux associations aux clubs sportifs » analyse Alain Tourdjman, directeur des Etudes et Prospective du Groupe BPCE. Toutefois, leur implication est également indirecte puisque l’intercommunalité alloue 3,1 Md€ au sport, le plus souvent en complément de l’action des municipalités. En prenant en charge les équipements les plus onéreux comme les piscines ou en intervenant pour le compte des petites communes, elles permettent d’accéder à une qualité d’équipements et à des moyens qui rééquilibrent la dépense sportive par habitant entre les zones denses, souvent plus riches, et les zones peu peuplées. Quant à l’action des départements et des régions, dont l’effort cumulé atteint 1,4 Md€, elle est davantage orientée vers les équipements sportifs scolaires du second degré, le subventionnement d’équipements de grande capacité et le soutien au sport de haut niveau.

Six villes-pilotes adoptent le design actif pour faire bouger plus leurs habitants

Ces six “territoires-pilotes du design actif” et membres du programme Action cœur de ville serviront de laboratoires pour transformer l’espace public par le sport et inciter les Français à pratiquer davantage d’activité physique et sportive. Ce sera l’occasion également pour ces villes de consolider leur développement en construisant une nouvelle attractivité de leur centre-ville.

Le sport comme vecteur de transformation de l’espace public afin de faire bouger des Français toujours plus sédentaires, c’est l’ambition que nourrissent ensemble l’Agence nationale de cohésion des territoires et le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques Paris 2024 à travers le développement du design actif dans les collectivités labellisées “Terre de Jeux 2024”. « Ce partenariat signé entre l’ANCT et Paris 2024 a pour objectif de faire des villes « Action cœur de ville » volontaires des démonstratrices du réaménagement de l’espace urbain en y incluant ce concept de design actif pour répondre au problème de sédentarité de nos concitoyens. Les mobilités actives, les circulations actives ou le vélo ne sont pas suffisamment présents dans nos villes. Nous devons développer la libre et ludique activité physique en ville, explique Rollon Mouchel-Blaisot, préfet, directeur du programme Action cœur de ville, cette politique publique de l’Etat lancée fin 2018 afin de soutenir le développement et l’attractivité des villes moyennes. Au moment où elles engagent des réflexions et des moyens pour requalifier leur espace public, pour repenser l’ensemble des fonctionnalités de leur ville, des circulations, pour accueillir des nouvelles, le concept de design actif est très pertinent. De plus, nous sommes dans une stratégie de construire un héritage durable qui sera présent avec les JOP2024 et qui continuera de se développer après les Jeux ».

Un enjeu de santé publique

Le design actif est un concept novateur d’aménagement de l’espace public et des bâtiments afin d’inciter l’activité physique ou sportive, de manière libre et spontanée, pour toutes et tous. « Il répond à ce problème de sédentarité parce qu’il couvre l’espace public, parce qu’il est intergénérationnel et va permettre d’imaginer les villes sportives de demain » complète Romain Lachens, directeur de l’engagement paris 2024. Selon la dernière publication de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (ANSES, février 2022), 95% de la population est exposée à un risque de détérioration de la santé par manque d’activité physique. Un chiffre qui vient confirmer une tendance déjà très marquée : un adulte sur deux et un enfant sur cinq sont aujourd’hui en surpoids.

