Régions de France et la Gendarmerie Nationale veulent coopérer en matière de cybersécurité

Alors que la France est aujourd’hui le 4e pays le plus visé par la cybercriminalité, les régions, pilotes du développement économique sur les territoires, s’engagent avec la Gendarmerie Nationale à renforcer sur leurs territoires les moyens d’action permettant de faire face à la menace cyber. A l’occasion du 18ème congrès de Régions de France organisé à Vichy les 15 et 16 septembre 2022, ils ont signé une convention de coopération.

Entreprises, administrations, collectivités, établissements publics, particuliers… tous les acteurs des écosystèmes régionaux sont aujourd’hui visés par cette menace multiforme qui ne faiblit pas. Et selon Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), la sophistication grandissante des cyberattaques observées sur le territoire national engendre des conséquences de plus en plus complexes et critiques. Pour Carole DELGA, Présidente de Régions de France, « face à la multiplicité des risques que représente la cybercriminalité, ce partenariat engagé avec la gendarmerie nationale doit ainsi permettre de renforcer nos moyens d’anticipation et de réaction en région, en lien avec les nouveaux CSIRT (Centre de réponse aux incidents cyber) en cours de déploiement ». Trois axes prioritaires de coopération sont actés à travers ce partenariat qui permettra la mise en réseau des acteurs sur les territoires, le développement des formations et des compétences, ainsi que la coordination opérationnelle des interventions dans un souci d’articulation efficace entre appui technique et réponse judiciaire. « Le renforcement de la coopération avec les collectivités territoriales est pour la Gendarmerie Nationale une étape clé dans la construction d’une stratégie de cybersécurité » affirme Olivier KIM, Général de corps d'armée et Directeur des opérations et de l'emploi de la Gendarmerie Nationale.

Les régions relèvent les défis de la rentrée 2022

Transport scolaire, pouvoir d’achat, tarification des cantines, formation professionnelle, orientation… Les régions françaises abordent cette rentrée scolaire 2022 avec beaucoup de détermination.

Dans un contexte économique et social extrêmement sensible, le changement climatique, l’inflation, la flambée du prix de l’énergie ou encore les pénuries de compétences comptent parmi les grands défis que les exécutifs régionaux vont devoir relever. A commencer par l’enjeu du pouvoir d’achat. Les régions renforcent leurs aides individuelles et collectives dans la limite de leurs marges de manœuvre financières afin de contenir le plus possible le coût de la rentrée pour les familles. « L’essentiel du soutien au pouvoir d’achat des familles dans les lycées est porté par les politiques des régions à travers les différentes mesures de gratuité et de soutien à l’acquisition des manuels scolaires, qui même dans une période difficile pour les budgets des régions sont maintenue » a expliqué François Bonneau, Président de la commission Éducation, orientation, formation et emploi de Régions de France, Président de la Région Centre-Val-de-Loire, lors de la conférence de presse de rentrée qui s’est tenue le 31 août à Paris. Et de rappeler que les régions aident notamment à l’équipement numérique des lycéens, « avec la distribution gratuite d’ordinateurs dans certaines régions tandis qu’ailleurs ils sont proposés à des tarifs préférentiels ». Un exemple, 70.000 ordinateurs seront distribués lors de cette rentrée par la Région Grand Est, soit 320.000 au total depuis le lancement du lycée 4.0 en 2017. Dans les Pays-de-la Loire, l’aide à l’acquisition du premier équipement professionnel – outils et tenues nécessaires à la formation – concerne plus de 200 spécialités relevant de l’enseignement technologique et professionnel.

Cantines scolaires : une tarification au plus juste

Le prix des repas des lycéens dans les cantines scolaires est un autre sujet majeur auquel les régions souhaitent apporter une solution. Selon François Bonneau « Les régions font un effort pour proposer les tarifs de cantine les plus réduits possibles, c’est un sujet majeur alors que le coût des matières première, l’augmentation du prix du gaz et l’inflation sur la production des repas prennent des proportions importantes. Les régions prennent tout ou partie de cet effort ». Dans ce contexte inflationniste, la Région Nouvelle-Aquitaine réfléchit aux mesures d’ajustement nécessaires pour maintenir les marges de manœuvre des établissements en faveur de la qualité de la restauration. En parallèle, l’expérimentation d’une tarification solidaire, en fonction des revenus des familles, se poursuit.

