La ville d’Antony forme ses agents aux premiers secours en santé mentale

Que faire face à une personne angoissée, dépressive, ou suicidaire ? Comment aider quelqu’un souffrant d’une addiction ? Quels sont les signes caractéristiques d’une schizophrénie ? La ville d’Antony (Hauts-de-Seine) organise des formations destinées au personnel municipal pour leur apprendre comment apporter leur aide à une personne atteinte d’un trouble du comportement ou en état de crise.

Au cours des deux jours de formation, les participants obtiennent des connaissances générales en santé mentale, notamment sur les 4 troubles psychiques les plus fréquents - troubles dépressifs, anxieux, psychotiques et liés à l’utilisation de substances) – et apprennent à intervenir face à une personne trop stressée, souffrant d’une addiction ou en proie à une crise psychotique.
La formation fournit aussi quantité d’informations sur des partenaires locaux et des associations. « Promouvoir et proposer une politique locale utile et efficace de santé mentale, passe nécessairement  par la sensibilisation, la formation et le repérage précoce des troubles psychiques, estime Ioannis Vouldoukis, conseiller municipal délégué à l’hygiène et à la santé. Les souffrances psychologiques restent incomprises, stigmatisées. A travers le conseil local en santé mentale et des remontées du CCAS, le besoin de plus en plus important de ce type de formation s’est fait sentir. »    

En 2022, la Ville a formé près de 80 agents et des sessions sont déjà prévues pour l’année 2023. Elle envisage de les élargir aux élus, associations et aux jeunes. A l’issue de la formation, une attestation de secourisme en santé mentale est délivrée par l’association Premiers secours en santé mentale (PSSM) et est validée par le ministère de la Santé. Par ailleurs, Antony dispose d’un Conseil Local en Santé Mentale (CLSM), dont 260 existent en France, et d’une cellule de veille. Cette instance participative de sensibilisation, de réflexion et de proposition en matière de santé mentale est identifiée comme relais auprès du dispositif 3114, de prévention du suicide.

Les Hauts-de-Seine et les Yvelines veulent faire territoire commun

Il y a 4 ans, Patrick Devedjian, président du Département des Hauts-de-Seine et Pierre Bédier, président du Département des Yvelines, annonçaient leur volonté de fusionner les deux territoires. Depuis, plus de la moitié des services des deux collectivités ont été unifiés, permettant, par la mutualisation et l'échange de bonnes pratiques, d'offrir aux populations urbaines et rurales des deux départements un service public de proximité plus efficace, plus économe et plus innovant. Les présidents ont annoncé à l'occasion de la cérémonie des vœux, le lancement d'une plateforme de participation citoyenne autour du projet de territoire commun. Elle sera en ligne le 6 février prochain. Sa vocation : informer des enjeux de la fusion, mais également permettre aux habitants de s'exprimer autour de six thèmes : développement économique, emploi et innovation, mobilités, environnement et cadre de vie, solidarité et ruralité, culture et patrimoine, la Seine (nature, économie et tourisme).