La filière de recyclage de la micro-mobilité est lancée

Les éco-organismes Ecologic et Screlec se sont unis à la Fédération des Professionnels de la Micro-Mobilité (FPMM) pour accompagner le développement des nouvelles mobilités et donc les entreprises soumises aux obligations réglementaires relatives à la Responsabilité Élargie du Producteur. Car le secteur de la micro-mobilité aujourd’hui en plein développement se doit de capitaliser sur les expériences des filières de recyclage déjà existantes. C’est avec une logique de guichet unique qu’ils accompagneront les adhérents à la FPMM dans une approche globale de leurs produits, de la mise sur le marché de leurs produits avec une simplification des démarches administratives, jusqu’à la gestion de la fin de vie du produit. Par le biais de leur réseau d’opérateurs existants, les deux éco-organismes Ecologic et Screlec pourront proposer un service de collecte et de recyclage tout en garantissant leur traçabilité. Ce partenariat permet également de proposer aux entreprises une mutualisation des coûts.

Convergence bâtiment-mobilité : un référentiel pour les villes

Des acteurs du bâtiment et de la mobilité se regroupent pour une première mondiale : travailler ensemble en vue de développer un référentiel commun et créer des modèles d’affaires centrés sur l’usage, le partage et la mutualisation. Le Groupe Bouygues, l’écosystème de mobilité durable Movin’On animé par Michelin, le Groupe Renault, Schneider Electric et la SBA (Smart Buildings Alliance for Smart Cities) constituent le premier groupe de travail intersectoriel sur le sujet convergence du bâtiment et de la mobilité, avec également autour de la table des acteurs tels que l’IFP Énergies Nouvelles, le CSTB, Certivéa, Avere France, Enedis, l’INES et le CEA. Leur objectif, sensibiliser les donneurs d’ordre du bâtiment et des territoires au sujet de l’intégration de la mobilité électrique en vue de construire un référentiel commun. Le consortium se donne une année pour développer le référentiel « 4Mobility » qui pourra s‘intégrer au label Ready2Services (R2S), créé par la SBA et labellisé par Certivéa pour le tertiaire et par Bureau Veritas pour le résidentiel.

Transports express régionaux : la Cour des comptes dénonce un service dégradé

Baisse de la fréquentation, dégradation de la qualité de service, augmentation des coûts d'exploitation. Les transports express régionaux qui assurent la desserte des zones périurbaines, des villes régionales et des territoires isolés font l’objet de dysfonctionnements constate la Cour des Comptes dans un rapport rendu public mercredi 23 octobre. Ainsi, « malgré le fort engagement des régions qui ont investi 3,3 Md€ dans le renouvellement du matériel roulant et 2,1 Md€ dans les infrastructures (réseau ferroviaire et gares), ces dépenses se sont accompagnées d’une baisse de la fréquentation » relèvent les Sages de la rue Cambon. Une baisse de fréquentation qui trouve sa cause principale dans la dégradation de la qualité de service, qui s'explique autant par les difficultés de gestion de l'exploitant que par le mauvais état des infrastructures. Les coûts d’exploitation, en hausse constante et couverts en grande partie par les régions sont également montrés du doigt. Selon le rapport, « ils tiennent, à la faible productivité de SNCF Mobilités et à des charges de personnel élevées, mais aussi à une offre de service par les régions qui pourrait être optimisée ». Cet état des lieux explique les fortes tensions, sur la période, entre l'exploitant ferroviaire historique, SNCF Mobilités, et les régions, en qualité d'autorités organisatrices. Quant à l’ouverture à la concurrence, qui doit permettre de rééquilibrer ces relations, « cela suppose que les régions montent en compétence pour contrôler l'activité de l'exploitant et expérimenter leurs premiers appels d'offres » estime la Cour des Comptes qui précise que « de son côté, SNCF Mobilités doit impérativement améliorer sa performance pour être concurrentielle et gagner en autonomie en envisageant la filialisation de l'activité TER ».

