Transports : l'Île-de-France expérimente le lissage des heures de pointe

C’est un engagement collectif à l’initiative du territoire, associant les transporteurs et le monde économique, qui se met en place dans le quartier d’affaires de Paris La Défense. L’objectif commun, étant de réduire de 5 à 10% le nombre de voyageurs se rendant en transports tous les matins entre 8h30 et 9h30 dans ce secteur qui abrite l'une des gares multimodales les plus fréquentées de France. Différentes solutions y seront expérimentées par les entreprises et les acteurs locaux comme l'incitation au décalage des horaires de travail, la sensibilisation des managers et des salariés pour ne pas imposer de rendez-vous avant 10h et après 17h par exemple, la création d'espaces de coworking pour faciliter la mobilité des salariés, des dispositions incitant à la pratique du vélo et autres modes de déplacements actifs ou encore  le recours au télétravail. « Lutter contre la saturation dans les transports passe par un programme de renforcement et de développement de l'offre mais aussi par des actions sur la demande. Nous investissons en effet 24 milliards d'euros d'ici à 2025 pour un réseau dimensionné pour faire face à un pic de fréquentation entre 8h et 9h30 alors que les transports en commun sont presque vides une grande partie de la journée. C'est pour cela que nous voulons lancer cette expérimentation en partenariat avec Paris la Défense et plusieurs entreprises, qui doit permettre à la fois de lisser la pointe du matin et d'encourager des nouveaux modes de travail bénéfiques pour la qualité de vie des Franciliens. » précise Valérie Pecresse, Présidente de la région Île-de-France.

 

Le projet de loi LOM, une boîte à outils au service des territoires

Face à une mobilité en panne, le projet de  loi d'orientation des mobilités (LOM) présentée le 26 novembre 2018 marque une véritable rupture. « On a laissé s’installer le tout voiture  comme moyen de déplacement prioritaire qui n’a fait qu’aggraver les inégalités en pesant lourdement sur la production d’émissions de CO2 et  sur le pouvoir d’achat des ménages. Aujourd’hui, nous avons construit une loi, véritable boite à outils, fruit d’un long travail entre les associations, les territoires et les entreprises.  C’est une méthode audacieuse qui a donné la parole aux usagers pour mieux identifier les besoins de chacun. Si l’Etat a donné le cap et donné les outils législatifs, c’est désormais aux territoires de s’en emparer » a annoncé Elisabeth Borne, ministre chargée des Transports auprès du Ministre d’Etat, Ministre de la Transition écologique et solidaire. Un défi au nom de l'égalité face à l'accès à l'emploi mais également aux services du quotidien.