Les villes pilotes

Bourges (18), Châtellerault (86), Limoges (87), Plaine Commune (93), Saint-Dizier (52) et Saint-Omer (62), tous labellisés Terre de Jeux 2024, seront les premiers territoires à expérimenter le design actif avant son extension à 50 villes supplémentaires du réseau en 2022, puis 50 autres villes en 2023. Ils bénéficieront d'un accompagnement  en ingénierie sur mesure pour lancer le dispositif. « C’est une belle opportunité, un beau challenge, a déclaré Jean-Pierre Abelin, le maire de Chatellerault. Ce programme nous donne une agilité supplémentaire pour faire du sport en s'amusant. Le design actif va nous permettre d’innover ». La municipalité réfléchit à l’aménagement d’un parcours d’est en ouest de la ville pour relier la gare, la ville, la rivière (la Vienne) et l’ancienne manufacture d’armes. Le territoire de Plaine Commune, qui rassemble 9 communes de Seine-Saint-Denis (400.000 hab) et où 15% des enfants ne pratiquent aucune activité sportive, veut lui penser un urbanisme plus favorable à l’activité physique. « Nous avons élaboré une trame sportive dont la première déclinaison sera le parcours de la boucle olympique qui va relier les principaux sites olympiques et paralympiques du territoire de Plaine Commune. Seront reliés non seulement des sites emblématiques des jeux mais aussi des espaces publics qui pourront accueillir des aménagements de design actif » détaille Mathieu Hanotin, le président de Plaine Commune. D’ores et déjà 22 lieux ou espaces publics ont été identifiés pour accueillir des stations actives. « Cette boucle présente une caractéristique particulière: elle se situe dans un secteur d’intenses projets urbains et de construction d’infrastructures majeures » ajoute le président. La priorité de Quentin Brière, maire de Saint-Dizier, sera de faire en sorte que le design actif devienne un véritable outil de transformation de la ville. « Il faut se poser la question de la finalité de ce design actif : il doit permettre d’humaniser les espaces publics pour qu’ils deviennent des lieux de rencontre et de valorisation du patrimoine en reliant entre eux les différents lieux de la ville et en incluant dans la boucle les entrepreneurs locaux. Connue pour ses fonderies, Saint-Dizier a été l’atelier du Paris de la belle époque et l’activité continue grâce à des entreprises comme GHM. On ne peut imaginer le design actif sans ces entreprises ». La ville vient de lancer une grande consultation pour désigner un assistant à maîtrise d'ouvrage (AMO), qui aux côtés des designers et des urbanistes orchestrera cette transformation urbaine.

Le 1er juin prochain, dans le cadre de la biennale internationale Design  Saint-Etienne (6 avril-31 juillet 2022), se tiendra la première rencontre nationale du design actif, un moment d'échange et d’illustration pour l'ensemble des territoires Terre intéressés par cette par cette problématique. Le premier guide du design actif est quant à lui disponible sur le site de l’Agence nationale de la Cohésion des territoires.

66 nouvelles villes « actives et sportives »

Cette année, 66 nouvelles villes lauréates rejoignent les 374 villes déjà récompensées lors des millésimes précédents du label « ville active et sportive », une distinction accordée aux communes qui développent des politiques volontaristes pour promouvoir l’activité physique, sportive et ludique, sous toutes ses formes, et accessible au plus grand nombre. Au total, ce sont 440 villes labellisées en métropole et outre-mer. A la lecture des 66 dossiers de villes labellisées, les 14 membres du jury ont souligné des orientations particulières retenues par les communes, notamment les événements de promotion autour du sport-santé, du sport féminin, du sport-handicap ainsi que des activités sportives de proximité et en faveur du développement des mobilités actives. « Dans ces temps difficiles, et plus que jamais, nous avons besoin de la mobilisation des collectivités, des maires, des élus qui oeuvrent au quotidien pour rendre le sport accessible aux Français, a déclaré Roxana Maracineanu, ministre déléguée chargée des Sports a déclaré, remerciant et félicitant les communes lauréates. Alors mesdames et messieurs les élus, sollicitez et continuez à soutenir les associations sportives, les éducateurs sportifs, ouvrez vos équipements pour les publics autorisés et demain pour tous ».

JO 2024 : les collectivités prêtes à accueillir les athlètes internationaux

Au terme d’une procédure rigoureuse à laquelle un grand nombre d’acteurs* ont été associés, 619 équipements sportifs ont sélectionnés pour accueillir les athlètes internationaux et leurs délégations dans le cadre de la préparation au jeux olympiques et paralympiques 2024. Devenir Centre de Préparation aux Jeux (CPJ) permet d’être référencé dans un catalogue qui sera mis à la disposition des 206 Comités Nationaux Olympiques et 182 Comités Nationaux Paralympiques, dans le courant du premier trimestre de 2021. Les comités feront leur choix parmi cette sélection et enverront leurs équipes dans les centres les plus adaptés à leurs besoins.« Pour nos territoires, qui y trouvent une opportunité unique de rayonnement et de mobilisation de leurs populations, les CPJ sont une occasion supplémentaire de rappeler la dimension nationale des Jeux de Paris 2024 » a déclaré Tony Estanguet, président de Paris 2024. Le ministère des sports et l’Agence nationale du Sport consacreront 20M€ au financement de ces centres de préparation aux Jeux, afin de procéder à des travaux qui permettront de recevoir les délégations sportives françaises et étrangères dans des conditions d’accueil optimales.

