Grand Est, 3e rang national des investissements étrangers en France

Avec 52 nouvelles implantations générant plus de 1200 emplois en 2021, le territoire confirme son attractivité comme porte d’entrée du marché français ou européen pour les industriels européens et acteurs nord-américains ou asiatiques. Parmi les principales nouvelles implantations, on retrouve celles de Pfenning à Drusenheim (67) (logistique, 430 emplois), Plug Power à Batilly (54) (automobile, 50 emplois). De très belles extensions de sites confirment l’ancrage régional de signatures comme Merck à Molsheim (67) (pharmacie, 350 emplois), Yanmar à Saint-Dizier (52) (mécanique, 120 emplois), ou Airesis/Le Coq Sportif à Romilly-sur-Seine (10) (sportswear, 80 emplois). Les investissements étrangers ont également permis de maintenir des emplois menacés comme à Faulquemont (57) (reprise de Vitesco par le chinois ActBlue) ou via la reprise du snowpark d’Amneville (57) par le néerlandais Snowworld.

L’industrie, pilier stratégique du renouveau économique du Grand Chalon

Selon les dernières données du Bureau International du Travail, le taux de chômage sur le bassin d’emploi de Chalon-sur-Saône s’établit à 6,4 %, contre 7,4 % au niveau national. Le résultat de la stratégie de réindustrialisation du territoire bientôt accompagnée d'une nouvelle offre de formation.

Grâce à son plan de développement économique tourné vers les acteurs de l’industrie du Futur, dont l’axe phare est l’aménagement de la réserve foncière SaôneOr, en vue de l’accueil de nouvelles activités économiques, le Grand Chalon a su mettre à disposition des entreprises industrielles 110 hectares aménagés. Une stratégie payante puisqu’en mai 2021 puis en mars 2022, le Grand Chalon, « Territoire d’industrie », a fait l’objet de décisions d’implantation de deux entreprises industrielles majeures: le leader espagnol de l’agroalimentaire Vicky Foods, et la Maroquinerie Thomas, fabricant pour les plus grands noms de l’industrie du luxe. Deux projets qui pourraient représenter à moyen terme jusqu’à 450 créations d’emplois potentielles.

Unique au niveau régional par sa dimension, le projet porté par le Grand Chalon vise à valoriser le potentiel d’attractivité de cette zone d’activités présentant les plus importantes disponibilités foncières sur l’axe Paris-Lyon. « Nous avons opté pour un phasage de l’aménagement de SaôneOr en 2 phases successives, l’une pour la période 2015-2020, la seconde pour 2020-2025 », précise Sébastien Martin, Président du Grand Chalon. « Fin 2018, les terrains de la première phase étaient déjà presque entièrement commercialisés, auprès d’entreprises industrielles et logistiques locales souhaitant une nouvelle implantation pour accompagner leur croissance, mais aussi auprès d’entreprises exogènes, qui ont été convaincues par le volontarisme du Grand Chalon pour placer les acteurs de l’Industrie du Futur dans les meilleures conditions pour développer leurs activités ».

L’accompagnement des acteurs économiques

Pour permettre aux entreprises des filières industrielles locales « historiques » (métallurgie, nucléaire, agroalimentaire, électronique, production de matériaux pour la construction, etc.) de réussir leur transition vers l’industrie 4.0, et ainsi renforcer durablement leur compétitivité, le Grand Chalon a initié la création de L’Usinerie : dès septembre 2022, ce pôle à vocation régionale dédié à la transition numérique des entreprises de l’industrie - également soutenu par l’Etat, la région Bourgogne-Franche-Comté et le département de Saône-et-Loire - intégrera ses nouveaux locaux au sein du Moulin de l’ancienne Sucrerie Blanche, à Chalon- sur-Saône, dont la réhabilitation complète sera achevée juin prochain. Sur plus de 4 000 m2, L’Usinerie réunira les équipes et les moyens des principaux acteurs de la formation, de l’innovation, de l’enseignement supérieur, du conseil aux entreprises et de l’appui à l’entrepreneuriat du territoire. En parallèle, l’Usinerie Partners, société d’économie mixte active depuis juin 2021, est chargée d’accompagner dirigeants d’entreprises et porteurs de projets via une offre de services complète : ateliers numériques, accompagnement et formations individualisés, et projets collaboratifs interentreprises sur des thématiques liées à l’innovation.