Les transports scolaires impactés par la pénurie de chauffeurs de cars

Face à des situations de pénurie de chauffeurs de car qui touchent la majorité des régions, une rencontre exceptionnelle a eu lieu le 24 août dernier au ministère des Transports entre l’Etat, les Régions et les autres partenaires afin que le service des transports scolaires soit assuré au mieux dès la rentrée. « Nous avons une responsabilité importante, c’est la clé d’accès au service public obligatoire, affirme François Bonneau. Nous avons pris le problème très en amont, il y a eu dans les budgets formation professionnelle des régions un effort particulier pour former les demandeurs d’emplois. Dans la région Centre-Val-de-Loire nous en avons formé 200 ». Dans les Hauts-de-France, la mobilisation générale organisée par la Région pour permettre de transporter gratuitement les 212.000 élèves sur le réseau de cars scolaires de la région a abouti à des résultats prometteurs, grâce à l’engagement des entreprises de transport. Celles-ci ont réussi à mobiliser des conducteurs affectés à d’autres activités, des mécaniciens, des cadres et employés de fonction support, mais aussi des jeunes retraités. En somme, tous ceux qui connaissent le métier et disposent des habilitations nécessaires pour assurer temporairement les circuits scolaires dans le respect des normes de sécurité. Le région Bretagne, après avoir lancé une campagne de recrutement dès janvier 2022, a mobilisé ses dispositifs de formation et financé l’obtention du titre professionnel de conducteur de transport en commun (140 parcours proposés en 2021 et 2022). Mais surtout, la région s’est engagée au début de l’été à revaloriser le salaire des conducteurs. Sur le long terme, les Régions sont conscientes qu’elles devront œuvrer à favoriser l’attractivité des métiers de conduite conjointement avec la profession.

La formation professionnelle

Réaffirmant l’engagement des régions pour assurer le meilleur service aux quelque 2,26 millions de lycéens, le président de la Région Centre-Val-de-Loire a pointé les dysfonctionnements générés par la réforme de l’enseignement professionnel. « Les régions sont très attachées à l’apprentissage et se félicitent de l’augmentation du nombre d’apprentis en France. Elles regrettent toutefois que la progression soit beaucoup plus forte dans l’enseignement supérieur qu’elle ne l’est sur l’enseignement professionnel. La réforme n’est pas équilibrée, elle a généré une augmentation considérable du nombre de centres de formation d’apprentis (CFA), donc une concurrence qui crée des surcoûts et sans réel pilotage public. Nous voulons que se développe certes l’apprentissage mais que se développent aussi les lycées professionnels » a-t-il déclaré. La solution selon lui passe par une meilleure synergie entre les deux systèmes mais aussi par un vrai pilotage de l’offre de formation professionnelle, une réhabilitation de l’image de la formation professionnelle, d’autant plus que nous assistons à une tension grandissante sur l’offre et le besoin de compétences. Sans oublier une orientation qui donne aux jeunes une véritable connaissance des métiers de demain. L’orientation sera l’un des sujets phares du congrès des régions qui se tiendra les 15 et 16 septembre prochains à Vichy (Allier). « L’orientation pour changer l’image des métiers, rapprocher la vision que peuvent en avoir les jeunes de la réalité, c’est un élément indispensable » insiste François Bonneau.

 

Carole Delga élue présidente de Régions de France

Vendredi 9 juillet 2021, à l’issue du conseil des Régions qui réunit les présidentes et présidents des 18 régions et collectivités de métropole et d’outre-mer, Carole Delga, présidente de la région Occitanie a été élue présidente de l’association Régions de France pour les trois premières années du mandat.

C’est à l’unanimité que Carole Delga a été désignée présidente de Régions de France avec une particularité pour ce nouveau mandat : en raison d’une parité parfaite entre les présidents de la droite et ceux de la gauche, la nouvelle présidente exercera sont mandat durant les trois premières années avec à ses côtés Renaud Muselier, président sortant, au poste de président délégué. Les trois années suivantes seront assurées par le président de la région Normandie, Hervé Morin. Carole Delga sera alors présidente déléguée. « C'est une élection à l'unanimité je le rappelle ce qui démontre la cohésion et la force de notre collectif. Ce collectif qui au fil des dernières années s'est renforcée sous la présidence de Hervé Morin, puis de Renaud Muselier avec François Bonneau comme président délégué, a déclaré Carole Delga. Nous avons souhaité démontrer que nous sommes tous profondément attachés à la décentralisation, à la nécessité de faire des propositions très concrètes dans les prochains mois pour faire en sorte que notre pays soit mieux organisé et puisse répondre aux attentes de nos concitoyens ». Et de poursuivre : « Nous avons voulu avec l'ensemble des présidents de région envoyer un signal très fort de responsabilité parce que sur notre territoire les taux d'abstention ont été très élevés et nous devons réformer l'action publique afin qu’elle soit lisible, compréhensible et surtout réponde aux problèmes du quotidien de nos concitoyens et permette également d'anticiper les mutations ». Parmi les premières missions du nouveau bureau de Régions de France, l’élaboration d’un livre blanc qui sera remis aux candidats pour la présidence de la République afin de faire évoluer les missions des régions et des collectivités locales dans leur ensemble. Un travail qui sera mené conjointement avec l'association des départements de France et l'association des maires de France (AMF) « pour faire en sorte que les territoires puissent être bien pris en considération ». Renaud Muselier, a quant à lui réaffirmé cette nécessité « d'être unis et de travailler en collectif ».

