Le Havre, vitrine de l’innovation industrielle dans l’éolien

C’est dans la métropole normande que le leader mondial de l’éolien, Siemens Gamesa, a choisi d’implanter son usine de fabrication d’éoliennes, le plus grand projet industriel de l’histoire des énergies renouvelables en France. Avec plus de 700 emplois à la clé et des débouchés pour les entreprises locales.

 

36 hectares, c’est la superficie du site industriel en cours de construction sur le port du Havre qui produira à partir de 2022 des éoliennes offshore. « Historiquement, les énergies renouvelables ont été développées en France en s'appuyant sur des capacités industrielles européennes et à l'étranger, selon Cédric Ternaco, responsable communication et affaires publiques chez siemens Gamesa France. Ce projet historique ouvre une nouvelle ère et place la France dans le cercle des nations qui disposent de capacités industrielles dans les énergies renouvelables ». Le projet comprend un bâtiment industriel de huit hectares, un espace de stockage ainsi qu’une zone logistique maritime de chargement et déchargement des pièces. « Et pour la première fois dans l'histoire de l'industrie de l'éolien, une seule et même usine fabriquera à la fois les pales et les nacelles destinées à l’assemblage d’éoliennes offshore » insiste Cedric Ternaco. C’est à partir de ce site que les éoliennes des parcs en mer de Dieppe-Le Tréport, Fécamp, Courseulles-sur-mer, Saint-Brieuc et Yeu-Noirmoutier seront produites.

 

Un emplacement stratégique

 

«  Cela fait près de 10 ans que les élus du territoire travaillent à l’implantation de cette nouvelle filière industrielle, précise décrit Jean-Baptiste Gastinne, 1er vice-président de la métropole en charge du Développement économique et du tourisme. Un enjeu majeur dans la mesure où depuis très longtemps Le Havre n’a plus accueilli un projet de cette ampleur. Son atout ? La métropole se situe à mi-chemin entre Dunkerque et Brest, où seront construits trois des six premiers parcs éoliens en mer décidés par la France ; sans compter les nombreux projets éoliens au large des côtes normandes». Le Havre est en outre idéalement positionné, à la croisée des chemins entre la Manche, de la mer du Nord et le Nord-Atlantique, trois marchés à fort potentiel de croissance dans l'éolien en mer. C’est aussi un bassin industriel historique qui dispose d'industries et de compétences dans les domaines de la mécanique, du composite, de l'énergie et plus globalement dans l'industrie maritime portuaire. Des métiers et savoir-faire en commun avec l'industrie de l'éolien. Quant au port du Havre, « c’est un des plus grands ports français avec une une histoire et un savoir-faire dans l'accompagnement des projets industriels » reconnait-on chez Siemens Gamesa.

Un projet largement porté par les collectivités

Ce projet a bénéficié du soutien financier de l’Etat, des collectivités locales, de la CCI Seine Estuaire mais aussi du Grand port maritime du Havre pour les aménagements publics nécessaires préalables à la construction de l'usine. « Les collectivités publiques se sont chargé de libérer l’espace portuaire nécessaire afin de pouvoir accueillir le site industriel de Siemens Gamesa. Les entreprises qui s’y trouvaient on dû être déplacées, explique le vice-président de la métropole. Ce sont elles qui financent le renforcement des sols, le détournement des routes ou encore l’aménagement des quais, avec le Grand port maritime du Havre ». Ce dernier vient par ailleurs de démarrer les travaux qui consisteront en la réalisation d’une plateforme RORO (roll-on, roll-off) et le renforcement du quai Hermann du Pasquier devant servir pour certaines opérations de manutention de charges particulièrement lourdes de composants d’éoliennes d’un poids de l’ordre de 500 tonnes. Une nouvelle voirie ainsi que la construction d’une plateforme d’assise sont également prévues pour la mise en place ultérieure d’équipements ferroviaires. Le coût des travaux publics réalisés se monte à 121,6 M€ HT répartis de la manière suivante : 48 M€ pour l’Etat, 16 M€ pour la région Normandie, 12,4 M€ pour la communauté urbaine Le Havre Seine métropole et 100.000€ la CCI Seine estuaire. Le reste, soit 45,1 M€ est porté par le Grand port maritime du Havre.