Une piste cyclable solaire en Seine-Saint-Denis

Les usagers de la piste cyclable du canal de l’Ourcq, à Bobigny en Seine-Saint-Denis, pourront désormais circuler en toute sécurité. Cet axe structurant pour les trajets domicile-travail à bicyclette, et désormais itinéraire majeur de vélo-tourisme avec l'inauguration de l'Eurovéloroute 3 en juin 2019, vient d’être équipé de dalles photovoltaïques directement intégrées à la piste cyclable, disposées sur une quinzaine de mètres de long et une surface de 50 mètres carrés. la piste solaire permet ainsi d’éclairer, de jour comme de nuit, un tronçon auparavant très sombre. Au-delà de son aspect pratique, l’expérimentation mise en place par le Département de Seine-Saint- Denis répond également à des enjeux environnementaux, en limitant la consommation d’énergie mais aussi en réinjectant dans le réseau Enedis l’éventuel surplus d’électricité, stocké dans des batteries. 240 jours après la mise en service de la piste, l'énergie produite équivalait à la consommation d'un ménage pendant 440 jours.

Création de l'observatoire du transport gratuit

Moins d’un an après le lancement du bus gratuit à Dunkerque et à Niort, vient de se créer l’Observatoire des villes du transport gratuit à l’initiative conjointe de l’Agence d’urbanisme de la région Flandre-Dunkerque, de la Communauté urbaine de Dunkerque et de l’association de chercheurs VIGS. Son objectif ? Outre l'amélioration de l'état des connaissances sur la gratuité – il s'agit notamment de savoir quels territoires l’ont adoptée, en France comme à l’international, et selon quelles modalités. Grâce à un important travail de veille, l'observatoire suivra toutes les évolutions concernant la gratuité des transports publics et ambitionne, aussi, de développer la recherche sur le sujet.

L’Assemblée nationale adopte le projet de loi d’orientation des mobilités

Après le Sénat début avril, les députés ont adopté la nouvelle loi sur les transports, dite « LOM » qui vise à transformer en profondeur les politiques de mobilité et rendre les transports du quotidien à la fois plus faciles, moins coûteux et plus propres. Pour Elisabeth Borne, ministre en charge des Transports, « ce projet de loi, ce sont des investissements sans précédents, 13,4 Md€ dans le quinquennat, et une priorité claire aux transports du quotidien plutôt qu’aux grands projets. Ce sont aussi des solutions nouvelles pour se déplacer plus facilement, par exemple un permis de conduire moins cher et plus rapide, un forfait mobilité durable pour venir au travail en vélo ou en covoiturage, ou encore de nouveaux outils pour les collectivités pour proposer d’autres solutions que le tout voiture. Ce sont enfin des transports plus propres, avec notamment l’inscription dans la loi de la fin des ventes de voitures à énergies fossiles carbonées d’ici 2040, un plan massif pour déployer la recharge électrique, développer le vélo ou encore les zones à faibles émissions ».

Les Français et les trottinettes électriques

Seulement un an après leur arrivée, les trottinettes redessinent nos villes et font beaucoup parler d’elles. Mais que pensent au juste les Français de ce nouveau moyen de transport ? C’est ce que dévoile une étude menée par Cosmo Connected, startup spécialisée dans les produits de sécurité connectée, et l’institut de sondage YouGov. Ainsi, 29% des Français en ont déjà fait l’expérience. Parmi eux, près d’un quart (24%) déclare avoir eu un accident durant son utilisation et près d’un tiers (31%) ne portait pas de protections au moment de la chute. Outre les accidents, 35% des Français, en tant qu’utilisateur ou en tant que piéton, se sont déjà sentis en danger à cause des trottinettes électriques. Un chiffre qui grimpe à 51% en région parisienne. Près de 8 Français sur 10 (77%) pensent qu’il est nécessaire de mettre en place une réglementation plus stricte pour encadrer l’utilisation des trottinettes électriques. Ils sont d’ailleurs 63% à estimer que les villes ne sont pas adaptées à leur usage.