Une offre de formation

A son ouverture en septembre 2022, le site du Moulin de la Sucrerie Blanche accueillera aussi un nouveau diplôme d’ingénieur en informatique, Big Data et Intelligence artificielle, de niveau Bac + 5, porté par le Cnam Bourgogne-Franche-Comté en partenariat avec Arts et Métiers Paris Tech et le Pôle Formation de l’UIMM 21-71. Dès la rentrée prochaine, le Grand Chalon offrira ainsi sur son territoire un continuum de formations du Bac au Doctorat, assurant aux entreprises locales la possibilité de recruter des profils formés aux métiers correspondant à toutes les « briques » technologiques de l’Industrie 4.0.

72 nouveaux projets de relocalisation soutenus France Relance

Dans le cadre de l’appel à projets dit « (Re)localisations dans les secteurs critiques » doté d’une enveloppe totale de 850 millions d’euros, consacré à la relocalisation des projets dans cinq secteurs critiques, 72 nouveaux projets seront accompagnés.

Bruno Lemaire, ministre de l’économie a dévoilé 72 nouveaux lauréats de l’appel à projets « (Re)localisations » dont l’objectif est de soutenir les investissements stratégiques dans les secteurs critiques. Ces projets totalisent plus de 538 millions d’euros d’investissements industriels, soutenus à hauteur de 122 millions d’euros par l’Etat. Lancé le 31 août 2020, cet appel à projets visait cinq secteurs industriels critiques : la santé, l’agroalimentaire, l’électronique, les télécommunications (5G) et les secteurs fournissant des intrants essentiels à l’industrie. De manière générale, l’appel à projets cofinance des projets industriels sur le territoire français qui permettent de répondre à des failles de marchés et qui n’auraient pas pu voir le jour sans subventions. Doté d’une enveloppe initiale de 600 millions d’euros sur deux ans, le dispositif a été abondé (par redéploiement au sein de l’enveloppe de 100 Mds€ de France Relance) pour atteindre 850 millions d’euros. A ce jour, il a permis de soutenir 477 projets lauréats, dont 311 portés par des PME. Ils représentent au total 3,2 milliards d’euros d’investissements industriels.

 

Les chiffres clés de l’appel à projets « (Re)localisations dans les secteurs critiques »

 Santé : 128 projets lauréats, soutenus à hauteur de 158 millions d’euros pour 561 millions d’euros d’investissements productifs.

Agroalimentaire : 97 projets lauréats, soutenus à hauteur de 132 millions d’euros pour 602 millions d’euros d’investissements productifs.

Electronique : 107 projets lauréats, soutenus à hauteur de 141 millions d’euros pour 463 millions d’euros d’investissements productifs.

Intrants essentiels à l’industrie : 120 projets lauréats, soutenus à hauteur de 317 millions d’euros pour 1 305 millions d’euros d’investissements productifs.

Télécommunications-5G : 25 projets lauréats, soutenus à hauteur de 98 millions d’euros pour 294 millions d’euros d’investissements productifs.

 

La Vallée de la Chimie, le poumon de l’activité industrielle lyonnaise

La Vallée de la Chimie a été sélectionnée parmi les 66 nouveaux sites « clés en main » dévoilés en juillet par le gouvernement. Inscrite désormais dans le « Pack rebond » destiné aux Territoires d’industrie, la plateforme accélère sa mue. Rencontre avec Julien Lahaie, directeur de la mission Vallée de la Chimie.

 

RCL : Comment s’inscrit la mission Vallée de la chimie dans le développement de ce territoire industriel historique ?

Julien Lahaie : Créée en 2013 à l’initiative des industriels, la Vallée de la Chimie est une plateforme industrielle qui regroupe une douzaine de grands sites Seveso et concentre plus de 50 000 emplois dont plus de 10 000 spécifiquement sur la plateforme Chimie-Énergie-Environnement. Le site héberge six grands centres de recherche à dimension internationale et 2 000 chercheurs en R & D industrielle. Autour des trois champs historiques de l’activité, chimie-énergie-environnement, nous déployons aujourd’hui une chaine de valeurs qui va bien au-delà, puisque nous accueillons une multitude d’activités autour de la chimie bio-sourcée, les nouvelles énergies comme l’hydrogène, la biomasse et le photovoltaïque. Nous avons également de nombreux projets sur les matériaux composites par exemple. À l’image de Terenvie qui a construit une plateforme de dépollution via la phyto-remédiation. L’objectif est d’accélérer la transition des grands sites industriels existants vers ces nouveaux sujets qui concourent à la décarbonation du territoire.

RCL : Vous êtes inscrits depuis juillet dans le « Pack rebond » parmi 66 autres sites industriels, qu’attendez-vous de ce label ?