Un projet créateur d’emploi

« C'est aussi le projet industriel qui va créer le plus d'emplois dans un territoire aujourd’hui en France », se félicite Cédric Turnaco. Quelque 750 emplois seront générés sur le site dans la soudure, la chaudronnerie, l’assemblage, la manutention, l’électrotechnique, le drappage , le management, etc. Un défi pour lequel Siemens Gamesa travaille depuis près de deux ans avec le Pôle emploi Normandie dont la Méthode de Recrutement par Simulation (MRS) favorise l’inclusion sociale et l'intégration de personnes éloignées de l'emploi. « Il est clair que nous avons des objectifs très ambitieux en matière de diversité, de recrutement de personnes éloignées de l’emploi et d’intégration des femmes dans l’industrie. La MRS est un outil nécessaire et adapté pour se donner les moyens de remplir ces objectifs dans le cadre d’un recrutement aussi massif et rapide » a précisé Arnaud Gomel, directeur des Ressources Humaines de Siemens Gamesa France.

De ce projet, les élus métropolitains attendent bien entendu des retombées économiques sur les moyen et long termes. « Nous considérons l’éolien comme une filière d'avenir en croissance, et pour l'instant la croissance ne se dément pas puisque la France prépare déjà l'attribution ainsi que l'aménagement de nouveaux parcs » avance Jean-Baptiste Gastinne. Ce qui signifie que cette usine pourra assurer une activité pendant de nombreuses années et surtout profitera à toute l’économie régionale. La CCI est très active dans la mise en relation de Siemens Gamesa avec des fournisseurs normands» Les élus espèrent surtout attirer et fixer sur le territoire des compétences, des moyens et des ressources dans le domaine plus vaste des énergies marines renouvelables. « Une filière complète est en train de s'implanter au Havre qui a nécessité beaucoup de travail en amont. C’est une grande satisfaction de voir que le projet aboutit » ajoute Jean-Baptiste Gastinne. Siemens Gamesa, lui, voit déjà l'usine du Havre comme le poumon industriel du programme éolien offshore en France.

Blandine Klaas

 

« L'avenir pour les filières éoliennes terrestre et offshore en France est prometteur »

« L’éolien est une filière dynamique et créatrice d’emplois, estime Matthieu Monnier, Adjoint en charge de l’Offshore, des Territoires et Expertises chez France Energie Eolienne. Il voit dans cette énergie bas carbone un moyen d’atteindre les objectifs de lutte contre le changement climatique. Entretien.

Comment se présente le développement de l'éolien aujourd'hui en France ?

L’éolien est la seule filière des énergies renouvelables qui avait atteint les objectifs de la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) en 2018 mais elle fait face, aujourd’hui, à un ralentissement de sa croissance depuis deux ans environ. En effet, la PPE qui fixe les priorités d’actions des pouvoirs publics dans le domaine de la transition énergétique, a prévu des objectifs pour la filière éolienne terrestre : une puissance installée de 1,9 GW par an ; or nous n’installons que 1,3 GW à l’heure actuelle, soit une centaine de projets de parcs. Un retard qui s’explique notamment par des délais d’instruction des autorisations et de traitement des recours relativement longs. L’éolien reste néanmoins un secteur attractif pour les entreprises. En 2019, 2000 emplois environ ont été créés, soit une croissance de 10 % en un an. Cette tendance a été accentuée par le démarrage de l'éolien offshore en France dont les premiers projets ont contribué à l’essor de la filière.

Où en sont les projets en mer?

