Pôle emploi et les maires des Stations de Montagne s’unissent pour promouvoir les métiers de la montagne

Une campagne de communication commune entre l’Association Nationale des Maires des Stations de Montagne (ANMSM) et Pôle Emploi vient d’être lancée afin de pourvoir aux dizaines de milliers d’emplois saisonniers disponibles en stations de montagne pour la saison d’hiver.

Pour accueillir les 10 millions de touristes par saison qui sont attendus dans les stations de ski françaises, les stations de montagne recrutent de nombreux emplois saisonniers parmi les 120.000 emplois directs et 300.000 emplois indirects que génère l’activité économique des stations. Cette année, l’ANMSM et Pôle emploi s’associent à travers une campagne commune, « La montagne, ça vous gagne ! Et ça recrute ! » qui sera diffusée sur les réseaux de Pôle emploi « pour donner une plus grande visibilité aux métiers de la montagne ; faire connaitre l’ensemble des opportunités d’emploi qu’elle offre pour la saison qui est engagée et donner envie d’y travailler ! » explique Ivane Squelbut, directrice des partenariats et de la territorialisation de Pôle emploi. Pour Jean Luc Boch, Président de l’ANMSM et maire de la Plagne Tarentaise, « nos territoires touristiques connaissent depuis deux ans des difficultés de recrutement des personnels saisonniers dont la présence est indispensable au fonctionnement de nos stations. Ainsi, afin de pourvoir aux milliers d’emplois saisonniers encore disponibles pour la saison d’hiver, l’ANMSM s’est rapprochée de Pôle Emploi dans le but de faire émerger des candidatures pour les principaux secteurs en tension. L’objectif de cette campagne de communication commune à nos deux structures est de redonner envie aux saisonniers de revenir à la montagne pour y travailler dans un cadre exceptionnel ». Chaque agence Pôle emploi proche des 100 stations membres de l’ANMSM mettra en œuvre des jobdatings, des rencontres et des ateliers pour faire découvrir les métiers des stations et aider à recruter.

 

Mobiville favorise la mobilité géographique professionnelle

Pour Jean Bassères, directeur général de Pôle emploi : « L’insertion professionnelle des demandeurs d’emploi dépend de leur niveau de compétences et de qualification mais également de leur capacité à opérer éventuellement une mobilité géographique pour accéder aux bassins d’emploi ». C’est ce que propose, Mobiville, outil d’aide à la décision qui permet aux demandeurs d’emploi et aux salariés de s’orienter vers les territoires qui recrutent tout en intégrant leurs souhaits de cadre de vie. Sur la base des préférences personnelles concernant le cadre de vie (métropole, vie rurale, mer, montagne...) et professionnelles (métier, contrat, temps de travail, salaire...), Mobiville propose une sélection de villes qui recrutent et qui correspondent à la qualité de vie recherchée. L’utilisateur y retrouve des informations sur l’emploi, le logement, le cadre de vie et les aides à la mobilité. Depuis sa mise en ligne il y a un an, déjà plus de 124 000 personnes ont utilisé la plateforme et 30 000 y ont consulté les informations sur les aides à la mobilité. Mobiville a également déclenché 5400 projets de mobilité auprès de personnes qui ne l’envisageaient pas auparavant. « Faire une recherche d’emploi ou de logement dans une région que l’on ne connaît pas peut s’avérer difficile. Mobiville m’a permis d’avoir toutes les informations pour lancer mon projet. Lorsque j’ai obtenu ma promesse d’embauche, j’ai bénéficié d’un conseiller logement dédié et j’ai pu déménager sereinement » explique Jonathan, conseiller technique à Rodez. Un projet de déménagement avec Mobiville aboutit en 4 à 6 mois contre 9 à 12 mois sans cet accompagnement. Depuis sa mise en ligne il y a un an, déjà plus de 124 000 personnes ont utilisé la plateforme et 30 000 y ont consulté les informations sur les aides à la mobilité. Mobiville a également déclenché 5400 projets de mobilité auprès de personnes qui ne l’envisageaient pas auparavant.

La première marque employeur des services publics est née

Mieux faire connaître les métiers du service public et attirer de nouveaux talents. C’est l’objectif de la nouvelle plateforme Choisirleservicepublic.gouv.fr pour répondre à l’urgence de la désaffection croissante, en particulier des jeunes, vis-à-vis des métiers de la fonction publique.