Étude menée par YouGov, auprès de 2001 personnes représentatives de la population nationale française âgée entre 18 et 34 ans, du 06 au 10 juin 2019.

Les trottinettes électriques entrent dans le Code de la route

Leurs utilisateurs disposent de quelques semaines pour se familiariser avec les nouvelles règles de circulation à respecter qui entreront en vigueur dès la rentrée 2019. A partir de cette date, les trottinettes et autres engins motorisés seront interdits de circulation sur les trottoirs en ville. En agglomération, ils auront obligation de circuler sur les pistes et bandes cyclables lorsqu’il y en a. A défaut, ils pourront circuler sur les routes dont la vitesse maximale autorisée est inférieure ou égale à 50 km/h. Le stationnement sur un trottoir ne sera possible que s’il ne gêne pas la circulation des piétons. Les maires pourront toutefois édicter des règles plus précises de leur choix. Et pour la sécurité des usagers, la nouvelle règlementation précise par ailleurs l’interdiction de porter à l’oreille des écouteurs.

Véhicule autonome : 16 nouvelles expérimentations soutenues par l’Etat

« Dans notre combat pour que la mobilité soit accessible à tous nos concitoyens, où qu’ils vivent, les véhicules autonomes sont une des réponses pour apporter des solutions de déplacement à tous et partout, en particulier en milieu rural », a indiqué Elisabeth Borne en préambule de l’annonce des lauréats de l’appel à projets Expérimentation du Véhicule routier Autonome (EVRA), mené dans le cadre du Programme d’investissement d’avenir. Deux consortiums ont été retenus par l’Etat, représentant 16 expérimentations pour un montant d’aide total d’environ 42 millions d’euros. Les projets se dérouleront dans différents points du territoire; ils permettront à la France de franchir une nouvelle étape avec des expérimentations de plus grande échelle.

 

Paris renforce la régulation des trottinettes en libre-service

Dans l’attente d’un cadre juridique national pour les trottinettes électriques en libre-service, la municipalité parisienne a décidé de mettre en place son propre dispositif de régulation, adopté voilà quelques jours par le Conseil de Paris. Les abus en tous genres seront désormais verbalisés, aussi bien les utilisateurs roulant sur les trottoirs comme le stationnement des trottinettes gênant la circulation des piétons. Cette régulation passe aussi par création de zones de stationnement pour les trottinettes ou encore la responsabilité des loueurs qui seront invités à signer une charte de bonnes pratiques d’ici la fin du mois de mai. Enfin, dernier point, une redevance de 50 à 65 euros par trottinette a été instaurée pour les entreprises afin de réguler la flotte de ces engins. Aujourd’hui, on estime leur nombre à 15.000 environ dans la capitale.

 

L’AMF et Enedis veulent accélérer la mobilité électrique

François Baroin, président de l’Association des maires de France (AMF), et Philippe Monloubou, président du directoire d’Enedis, ont présenté mercredi 3 avril leurs engagements respectifs au service du développement de la mobilité électrique partout et pour tous au travers d’une convention publique. Dans le cadre d’un partenariat, ils s’engagent à communiquer en commun lors d’évènements locaux autour de la mobilité électrique, à renforcer le maillage en bornes de recharge et à contribuer à l’accélération des initiatives locales favorables à la mobilité électrique. Dans cette optique, Enedis mettra son expertise au service des communes et intercommunalités pour l’implantation de bornes sur voie publique et de bornes à la demande, la simplification des procédures de raccordement, le pilotage de la charge ou encore la mutation des flottes de véhicules.