Les régions relancent le train régional pour la période estivale

TER de France, c’est l’opération inédite que lancent les régions, autorités organisatrices des TER, et SNCF voyageurs pour faciliter la mobilité des Français et promouvoir la destination France cet été. A l’origine de cette initiative, la volonté de remettre en avant les trains régionaux qui depuis 2017 connaissait un regain d’intérêt sous l’impulsion des politiques régionales, mais brutalement stoppé par la crise sanitaire du coronavirus. Le dispositif présenté cette semaine et formalisé dans une charte doit permettre au plus grand nombre de profiter des destinations TER en France métropolitaine. Il comprend deux millions de billets à moins de 10 euros, un « pass jeune TER DE FRANCE » vendu 29€ par mois, disponible en juillet et août et utilisable dans tous les TER de la France métropolitaine, un accès pendant l’été aux trains TER de la France entière pour les abonnés annuels TER, et des centaines de destinations touristiques accessibles en TER regroupées dans une carte nationale interactive. Cette carte permettra aux français de découvrir à la fois les richesses touristiques régionales et aussi de planifier leurs trajets. La promotion de l’ensemble des mesures du label « TER DE FRANCE » sera réalisée par chaque Région dans le cadre de son propre dispositif. « Les Régions ont démontré leur capacité à prendre en main l’enjeu de la mobilité sur leur territoire et attirer toujours plus de citoyens dans les solutions de mobilité partagées, estime Renaud Muselier, président de Régions de France. Le TER est une solution d’avenir et nous avons tous l’ambition de le développer. Après la crise sanitaire, l’heure est au rebond. Cette opération TER de FRANCE vient renforcer les dispositifs de relance de chaque région. C’est une opération en faveur de la jeunesse. C’est une opération pour soutenir le secteur du tourisme dans chacun de nos territoires ! »

Notre-Dame de Paris : les collectivités locales veulent contribuer à la reconstruction

Le gigantesque incendie qui a ravagé lundi soir ce symbole fort de la capitale, a suscité beaucoup d’émoi dans les collectivités locales françaises. Nombre d’élus ont exprimé leur tristesse face à ce drame ainsi que leur volonté, à travers un don de la commune, du département ou de la région, de contribuer à la reconstruction de la cathédrale. Pour leur part, les associations d’élus locaux soutiennent largement la souscription nationale lancée par la Fondation du patrimoine. Ainsi, l’AMF a lancé un appel à toutes les communes et intercommunalités de France pour « s’associer, aux côtés de l’État et de la Ville de Paris, à la restauration de la cathédrale Notre-Dame ». Le Réseau maires des Villes-Cathédrales, porté par l’association Villes de France, "apportera son soutien à la Fondation du patrimoine pour faire connaître le plus largement possible la collecte nationale pour la reconstruction de Notre-Dame de Paris". L’association des petites villes de France (APVF), l’association des maires d’Ile-de-France (AMIF), l’assemblée des communautés de France (AdCF), les élus des grandes villes (France urbaine) et les maires ruraux ont également appelé à relayer la souscription nationale. Face à cet élan de solidarité national, Sébastien Lecornu, ministre des Collectivités territoriales, a annoncé que « les dons de ces collectivités seront comptabilisés en dépenses d’investissement et non de fonctionnement ».

Les dépenses culturelles des collectivités à la loupe

L’Observatoire des politiques culturelles réalise, pour la troisième année consécutive, en étroite collaboration avec le Département des études, de la prospective et des statistiques (DEPS), un outil de connaissance permettant d’apprécier en temps réel l’évolution de l’effort culturel des autorités locales de plus de 20 000 habitants. Sur les 140 collectivités et EPCI interrogés, ils sont 56 % à déclarer augmenter leur engagement en fonctionnement. Un tiers des répondants indiquent réduire leurs moyens en faveur de la culture entre 2017 et 2018, et 11 % affichent une stabilité. Ainsi, il ressort que les régions ont consacré 811,3 millions d’euros à la culture en 2018. Six régions sur les 9 de l’échantillon s’inscrivent dans une dynamique de hausse, dans la lignée du constat effectué dans la précédente note de conjoncture. L’examen des différents domaines artistiques et culturels fait apparaître, une attention plus favorable de leur part au patrimoine culturel, aux musées, aux festivals et événements et au spectacle vivant. Selon l’étude, la disparité des politiques culturelles départementales reste d’actualité en 2018, avec une légère amélioration de leur effort par rapport à 2017 et surtout par rapport à 2016 : dans l’échantillon interrogé, 51 % des départements augmentent leur budget culturel en fonctionnement, tandis que 40 % le réduisent. Et tandis que les métropoles s’inscrivent dans une tendance globalement à la hausse, tant du côté du fonctionnement que de l’investissement, 71 % des villes de plus de 100 000 habitants de l’échantillon augmentent leurs budgets culturels de fonctionnement entre 2017 et 2018, et 21 % les réduisent. « Pour l’année 2019, la moitié des répondants prévoient une stabilité de leur budget culturel », indique le document .