En 25 ans, le nombre de candidats qui se présentent aux concours de l’Etat a été divisé par trois et seulement un jeune sur dix se dit intéressé par les métiers du service public. Cette situation paradoxale, alimentée par de nombreuses et anciennes idées reçues sur la fonction publique a poussé l’Etat à réagir. « Derrière ces chiffres, il y a une réalité urgente et concrète, une fatalité que nous ne pouvons accepter : si nous continuons sur cette voie, c’est l’efficacité même du service public qui est en jeu, c’est sa capacité à servir tous les Français, dans tous les territoires, qui est menacée » a déclaré Amélie de Montchalin, ministre de la transformation et de la fonction publiques dans son discours de lancement du dispositif lundi 7 février 2022. « Cette désaffection s’est nouée sur des malentendus et des préjugés qu’il nous appartient de déconstruire » a ajouté la ministre. En créant la plateforme en ligne, le gouvernement espère mieux faire connaître les métiers du service public et attirer de nouveaux talents. Elle rassemblera pour la première fois, dès cette année, 45 000 offres d’emploi, campagnes de recrutement, contenus d’information sur les métiers, concours, opportunités, et carrières des trois fonctions publiques, de l’Etat, de la territoriale, et hospitalière. Elle réunira aussi d’ici la fin du 1er semestre 2022 toutes les campagnes de recrutement du service public. « Je dévoile une marque et une bannière, un signe de reconnaissance, une identité et une fierté pour tous ceux qui servent déjà et à l’attention de toutes celles et ceux qui veulent nous rejoindre : celles et ceux qui veulent choisir le sens, l’action et l’audace du service public.! » a poursuivi la ministre de la transformation et de la fonction publiques.

Une opportunité pour les jeunes

C’est en partie aux jeunes que s’adresse ce dispositif. La fonction publique, de l’Etat, territoriale et hospitalière, premier employeur de France, constitue en effet une opportunité majeure, et trop méconnue, de recrutement pour les jeunes. C’est également une des rares organisations qui recrutent tous les jeunes quel que soit le niveau de diplôme. En 2022, la fonction publique offre ainsi 100 000 postes par concours dans les domaines du développement numérique, de la protection de l’environnement ou encore l’aide à la personne ... L’Etat s’engage par ailleurs à recruter 40 000 stagiaires ainsi que 6000 apprentis supplémentaires, soit un total de 14 000 jeunes en apprentissage. Un nombre jamais atteint selon le ministère.

"Il faut réformer le revenu de solidarité active (RSA)"

Annie Corne, vice-présidente du conseil départemental de l’Allier, chargée de l’insertion et de l’emploi, appelle à une réforme du RSA. elle est à l'origine d'une proposition de loi d'expérimentation votée par le Sénat pour réinsérer les bénéficiaires du RSA sur le marché de l'emploi.

Depuis 2009, le RSA assure aux personnes sans ressources, un niveau minimum de revenu pour que chacun puisse vivre dans la dignité humaine, telle que le prévoit la Constitution de 1946. Il visait à aider nos concitoyens lorsque survenaient des incidents temporaires de la vie. Mais ce dispositif n’est plus satisfaisant. Certes, il a tenté de rapprocher les allocataires du marché de l’emploi (incitations financières, formation, accompagnement…) mais il ne parvient plus à son objectif aujourd’hui car il est vu comme une solution permanente. Le nombre de bénéficiaires ne cesse d’augmenter autant que la pression sur les conseils départementaux qui gèrent le RSA et le financent avec l’État. Les départements sont de plus en plus impactés et doivent supporter un reste à charge qui plombe littéralement les finances locales. En même temps, la plupart de nos départements ont autant d’offres d’emploi non pourvues que de bénéficiaires du RSA. Tel est le constat et il est invraisemblable ! D’ailleurs, le président de la République ne disait pas autre chose dans son allocution du 11 juillet dernier, exhortant sa majorité à réformer ce système d’allocations. Seulement, aux paroles, il faut désormais joindre les actes !

Agir vite, dans l’intérêt général

Le conseil départemental de l’Allier s’est donné les moyens d’agir pour proposer un dispositif novateur à l’attention des bénéficiaires du RSA. Il votait à l’automne 2020, à l’unanimité de ses membres, une proposition de loi d’expérimentation transmise et adoptée par le Sénat le 15 avril 2021, portée par Claude Malhuret, sénateur de l’Allier. Depuis, le temps institutionnel s’étire alors que nos concitoyens et les départements s’impatientent. En effet, cette proposition de loi attend à l’Assemblée nationale depuis plus de sept mois alors que nous entendons chaque jour la nécessité de relancer l’économie et l’emploi ! Pendant ce temps, une personne au RSA qui retrouve un emploi va perdre différentes aides au bout de trois mois ; ce qui a un effet désincitatif. Une telle situation génère à la fois un sentiment d’iniquité pour ceux qui ont un emploi tout autant qu’une dévalorisation insidieuse des allocataires qui ne les conduit pas vers une reprise d’activité.

Cumuler RSA et retour à l’emploi

Ainsi nous avons imaginé en Allier, cette proposition de loi d’expérimentation qui s’adresse aux départements volontaires et permettrait aux allocataires du RSA de cumuler les revenus d’une activité salariée (15h/semaine) et le RSA pour une durée de neuf mois, afin de favoriser progressivement les démarches de retour à l’emploi et de les sécuriser. À l’issue de ce délai, ils pourraient bénéficier d’un contrat initiative emploi départemental (CIED) afin de poursuivre leur parcours d’insertion sans césure vers l’emploi. L’accès encadré de ce dispositif assurera que les revenus cumulés des publics concernés ne soient pas plus importants que ceux d’un salarié à plein temps. Ce dispositif, basé sur le volontariat, (compatible avec les autres dispositifs existants), sans incidence budgétaire pour les collectivités départementales et pour l’État, présente l’avantage de responsabiliser à la fois les bénéficiaires et les entreprises. Il participe en même temps à la vitalité de notre économie et au renforcement de la cohésion nationale par la revalorisation de chacun au sein de la société.