Le Sénat adopte la loi LOM… avec quelques modifications

Le Sénat a adopté, mardi 2 avril, par 248 voix pour, l’ensemble du projet de loi d’orientation des mobilités dans une version substantiellement améliorée par rapport au projet de loi initial. Le rapporteur Didier Mandelli et le président Hervé Maurey attendent désormais que soient préservés les acquis introduits par le Sénat en particulier s’agissant des moyens financiers : « si, d’aventure, ce texte devait finalement ne pas comporter de volet financier sérieux et ne pas prévoir d’aides concrètes allouées aux EPCI pour qu’ils exercent la compétence sur les mobilités, je ne le soutiendrais pas, et je ne serais sans doute pas le seul », a ainsi indiqué Hervé Maurey. Le Sénat a ainsi conforté le choix de la commission de prévoir des ressources crédibles, pérennes et transparentes pour financer les infrastructures de transport. Il a également donné les moyens aux collectivités territoriales de couvrir les zones blanches de la mobilité via une extension du versement mobilité, l’attribution d’une partie du produit de la TICPE aux collectivités dont les ressources sont insuffisantes, et un fléchage des certificats d’énergie vers la mobilité propre. Il a enrichi ce volet en séance publique en prévoyant notamment une incitation financière pour les entreprises qui développent le télétravail. La possibilité du transfert de gestion des petites lignes ferroviaires d’intérêt local à faible trafic aux collectivités territoriales a été également votée, à l’initiative du Gouvernement et d’un grand nombre de groupes politiques. De nouvelles mesures permettant de développer les modes de transport peu polluants ont été votées en séance, comme l’obligation d’emplacements pour les vélos non démontés dans tous les cars neufs à compter de 2021. Des mesures de verdissement des flottes d’entreprises, de VTC, de taxis et de loueurs automobiles ont également été adoptées. Le Sénat a maintenu le régime d’autorisation préalable introduit en commission permettant aux collectivités territoriales de mieux encadrer les nouvelles mobilités en free-floating. Enfin, le Sénat a adopté deux amendements permettant aux préfets et aux présidents de département d’adapter la limitation de vitesse à 80 km/heure au niveau local.

Première réunion pour la mission d’information sur la gratuité des transports collectifs

La mission d'information constituée par le Sénat sur la gratuité des transports collectifs a tenu sa première réunion mardi 2 avril 2019. L’objectif étant d’aborder le sujet sans a priori ni idées préconçues et d’étudier à la fois des exemples de collectivités territoriales qui ont mis en place cette gratuité, totale ou partielle, mais également les raisons qui ont conduit certaines d’entre elles à y renoncer. Les participants ont insisté sur l’importance de lier la question du financement des transports publics à celle de la qualité de l’offre proposée aux usagers et ont souligné la nécessité d’examiner tant la situation des zones urbaines que celle des zones périurbaines et rurales. Enfin, les sénateurs présents ont rappelé que les travaux de la mission d’information, qui devraient s’achever en juillet 2019, se dérouleront parallèlement à la suite de l’examen par le Parlement du projet de loi d’orientation des mobilités, que le Sénat a adopté en première lecture ce même mardi 2 avril 2019.

Une plateforme pour les solutions innovantes de mobilité dans les territoires

Consacrée au déploiement de solutions innovantes de mobilité dans les territoires, en particulier ruraux et périurbains, cette plateforme vise à faire connaître les territoires mettant en œuvre des projets innovants de mobilité. Et surtout, elle permet à tous les territoires porteurs de projets de s’inspirer de solutions déployées ailleurs, de bénéficier d’un retour d’expérience sur les meilleures offres répondant à leurs besoins, et de conseils sur les bonnes pratiques. Pour les territoires ruraux, cette plateforme constitue également un point d’entrée pour toutes les informations sur le soutien à l'ingénierie que met en œuvre l’Etat, à travers notamment le Cerema, l’Ademe, et la Banque des Territoires. Pour Elisabeth Borne, Ministre chargée des Transports, « l’innovation et sa diffusion dans les territoires ont un rôle essentiel à jouer pour relever le défi de la mobilité. A l’heure où nous débutons l’examen du projet de loi d’orientation des mobilités au Parlement, qui va apporter de nombreux outils pour répondre aux besoins des territoires, cette plateforme marque l’importance que j’accorde à leur accompagnement pour favoriser le déploiement le plus large de toutes les nouvelles solutions au service de nos concitoyens ».