J.H. : Avant tout, nous sommes fiers d’avoir décroché ce label. C’est le fruit du travail d’accompagnement des projets industriels que l’on réalise au sein de Vallée de la Chimie depuis sa création. Ce label est bien la preuve que la France et ses territoires industriels sont outillés en ingénierie et ressources humaines, deux leviers qui facilitent les implantations industrielles. Grâce au « Pack rebond »nous attendons, clairement une réduction des délais d’instruction, des procédures et autorisations. Mais également des lignes de crédits pour la réalisation d’études nécessaires à l’installation d’entreprises et plus largement à la concrétisation de nombreux projets que nous avons pour l’heure laissés dans les cartons, comme les terrains pré-aménagés prêts à l’emploi ou encore, la construction d’une halle industrielle qui pourra accueillir des start-up ou des PME en phase d’industrialisation et que l’on souhaiterait garder sur le territoire.

RCL : Quid alors du foncier disponible ?

J.H. : Malheureusement, il ne nous en reste peu. « L’Appel des 30 ! » que nous avons lancé en 2015, qui visait alors à aller chercher de nouveaux projets industriels en chimie, énergie et environnement, a permis de consommer les derniers fonciers industriels disponibles. Aujourd’hui, nous ne disposons plus que de 10 hectares situés essentiellement au sein du site Seveso.

RCL : En quoi la crise de la Covid-19 peut être un accélérateur ?

J.H. : Même au plus fort de la crise, les industriels ont fait preuve d’une très grande agilité. Durant le confinement, 90 % de nos plateformes ont continué de fonctionner, notamment celles situées sur des secteurs stratégiques comme les molécules pour la pharmacie, mais aussi le gel hydroalcoolique, dont nos industriels sont les premiers fournisseurs, ou encore le silicone que l’on retrouve dans certains dispositifs chirurgicaux dont les masques de respirateurs. Pour ce qui est de la relocalisation des industries sur le site, transférer un outil de production implanté depuis des années à l’étranger en France, me paraît compliqué. En revanche, nous sommes persuadés que de nouveaux investissements qui étaient prévus au départ à l’étranger, pourront plus facilement aujourd’hui rester en France. La crise a révélé l’urgence de construire des chaines de valeurs locales, proches des bassins de consommation. Et pour le coup, nous sommes très bien positionnés.

RCL : Comment la Vallée de la Chimie profite-t-elle à l’ensemble du territoire sur lequel elle est implantée ?

J.H. : D’abord, elle est un bassin d’emplois à forte valeur ajoutée. Ensuite, elle a vocation à devenir l’usine énergétique métropolitaine, en fournissant toutes les énergies renouvelables dont l’ensemble du territoire métropolitain élargi a besoin, notamment grâce à la chaleur produite par les industriels. Enfin, nous avons également vocation à accompagner les industriels qui ne peuvent développer à proximité leurs activités industrielles sur le site, faute de foncier.

RCL : Un territoire attractif, c’est un territoire où l’on vit, avec des enjeux forts de politique publique, non ?

J.H. : La Vallée de la Chimie s’inscrit dans un territoire habité. Il compte 100 000 habitants. Notre singularité, c’est cette capacité que nous avons à faire dialoguer du mieux possible le territoire habité et le territoire productif. Concernant le logement, on a pris le sujet à brasle-corps en développant une offre adaptée aux besoins des salariés avec le 1 % logement, mais également en développant un outil innovant « Vivrou » qui permet de trouver un logement adapté à ses besoins. Quant à la mobilité, c’est également un enjeu fort pour le territoire. Face au manque d’infrastructures, nous avons développé avec l’Association du Développement Durable de la Vallée, des alternatives. Le vélo bien sûr, mais surtout, en septembre 2019, nous avons lancé un système de transport à la demande, une sorte d’ « Uber Vallée de la Chimie » qui permet à tous ses habitants et salariés de commander un taxi pour le prix d’un trajet en transport en commun. L’enjeu de demain est de développer les dessertes ferroviaires. Car pour l’heure, nous disposons de dix gares mais très peu de trains s’y arrêtent.

RCL : Comment la Vallée de la Chimie va-t-elle se déployer d’ici à 2030 ?

J.H. : D’ici à 2030, nous aurons engagé la trajectoire de décarbonation de la Vallée de la Chimie avec un objectif de baisser de 25 à 30 % les émissions de CO2.