* Etat, CNOSF, CPSF, fédérations olympiques et paralympiques nationales, collectivités territoriales, Agence nationale du sport, Territoires unis)

Un deuxième appel à projets pour les Maisons sport-santé

Initié l’an passé dans le cadre de la stratégie nationale sport santé, l’appel à projets pour la reconnaissance des Maisons sport-santé est reconduit en 2020. La première phase en septembre 2019 avait notamment permis le référencement de 138 de ces établissements sur le territoire, destinés notamment à des personnes en bonne santé souhaitant pratiquer une activité physique et sportive, avec un accompagnement spécifique, ainsi qu’à des personnes souffrant de maladies chroniques ou d’affectations de longue durée. Le ministère des Sports vient de publier le cahier des charges du deuxième appel à projets, ouvert jusqu’au 17 juillet 2020, qui permettra d’identifier de nouvelles structures et ainsi répondre à l’engagement présidentiel de création de 500 maisons Sport-Santé d’ici 2022.

La liste des premières maisons sport-santé enfin dévoilée

Le ministère des Sports et le ministère des Solidarités et de la Santé ont dévoilé le 14 janvier 2020, la liste des 138 premières Maisons Sport Santé certifiées, mises en place dans le cadre de la Stratégie Nationale Sport Santé. Ces structures réunissent des professionnels de la santé et du sport pour accueillir et accompagner des personnes souhaitant débuter ou reprendre une activité physique et sportive à des fins de santé et de bien-être. Sur prescription médicale ou non. « Les Maisons Sport-Santé participeront ainsi à la lutte contre la sédentarité et la prévention des maladies chroniques associées » a indiqué Roxana Maracineanu ministre des sports. D’ici à 2022, 500 maisons sport-santé seront installées sur tout le territoire français, avec priorité donnée aux quartiers prioritaires de la politique de la ville.

Terre de jeux 2024 : une première vague de labellisation des départements

24 Président(e)s et élu(e)s de Départements étaient réunis le 21 novembre à Paris, aux côtés de Tony Estanguet, Président du Comité d’Organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 (COJO), pour signer les conventions « Terre de Jeux 2024 »,officialisant l’implication des Départements pour faire des Jeux de 2024 ceux de la France et de tous les territoires. Pour Dominique BUSSEREAU, Président de l’ADF et Président de la Charente-Maritime labellisée à cette occasion, « cette mobilisation d’envergure vient inscrire les Départements dans une dynamique collective. Elle constitue une formidable opportunité de promouvoir nos actions en faveur du sport, du handicap, dans les collèges, à tous les âges de la vie, de réunir nos citoyens et de leur faire vivre des émotions ». Plus de 60 Départements ont d’ores-et-déjà candidaté sur la plateforme Terre de Jeux, dont certains se sont également positionnés pour accueillir les délégations du monde entier en tant que Centre de Préparation aux Jeux. Une nouvelle vague de labellisation aura lieu en janvier.

Premiers Départements labellisés :
Aube, Calvados, Charente-Maritime, Côte d’Or, Doubs, Drôme, Eure, Gers, Indre, Indre-et-Loire, Loiret, Lozère, Mayenne, Moselle, Oise, Pas-de-Calais, Saône-et-Loire, Haute-Savoie, Seine-et- Marne, Deux-Sèvres, Tarn, Vienne, Yonne et Val d’Oise.

Sport : 1 M € pour l’apprentissage de la natation en 2019

Moins de deux mois après l’assemblée générale constitutive qui a scellé la création de l’Agence nationale du sport sous la forme d’un groupement d’intérêt public, le nouveau conseil d’administration vient d’annoncer une enveloppe d’un montant de 1 million d’euros qui sera consacré en 2019 au soutien à l’apprentissage de la natation et de l’aisance aquatique dans le cadre du Plan « Aisance Aquatique » initié par le ministère des Sports. Dans ce cadre, il sera proposé un appel à projets comportant deux volets : un volet « formation » pour déployer une action de formation d’instructeurs qui seront labélisés aisance aquatique, et un volet « territoire » à destination des territoires et des associations volontaires afin d’expérimenter les apprentissages massés à destination d’enfants âgés de 3 à 5 ans. Cette enveloppe fait écho aux 14M€ votés lors du premier CA de l’Agence pour favoriser la construction et la rénovation d’équipements aquatiques. Par ailleurs, l’Agence nationale du Sport lancera en 2019 un appel à projets doté d’une enveloppe de 2 M€ à destination des acteurs socio-sportifs pour mettre en œuvre des projets innovants. 7 M€ par an seront également réservés aux territoires ultramarins dans le cadre des Contrats de Convergence et de Transformation (2019-2022) qui permettront de financer des projets de construction ou de rénovation structurante d’équipements sportifs ainsi que l’acquisition de matériels lourds destinés à la pratique sportive en Outre-mer mais aussi en Corse.