Biennale des territoires : une édition riche en événements

« Le Cerema est au cœur des nouvelles problématiques de mobilité et d’infrastructures » a rappelé Pierre Jarlier le président du Cerema, à l’occasion de la biennale des territoires qui s’est déroulée à Montrouge du 18 au 20 mars. Et il l’a prouvé à travers les nombreux débats et ateliers organisés ainsi que les partenariats qui ont été signés durant ces trois jours. Notamment avec le l’éditeur de logiciels Logiroad, pour développer une méthodologie et un outil innovants pour l’auscultation des réseaux enterrés et des chaussées ; avec le groupe Colas pour accompagner l’expérimentation de signalisation lumineuse dynamique ; avec le groupe GRDF pour mener des actions communes sur l’efficacité énergétique et la performance environnementale des bâtiments ou encore la société Pavemetrics pour développer des outils numériques pour l’inspection des infrastructures de transport. Le Cerema s’est également engagé aux côtés de l’institut Vedecom pour accompagner le déploiement de véhicules électriques, connectés, autonomes et aménagements routiers associés. Enfin, à travers une convention de partenariat signée avec le ministère des Transports, le Cerema s'engage dans l'action French mobility.

Les collectivités dépensent peu pour leur patrimoine routier selon une étude

Si les responsables du patrimoine routier des collectivités territoriales reconnaissent à la quasi- unanimité le rôle que jouent les équipements pour la sécurité routière, notamment lors de conditions de conduite plus difficiles, les données font apparaître un poste de dépenses relativement faible dans les budgets des collectivités. C’est ce qui ressort de l’étude récemment publiée par le Syndicat des équipements de la route (SER) et réalisée avec l’IFOP. 35% des conseils départementaux interrogés reconnaissent l’existence d’un budget fléché vers les équipements de la route entre 0 et 4% dans leur budget global d’entretien de la voirie, et 28% entre 4 et 8 %. Quant aux mairies, 50% d’entre elles déclarent un budget spécifique entre 0% et 4%, et 17% entre 4 et 8% du budget global de la route. Et tandis que les trois quarts des départements déclarent avoir effectué un inventaire il y a moins de 2 ans ou être en train de le faire, 50% des maires mairies déclarent avoir mené cet inventaire il y a plus de 2 ans. L’étude pointe également un manque de ressources financières, humaines et techniques, plus spécifiquement pour les mairies. 59% d’entre elles déclarent ne pas avoir les moyens nécessaires pour surveiller le respect des normes et certifications des équipements dont elles ont la charge.

Lyon Paris et Rouen championnes françaises de la mobilité

Inscrites dans le trio de tête du panel réalisé par le think tank Les Clés de la Mobilité, ces trois villes ont été désignées comme les plus attractives sur le plan de la mobilité. Elles se distinguent grâce à une offre très diversifiée en matière de transports et se montrent créatives pour faciliter la mobilité au sein de l’agglomération et de ses alentours, tout en proposant une offre attractive sur le plan tarifaire. Enfin, elles plébiscitent une réduction drastique des rejets dans l’atmosphère en n’hésitant pas à innover. Riche en enseignements, l’étude menée auprès des 75 plus grandes villes françaises révèle également que les villes de toute taille peuvent arriver à des résultats équivalents en termes de diversité et d’accessibilité des offres de transport et mobilité, que 62% des villes du classement font circuler encore plus de 80% de leurs bus en diesel ou essence ou encore qu’une ville classée sur trois ne propose aucune solution de conseil ni d’accompagnement aux entreprises basées sur leur territoire. Quant aux données disponibles, « de très nombreuses villes françaises ne rendent pas publiques les informations nécessaires à la bonne compréhension de leurs politiques des transports » déplorent les auteurs de l’étude.