■ Propos recueillis par Danièle Licata

Un nouvel appel à propositions pour des « sites industriels clés en main »

Alors que plus de 300 dossiers avaient été reçus et 78 sites identifiés et dévoilés en janvier puis en juillet 2020 lors d’une première campagne d’identification de sites industriels potentiels, un nouvel appel à propositions lancé mercredi 9 décembre permettra de compléter le maillage territorial des sites clés en main. Cette nouvelle édition sera également l’occasion d’intégrer des sites industriels en instance de cessation d’activité ou des friches industrielles réhabilitées. Un enjeu fondamental à la fois pour lutter contre l’artificialisation des sols et pour revitaliser nos territoires industriels. Selon le ministère de la cohésion des territoires, ces territoires pourront bénéficier des 300 millions d’euros mobilisés au titre de la relance dans le cadre du fonds pour le recyclage des friches. « Avec ce nouvel appel à propositions,  nous franchissons un pas de plus pour faire gagner du temps aux investisseurs et aux entreprises, et donc faciliter leur installation dans les territoires » selon Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les Collectivités territoriales. « Cet appel à propositions s’adresse plus particulièrement aux collectivités locales, qui seront les fers de lance du rebond industriel français dans les territoires » a ajouté Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée chargée de l’Industrie.

L’appel à propositions est ouvert jusqu’au 31 mars 2021 aux collectivités et opérateurs disposant de sites aménagés et attractifs, et engagés dans une vraie démarche de développement économique territorial ; une première relève des propositions sera effectuée le 5 janvier 2021. Conjointement avec les mesures de simplification et d’accélération des délais d’instruction de la loi d’Accélération et de Simplification de l’Action publique (ASAP) promulguée le 7 décembre, les sites industriels clés en main sont un élément-clef de la feuille de route du Gouvernement pour attirer des investissements industriels dans nos territoires et relocaliser des activités industrielles.

26 sites clés en main pour réindustrialiser l’Ile-de-France

Le lancement de cette première série de 26 sites industriels clés en main a un objectif clair. Il s’agit d’offrir un service personnalisé aux entreprises à la recherche d’une nouvelle implantation industrielle et de projeter l’Ile-de-France dans l’industrie de demain. Les sites identifiés ont été rigoureusement sélectionnés par la Région Ile-de-France, Choose Paris Region et ses partenaires selon trois critères : la vocation industrielle des projets, la taille minimum des terrains en bâti - 5000m2 - et la possibilité de lancement de la production sous 18 à 24 mois, soit un gain d’une année environ par rapport à une démarche classique hors sites clé en main. « Ces 26 sites sont répartis sur 11 territoires franciliens et correspondent à des parcelles de 4000 m² à 40 hectares, bâtis ou à bâtir, situés dans des territoires dynamiques, au coeur de bassins d’emploi et de R&D. Ils sont disponibles immédiatement et les activités qui y seront implantées le seront dans le respect de l’environnement et des territoires. Les sites présentés sont allégés de toutes procédures administratives, ce qui les rend très facilement et rapidement opérationnels et disponibles à la vente. », explique Lionel Grotto, Directeur Général de Choose Paris Region. Et d’ajouter : « Choose Paris Region met à la disposition des investisseurs des solutions clé en main : des lieux de localisation identifiés mais aussi notre expertise pour les accompagner et faciliter leur implantation, des solutions sur mesure pour chaque investisseur. En effet, les procédures administratives relatives à l'urbanisme, l'archéologie préventive et l'environnement ont été anticipées par toutes les parties prenantes afin d'offrir à l'investisseur une disponibilité à horizon 18 ou 24 mois. » Au total, 270 hectares de foncier industriel ont été identifiés. Comptant en général entre 20 et 50 emplois par hectare et sachant qu’un emploi dans l’industrie génère entre 3 à 4 emplois indirects, ce sont donc près de 22 000 emplois industriels qui pourraient être créés à horizon 2020, selon la Région.

Ces sites s’inscrivent aussi dans des stratégies territoriales : certains terrains sont dédiés à des filières spécifiques, comme Villejuif ou le Genopole d’Evry sur la santé, le Val d’Oise orienté sur l'électronique numérique, Saclay pour l’industrie du futur. Un certain nombre de filières sont privilégiées et sont des filières d’excellence régionales : la santé et les biotechnologies, la mobilité au sens large, l’agroalimentaire, l’aéronautique et le spatial, la ville durable, les technologies propres, le recyclage, etc.

