La Région Bretagne met en ligne son observatoire des données de l’achat public

Comment l’argent de la collectivité est-il utilisé ? Dans un souci de transparence, la région lance son portail de suivi et d’évaluation de sa politique d’achat. Un site unique en son genre, alimenté par les données produites par la collectivité.

Pour assurer la desserte en train, car et bateau transportant chaque année les 60 millions d’usagers du réseau public Breizh Go, pour construire et moderniser les 115 lycées publics dont elle a la charge ou encore pour fournir les quelque 10 millions de repas chaque année dans les selfs de ces établissements, la Région achète en moyenne 250 à 300 M€ HT par an en biens et services. Afin de mieux piloter et orienter sa politique d'achat, elle s'appuie sur l'analyse de données, centralisées et valorisées sur le site de l'Observatoire : achat-public.data.bretagne.bzh. Le portail est en accès libre pour permettre à tout un chacun de savoir comment l'argent public est dépensé, dès le premier euro, à quelle fin et dans quelles conditions les contrats publics ont été attribués, tout en identifiant les entreprises bénéficiaires.

Un outil d'évaluation et de développement économique

La création de cet observatoire est le fruit du travail engagé en 2018 par la Région Bretagne et de l’adoption de son schéma des achats économiquement responsables, destiné à faire de la commande publique un levier de développement économique, un instrument pour favoriser les transitions écologiques et énergétiques, à renforcer l'impact social positif de ses achats et enfin faciliter l'accès des TPE et PME aux marchés publics. De fait, cet outil de recensement économique de la commande publique permet à la collectivité de mieux évaluer ses impacts sociaux environnementaux et économiques et de favoriser le rapprochement de l'offre et de la demande pour ajuster les besoins en matière de construction, de formation professionnelle, d'offres des transports. En parallèle les entreprises gagneront en visibilité sur les processus, via l'Observatoire, ce qui les aidera à mieux comprendre et répondre aux contrats de la Région.

Les dépenses culturelles des collectivités à la loupe

L’Observatoire des politiques culturelles réalise, pour la troisième année consécutive, en étroite collaboration avec le Département des études, de la prospective et des statistiques (DEPS), un outil de connaissance permettant d’apprécier en temps réel l’évolution de l’effort culturel des autorités locales de plus de 20 000 habitants. Sur les 140 collectivités et EPCI interrogés, ils sont 56 % à déclarer augmenter leur engagement en fonctionnement. Un tiers des répondants indiquent réduire leurs moyens en faveur de la culture entre 2017 et 2018, et 11 % affichent une stabilité. Ainsi, il ressort que les régions ont consacré 811,3 millions d’euros à la culture en 2018. Six régions sur les 9 de l’échantillon s’inscrivent dans une dynamique de hausse, dans la lignée du constat effectué dans la précédente note de conjoncture. L’examen des différents domaines artistiques et culturels fait apparaître, une attention plus favorable de leur part au patrimoine culturel, aux musées, aux festivals et événements et au spectacle vivant. Selon l’étude, la disparité des politiques culturelles départementales reste d’actualité en 2018, avec une légère amélioration de leur effort par rapport à 2017 et surtout par rapport à 2016 : dans l’échantillon interrogé, 51 % des départements augmentent leur budget culturel en fonctionnement, tandis que 40 % le réduisent. Et tandis que les métropoles s’inscrivent dans une tendance globalement à la hausse, tant du côté du fonctionnement que de l’investissement, 71 % des villes de plus de 100 000 habitants de l’échantillon augmentent leurs budgets culturels de fonctionnement entre 2017 et 2018, et 21 % les réduisent. « Pour l’année 2019, la moitié des répondants prévoient une stabilité de leur budget culturel », indique le document .

Les mobilités résidentielles ont reconfiguré les dynamiques territoriales

Un rapport de l’Observatoire des territoires dévoile les différentes facettes des mobilités résidentielles en France et met en exergue les défis qu’elles posent pour la cohésion sociale et territoriale. « On observe que les écarts de dynamisme migratoire s’accentuent entre les régions attractives de l’Ouest et du Sud d’une part, et les régions du Nord Est et d’Outre-mer d’autre part. Au niveau local au contraire, les écarts de solde migratoire ont plutôt tendance à se réduire entre les espaces urbains, périurbains et ruraux, mais les mouvements résidentiels s’accompagnent à cette échelle d’une forte différenciation sociale », commente Pierre Mirabaud, président du conseil d’orientation de l’Observatoire des territoires. Ce rapport révèle notamment que chaque année, seul un peu plus d’un Français sur dix change de logement, un taux de mobilité supérieur à la moyenne européenne (11 % contre 9 % par an) et que plus des deux tiers de ceux qui déménagent se réinstallent dans le même département. On y apprend également qu’il existe d’importantes différences de propension à déménager loin selon le profil des individus. Ainsi, certaines catégories de la population (les 40-55 ans, les individus pas ou peu diplômés, les ouvriers et les employés) ont plutôt tendance à rester dans un périmètre de proximité. À l’inverse, les jeunes, les cadres et les individus les plus diplômés parcourent de plus longues distances quand ils déménagent. Depuis cinquante ans, les mobilités résidentielles ont profondément reconfiguré les dynamiques territoriales françaises. L’intégralité du rapport 2018, sa synthèse au format interactif et l’outil de diagnostic territorial sont accessibles sur le site de l’Observatoire des territoires du CGET.

www.cget.gouv.fr