Les mobilités résidentielles ont reconfiguré les dynamiques territoriales

Un rapport de l’Observatoire des territoires dévoile les différentes facettes des mobilités résidentielles en France et met en exergue les défis qu’elles posent pour la cohésion sociale et territoriale. « On observe que les écarts de dynamisme migratoire s’accentuent entre les régions attractives de l’Ouest et du Sud d’une part, et les régions du Nord Est et d’Outre-mer d’autre part. Au niveau local au contraire, les écarts de solde migratoire ont plutôt tendance à se réduire entre les espaces urbains, périurbains et ruraux, mais les mouvements résidentiels s’accompagnent à cette échelle d’une forte différenciation sociale », commente Pierre Mirabaud, président du conseil d’orientation de l’Observatoire des territoires. Ce rapport révèle notamment que chaque année, seul un peu plus d’un Français sur dix change de logement, un taux de mobilité supérieur à la moyenne européenne (11 % contre 9 % par an) et que plus des deux tiers de ceux qui déménagent se réinstallent dans le même département. On y apprend également qu’il existe d’importantes différences de propension à déménager loin selon le profil des individus. Ainsi, certaines catégories de la population (les 40-55 ans, les individus pas ou peu diplômés, les ouvriers et les employés) ont plutôt tendance à rester dans un périmètre de proximité. À l’inverse, les jeunes, les cadres et les individus les plus diplômés parcourent de plus longues distances quand ils déménagent. Depuis cinquante ans, les mobilités résidentielles ont profondément reconfiguré les dynamiques territoriales françaises. L’intégralité du rapport 2018, sa synthèse au format interactif et l’outil de diagnostic territorial sont accessibles sur le site de l’Observatoire des territoires du CGET.

www.cget.gouv.fr

Financement de la loi LOM : le Sénat inquiet

Alors que le Sénat s’apprête à examiner début mars le projet de loi tant attendu d’orientation des mobilités (LOM), le financement des investissements de l’État dans les transports n’est pas assuré, s’alarment Hervé Maurey président de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable, et Didier Mandelli, rapporteur du texte pour la commission. En l’absence de création de ressource supplémentaire, il manque en effet 500 millions d’euros par an à partir de 2020, reconnaît le Gouvernement dans le rapport annexé au projet de loi. Or, à ce jour, cette nouvelle ressource, qui pourrait prendre la forme d’une vignette poids-lourds, reste purement hypothétique et aucun calendrier de mise en œuvre n’est précisé selon les rapporteurs.

Versailles accueille un pôle de recherche dédié aux mobilités innovantes

Le Département des Yvelines et la Communauté d’agglomération de Versailles Grand Parc se sont associés pour accueillir durablement, au cœur du pôle d’excellence de Versailles Satory, le Mobilab, l’une des premières concrétisations d’un projet global de développement d’un cluster des mobilités innovantes. Installé à proximité immédiate des pistes d’essais, il regroupe des espaces de recherche et de formation ainsi que des ateliers et des laboratoires dédiés aux nouvelles mobilités. Idéalement situé à proximité du centre de Versailles, desservi à terme par la ligne 18 du métro du Grand Paris Express, le site de Satory présente un fort potentiel de développement (330 ha) à l’échelle du Département et de la Région Île-de-France. « Il va servir de laboratoire pour les transports publics propres du futur, affirme François de Mazières, Président de la Communauté d’agglomération de Versailles Grand Parc et Maire de  Versailles. Avec comme objectif d’offrir aux habitants un service de qualité, tout en s’intégrant aux enjeux économiques fondés sur l’environnement et les nouvelles mobilités ».