 

Des moyens supplémentaires pour les territoires d’industrie

Deux mois après son lancement, le fonds d’accélération des investissements industriels dans les territoires est d’ores et déjà engagé en totalité en ce qui concerne l’année 2020, avec 179 projets pré-sélectionnés par l’Etat et les Régions. C’est le constat effectué par le comité de pilotage national « Territoires d’industrie » organisé le 9 novembre dernier , soit deux ans après le lancement du programme, pour faire le point sur l’avancement de cette initiative forte de reconquête industrielle, qui est à l’origine de 1 600 projets dans 148 territoires et plus de 500 intercommunalités. Compte tenu de la dynamique des territoires d’industrie, Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée auprès du ministre de l'économie, des finances et de la relance, chargée de l'industrie a confirmé que le Gouvernement présentera, dans le cadre du projet de loi de finances rectificative, une augmentation de 100 millions d’euros du fonds en 2020, par anticipation des crédits 2021. Pour intensifier ce soutien aux 148 territoires d’industrie sont également prévus un appel à manifestation d’intérêt destinés aux Territoires d’industrie pour déployer auprès de bassins d’emploi pilotes le nouveau dispositif de transition collective annoncé par le gouvernement fin octobre, un appel à candidature pour une nouvelle génération de sites clés en main ou encore le déploiement de la 5G fléché vers les territoires d’industrie.

Un nouveau directeur pour piloter les « Territoires d’Industrie »

Guillaume Basset, administrateur territorial, ancien directeur général adjoint de Régions de France, ancien sous-directeur au CGET, a été nommé lundi 13 janvier directeur du programme «Territoires d’industrie ». Il succède ainsi à Olivier Lluansi, qui rejoint le secteur privé. Il sera chargé de la mise en œuvre des 1000 projets de reconquête industrielle déjà remontés du terrain, en lien avec les industriels, les Régions, les Intercommunalités et l’ensemble des opérateurs de l’Etat. Pour rappel, « Territoires d’industrie » est un programme de reconquête industrielle lancé par le Premier ministre lors du conseil national de l’industrie du 22 novembre 2018. Il vise à déployer dans chacun des 146 Territoires d’industrie des plans d’actions sur 4 axes (recruter, attirer, innover, simplifier), favorisant le développement de l’industrie dans ces territoires. Ce programme est piloté par les Régions et animé par des binômes élu/industriel dans chaque territoire d’industrie.

Vers une redynamisation de l’industrie du territoire Nord Franche-Comté

Fortement mobilisée sur le programme « territoires d’industrie », la Banque des Territoires de la Caisse des dépôts vient de signer le contrat « Territoires d’industrie » de l’un des principaux bassins industriels de France, le Nord Franche-Comté, avec la présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté, Marie-Guite Dufay et le président du pôle métropolitain, Charles Demouge. Concrètement, la Banque des Territoires s’engage à soutenir les actions définies dans le contrat « Territoire d’industrie » du Nord Franche-Comté sur ses différents axes : recruter, innover, attirer, simplifier. Elle s’associe notamment à l’étude lancée sur la réappropriation des espaces PSA Sud et étudie toute opportunité d’investissement dans la requalification et la réindustrialisation de bâtiments industriels sur le territoire. Plus généralement, elle appuiera tout ce qui contribuera à la « réinvention » de ce territoire industriel : démarche industrie 4.0, formation, développement d’écosystèmes locaux industriels et développement de nouvelles technologies de l’énergie telles que l’hydrogène.

 

Un dispositif pour aider les territoires à reconquérir de leur industrie

Après l’identification de 124 « territoires d’industrie » répartis sur toute la France, puis une phase de préfiguration du programme « Territoires d’industrie » à l’échelle de 29 territoires en janvier dernier, place à la concrétisation. A l’occasion de la première assemblée des territoires d’industrie qui s’est tenue à Lyon le mardi 5 mars, Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires, et Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances ont signé 4 conventions de mobilisation avec des opérateurs publics. La Banque des territoires prévoit ainsi une enveloppe d’un montant d’environ 100 M€ par an d’ici à 2022 pour investir sur fonds propres dans les projets des territoires d’industrie. Pour sa part, Business France mettra en place un « Coach international » Team France Export référent pour chaque Territoire d’industrie. De son côté, Pôle emploi poursuit et renforce sa mobilisation pour identifier des solutions aux besoins en compétences des Territoires d’industrie. Dès l’été, le nouvel outil de datavisualisation Formadiag, outil de diagnostic territorial des besoins de formation, permettra de disposer des données de chaque Territoire d’industrie. Enfin, Bpifrance favorisera l’accès des entreprises des Territoires d’industrie aux dispositifs de financement et d’accompagnement déployés par la banque, notamment aux accélérateurs. Cette offre de services sera mise à disposition des Régions, en charge du pilotage de la démarche au niveau régional, et des Territoires d’industrie.