Sept projets commerciaux de parcs éoliens posés en mer ont été attribués dans le cadre d’appels d’offres lancés en 2012. Après de 10 ans de développement, les quatre premiers projets basés au large de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), de Fécamp (Seine-Maritime), de Courseulles (Calvados) et de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) arrivent en phase de construction pour une mise en service à partir de 2022.

L'éolien flottant se développe également, avec plusieurs fermes pilotes installées en France pour une puissance d’environ 24-30 MW par projet. Ces dernières seront installées au large des îles de Groix Belle-île en Bretagne, au large de Leucate Barcarès et de Gruissan, en Occitanie, et enfin au large de Port Saint Louis du Rhône (PACA) d’ici 2023. Le premier projet commercial flottant sera lancé en Bretagne sud. L'appel d'offres devrait être attribué en 2022 pour une mise en service aux alentours de 2028, avec une puissance installée de 250 MW. Deux autres projets commerciaux suivront en Méditerranée (2 fois 250 MW), pour une attribution à fin 2022, et une mise en service vers 2028.

Avec un potentiel de développement économique pour les territoires, les projets en mer sont-ils l'avenir de l'éolien en France ?

Sur les 20 000 emplois du secteur éolien à fin 2019, 3 000 sont issus de l’éolien en mer, une filière complémentaire à l'éolien terrestre qui va contribuer à développer l'industrie sur le territoire national d'une manière encore plus importante en termes de compétences et d’opportunités économiques pour les entreprises. Donc un moteur de croissance additionnel pour la France qui a la chance d'accueillir des usines sur son territoire. Siemens Gamesa s’implante au Havre, General Electric Renewable Energy produit des nacelles et génératrices à Montoir-de-Bretagne, des pales à Cherbourg et possède son centre d’ingénierie offshore mondial à Nantes. Ces usines vont structurer la filière offshore, aux côtés de nombreux sous-traitants, et dynamiser la croissance globale de l'éolien en France.

Quelle perception ont les Français de cette énergie ?

L’opinion est majoritairement positive sur l'éolien ce qui n’empêche pas les nombreux recours qui sont le fait d'une infime minorité. Ce que montre l’enquête Harris réalisée en novembre 2020 pour France Energie Eolienne sur la perception de l’éolien par les Français – et plus particulièrement ceux habitant à moins de 5 kilomètres d’un parc éolien. Seuls 5 à 6 % de Français se disent complètement opposés, des chiffres que l’on retrouve également dans les études de l'ADEME et dans le baromètre 2020 de l’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Les Français ont en majorité une bonne image mais cette minorité peu convaincue, structurée en lobbies au niveau national, a tendance à lancer des recours sur chacun des projets de parc éolien (terrestre et offshore). Ces actions ralentissent leur développement et, dans le même temps, notre objectif de lutte contre le changement climatique.

Quels sont les atouts de l’énergie éolienne ?

L’énergie est une énergie propre, très bas carbone, qui dégage environ 12 grammes de CO 2 par kWh produit (éolien terrestre) avec un taux d'économie circulaire élevé puisque nous sommes capables de recycler ou réutiliser 90 % de la masse des déchets d'un parc éolien en fin de vie. C’est aussi une énergie créatrice d'emplois selon l'Observatoire de l'éolien 2020 que nous avons établi avec Capgemini. Les données montrent que le secteur crée 4 à 5 emplois par jour en France sur tous les maillons de la chaîne de valeur et constitue une opportunité pour les territoires. Certains sont très dynamiques comme l’Occitanie où se sont installés historiquement les développeurs éoliens. Les Pays de la Loire et Auvergne Rhône-Alpes sont davantage tournées vers les industries mécaniques. Actuellement, une spécialisation sur l’éolien offshore se développe en Pays de la Loire, Bretagne et en Normandie. N’oublions pas que l’éolien génère des recettes fiscales pour les collectivités qui accueillent les parcs. Entre 10 et 15000€ de recettes par MW installé par an et des missions pour les entreprises locales (génie civil électrique, maintenance, etc). Enfin, notre association participe activement au groupe de travail lancé par le ministère de la Transition écologique sur le financement participatif des parcs éoliens. Il s’agit d’inciter les citoyens à participer financièrement aux projets et bénéficier, ainsi, des retombées en lien avec la production d'énergie.