L’agence Nationale du Sport est née

« Je suis enthousiaste de voir naître aujourd’hui l’Agence nationale du Sport qui est le fruit de longs mois de travaux et de concertation pour imaginer le modèle sportif de demain » a déclaré Roxana Maracineanu, la ministre des Sports à l’occasion de la création, le 24 avril, de la nouvelle instance rattachée au ministère des Sports. L’Agence nationale du Sport assurera deux missions principales : la haute performance et le développement des pratiques dans une seule et même structure. Elle agira au plus près des collectivités et territoires carencés en matière de politique sportive notamment pour l’emploi et pour la construction d’équipements sportifs. Elle soutiendra également les fédérations via le projet sportif fédéral et reprend, à ce titre, les missions jusqu’alors dévolues au Centre National pour le Développement du Sport (CNDS) qui de fait est dissous.

Pour la gouvernance, ce sont ses membres fondateurs - Etat, mouvement sportif, collectivités et monde économique - qui décideront conjointement des orientations et des règlements d’intervention. « L’agence représente des entités très autonomes et mon rôle sera de veiller à l’équilibre de l’ensemble » a déclaré Jean Castex, Délégué Interministériel aux Jeux Olympiques et Paralympiques, qui a été nommé président de l’Agence.

160 millions d’euros pour le sport dans les territoires en 2019

C’est le montant qui a été voté mardi 19 février 2019 à l’occasion du dernier conseil d’administration du Centre National de Développement du Sport (CNDS) avant son transfert au sein de la nouvelle Agence Nationale du Sport. Ainsi, l’intégralité des emplois financés par le CNDS en 2018, soit 5070 emplois, est reconduite en 2019 pour un budget de 55 millions d’euros. Ces emplois permettront notamment de soutenir le maintien de 1.000 éducateurs sportifs dans les Quartiers Prioritaires de la Ville. Le conseil d’administration a validé un budget de relance du programme Equipements d’un montant de 32 millions d’euros qui permettra d’accompagner la rénovation et la construction d’équipements sportifs, en priorité sur les territoires carencés et ruraux. Ce budget prévoit une ligne spécifique de 7 millions d’euros pour les équipements sportifs ultramarins et corses ainsi qu’une enveloppe de 2 millions d’euros pour la mise en accessibilité des équipements sportifs au bénéfice des personnes en situation de handicap. Quant à l’aide directe aux clubs, ligues et associations, le budget 2019 valorise pour la première fois la démarche d’autonomisation des Fédérations en capacité de présenter un Projet Sportif Fédéral (ou Plan de développement) opérationnel dès mars 2019. Ainsi, 33, 1 millions d’euros seront réservés aux clubs et structures déconcentrées affiliées à une fédération déjà dotée d’un Projet Sportif Fédéral.

Lancement du Baromètre national des pratiques sportives

Afin de disposer d’informations précises pour suivre l’évolution des pratiques sportives de nos concitoyens et appréhender leurs motivations comme les freins à cette pratique, le ministère des Sports  s’est associé à l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP) afin de mettre en place un Baromètre national des pratiques sportives qui fera référence en la matière. Réalisé pour la première fois en 2018 en collaboration avec le CRÉDOC, ce nouvel outil de monitoring sera reconduit tous les deux ans. Il permettra d’apporter des éléments pour guider et évaluer les politiques publiques menées dans ce domaine.

Les résultats d'une enquête inédite menée entre le 19 juin et le 5 juillet 2018 et révélés mi-janvier par la ministre des Sports, Roxana Maracineanu, démontrent notamment que les Français font preuve d’un goût assez prononcé pour les activités physiques et sportives. 66 % des Français de plus de 15 ans (soit un peu plus de 36 millions) ont ainsi eu une pratique sportive au cours des 12 derniers mois. Une majorité est engagée dans une pratique sportive amateur régulière et autonome. Les données confortent également le sentiment que la pratique est inégale selon les populations. Les plus âgés, les peu diplômés, les bas revenus, les personnes résidant hors des grandes agglomérations et dans une moindre mesure les femmes ont moins souvent une pratique sportive.