Quelles sont, selon vous, les perspectives de la filière ?

Avec la progression de la part des énergies renouvelables dans la consommation finale brute d’énergie prévue par la loi - 33% en 2030 - l'avenir pour les filières éoliennes terrestre et offshore en France est très prometteur à condition que l'on se donne les moyens de mettre en œuvre les ambitions affichées. Cela passe par des instructions d'autorisation facilitées, par une accélération du traitement des recours et beaucoup de pédagogie. De son côté, la filière doit poursuivre sa promotion des bonnes pratiques au sein des projets, pour que les citoyens qui accueillent des parcs, près de chez eux, en aient une image encore meilleure.

Blandine Klaas

Inondations : les travaux du projet de La Bassée sont lancés en Ile-de-France

Les travaux du projet de la Bassée (77) ont démarré en début d’année. Objectif : contenir les crues de la Seine en stockant le surplusd’eau dans un bassin. Coût de l’opération : 114 M€ dont 100 M€ pour les travaux.

Les risques d’inondation sont une réalité sur le territoire francilien. Le projet de la Bassée, dont les travaux ont démarré en début d’année, permettra de contenir les crues majeures de la Seine en stockant le surplus d’eau dans un bassin. Il complètera l’action des quatre lacs-réservoirs déjà existants sur la Marne, la Seine l’Aube et l’Yonne. Mi-décembre 2020, le projet de la Bassée construit entre Montereau-Fault-Yonne et Bray-sur-Seine en Seine-et-Marne, à la confluence de la Seine et de l’Yonne, était déclaré d’utilité publique. Concrètement, il prévoit l’aménagement d’un casier pilote – au lieu des neuf casiers présentés dans le projet initial en 2012 – un espace endigué de 360 hectares associé à huit kilomètres de digues et une station de pompage afin de contenir 10 millions de mètres cubes d’eau en cas de crue majeure de la Seine. C’est le schéma proposé par l’Établissement public territorial de bassin (EPTB) Seine Grands Lacs pour assurer, à l’avenir, une meilleure protection des communes franciliennes contre les inondations. « Pour limiter l’effet des crues de la Seine, il nous faut agir en amont sur l’Yonne, son principal affluent » explique Grégoire Isidore, directeur de la Bassée et de l’hydrologie, adjoint au directeur général des services. En effet, un rapport du ministère de la Transition écologique publié en décembre 2018 confirme que l’Yonne a apporté, en janvier 2018, 40 % de la crue observée à Paris-Austerlitz. Le dispositif consiste à retenir les eaux de la Seine au moment du passage de la crue de l’Yonne, en pompant et en stockant dans des casiers l’eau de la Seine au moment du pic de crue. « Nous allons pour cela construire un ouvrage sur la Seine qui, par son caractère actif et grâce à un système de pompage, viendra agir indirectement sur la crue de l’Yonne, ajoute le directeur. Avec cet aménagement, nous aurions fait baisser de 15 centimètres le niveau maximal des crues sur la Seine en janvier 2018. » Il sera utilisé tous les cinq à six ans pour une durée moyenne de quinze jours. Le reste du temps, l’EPTB souhaite que des activités perdurent, dans cet espace non habité qui aura vocation à accueillir des activités agricoles, de chasse et de pêche.

UNE STATION DE POMPAGE AUX MULTIPLES VOCATIONS

C’est une station de pompage qui permettra le remplissage de la digue en prélevant l’eau de la Seine pour la stocker dans le casier. L’ouvrage industriel de 50 mètres de diamètre sera équipé de huit pompes ultra-puissantes capables de pomper jusqu’à 42 mètres cubes d’eau par seconde et doté d’un système de gestion centralisé. Des ouvrages hydrauliques associés permettront de vidanger le site et d’assurer la continuité du réseau hydrographique secondaire. Ce même équipement pilotera l’opération de vidange du casier, une fois la crue maîtrisée. Pour donner une utilité plus large à ce bâtiment, l’EPTB en accord avec les élus, a souhaité d’en faire un outil qui soit utile pour les collectivités locales, les scolaires et les associations. Ainsi, le toit du bâtiment sera accessible tel un jardin public, surmonté d’un belvédère comme support inédit de découverte du territoire.

DES ENJEUX ÉCOLOGIQUES

Le projet inclut un volet de valorisation écologique de la zone humide de la Bassée aval sur lesquels d’importants enjeux écologiques ont été soulevés à l’occasion des nombreux débats publics organisés depuis 2012. « Nous allons réaliser des travaux de restauration écologiques dont l’objectif est de recréer pour la faune des habitats naturels caractéristiques de cette zone de la Bassée aval avant les grands aménagements des années cinquante et soixante. Nous travaillons pour cela avec les associations locales et naturalistes de manière à être le plus efficient possible », affirme Grégoire Isidore. 13 % du coût des travaux seront consacrés à des mesures de travaux écologiques contre 5 % généralement pour les projets d’infrastructure, selon l’EPTB. C’est ainsi que cinq zones de valorisation écologique prioritaires ont été identifiées sur lesquelles des mesures de protection environnementale seront menées, visant à restaurer les habitats naturels sensibles et les lieux de vie des amphibiens grâce à des barrières spécifiques.

Les premières étapes, qui consistent à libérer l’espace nécessaire à l’implantation de la digue et de la station de pompage, ont débuté en janvier 2021. Des opérations de débroussaillage des buissons et bosquets puis d’abattage et de dessouchage des arbres dans le strictrespect des espèces animales seront réalisées. L’ensemble des arbres sera valorisé selon leur nature et leur potentiel. Enfin, des opérations visant à éradiquer la renouée du Japon seront menées. Classée « espèce exotique envahissante », cette plante pose un problème écologique important en provoquant la disparition de la flore locale essentielle à l’équilibre de la biodiversité Après le passage de la DRAC pour les fouilles archéologiques, seront construites dès le second semestre les infrastructures logistiquesnécessaires au démarrage début 2022 : un quai fluvial, une piste de chantier ainsi qu’une zone de stockage de matériaux seront aménagés.

Coût du projet : 114 M€ dont 100 M€ pour les travaux. 14 M€ seront consacrés aux frais d’études et d’acquisition foncière. La moitié du financement est assurée par l’État grâce au fonds de prévention des risques naturels, dit le fonds Barnier. La métropole du Grand Paris, principal EPCI bénéficiaire du projet, assurera 30 % du coût tandis que les 20 % restants seront financés par l’EPTB Seine Grands lacs. La mise en service est prévue début 2024.

Blandine klaas

 

 

Eoliennes en mer : feu vert pour le projet du Tréport

Le projet de parc éolien en mer posé au large de Dieppe – Le Tréport, attribué en juin 2014 à la société Eoliennes en Mer Dieppe - Le Tréport (EMDT), se concrétise. En obtenant le 26 février 2019 les autorisations préfectorales nécessaires, EMDT, portée par ENGIE, EDPR, Sumitomo Corporation et la Banque des Territoires, pourra désormais préparer la construction du parc ou encore la conduite des appels d’offres de sous-traitance pour la fabrication et l’installation de ces composants. Ce projet, ainsi que celui des îles d’Yeu et de Noirmoutier, devrait permettre la création de près de 3 000 emplois directs et indirects. Ces emplois seront mobilisés pendant les phases de construction et d’exploitation des parcs via notamment les deux unités de production de pales et de nacelles de Siemens Gamesa prévues au Havre et opérationnelles en 2021.