Que fait l’Assemblée nationale ?

Allons-nous laisser passer cette opportunité au motif que la législature se termine ? Il est encore temps pour les députés, en particulier à la commission des affaires sociales où le texte stationne depuis le 16 avril 2021, de relever le gant ! En l’examinant, ils trouveront l’opportunité de répondre aux effets de la crise sanitaire qui a dégradé le marché du travail. Mais aussi la possibilité de mettre en relation des demandeurs d’emploi et des secteurs en tension où de nombreuses offres restent non pourvues. À défaut, qu’allons-nous répondre aux entreprises qui ne trouvent plus d’employés dans certains secteurs de l’économie ? Oui, il faut réformer le RSA avec cette solution expérimentale et innovante ! Elle conjugue un accompagnement personnalisé et un complément de revenu transitoire, pour un retour facilité et non artificiel vers l’emploi. Nous ne pouvons plus maintenir des personnes dans la dépendance aux allocations sans pour autant parvenir à lever la précarité. Il faut les aider, les accompagner, les inciter et marquer nettement l’écart entre le revenu du travail et celui de l’assistance. Avançons vers une société qui offre des emplois à tous, mais qui sait aussi récompenser chacun, pour l’effort accompli.

Lyon et Décines-Charpieu mobilisées pour sauver la société Gifrer

A l’image de Béthune (62), qui voilà quelques semaines tentait d’empêcher la fermeture de l’usine du géant du pneumatique Bridgestone sur son territoire, la commune de Décines-Charpieu (69) et sa maire, Laurence Fautra, se mobilisent auprès des salariés de Gifrer pour sauver l’entreprise pharmaceutique et les 125 emplois qui sont actuellement menacés. Pour relancer les négociations avec Gifrer, la Métropole de Lyon, en accord avec la mairie de Décines, a décidé de racheter le foncier du site à sa valeur de marché pour permettre le maintien des activités productives et tenter de sauver les 125 postes menacés de suppression. « Le rachat du foncier va nous permettre d’ouvrir de nouvelles discussions avec le PDG de la société Gifrer. Il est essentiel pour nous de sauver cette entreprise française, aux savoir-faire remarquables et qui nous sont précieux pendant cette crise sanitaire. La Métropole se mobilise aux côtés des salariés et va négocier au mieux auprès de la Direction dans les prochains jours pour imaginer l’avenir de l’entreprise à court et moyen terme » souligne Emeline Baume, 1ère vice-présidente déléguée à l’Économie, à l’Emploi, au Commerce, au Numérique et à la Commande publique. « Décines est très attachée à l’entreprise Gifrer et à ses salariés, qui, pour certains d’entre eux, travaillent depuis plus de 20 ans pour cette société. Je reste très vigilante sur les négociations qui vont avoir lieu dans les prochains jours et attend des garanties et des propositions acceptables pour les salariés. Je serai avec eux jusque dans la dernière ligne droite » ajoute Laurence Fautra, Maire de Décines. Dans un courrier signé conjointement Métropole de Lyon - Ville de Décines adressé à Agnès Pannier-Runachier, Ministre déléguée auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance, chargée de l'Industrie, les élus interpellent la ministre sur l’importance d’intégrer Gifrer comme projet d’investissement productif dans le cadre du plan national « France Relance » afin de permettre la reprise totale ou partielle de ses activités.

Finisterejob.fr vise l’emploi des jeunes

Pour accompagner la reprise économique dans ce contexte post crise sanitaire, le Conseil départemental du Finistère et HelloWork via son activité SmartForum lancent une plateforme locale dédiée à l’emploi des jeunes. Dès le lancement de finisterejob.fr, plus de 11 000 offres issues de l’agrégation de site nationaux, ont été mises en ligne. La plateforme enrichie d’actualités locales et d’offres des entreprises partenaires propose des opportunités aux jeunes finistériens dans les secteurs qui recrutent comme l’industrie, le BTP, la santé, la petite enfance, le commerce ou encore l’agriculture. Une attention toute particulière est également portée aux candidats en situation de handicap afin qu’ils puissent profiter d’offres adaptées à leur situation à travers une rubrique dédiée. « La plateforme finisterejob.fr est complète puisqu’elle permet à la fois de simplifier le processus de candidature et les échanges entre candidats et entreprises, de prendre des rendez-vous en ligne mais aussi de se former en ligne » souligne Michaël Quernez, premier vice-président du Conseil départemental.

 

Brest métropole crée une instance économique de concertation du bassin d’emplois

Une forte mobilisation des acteurs publics et privés était nécessaire pour agir à court terme sur les conditions nécessaires à la reprise économique. D’où l’initiative de Brest métropole et de la CCI métropolitaine Bretagne ouest (CCIMBO) de mettre en place à l’échelle du bassin d’emplois une instance économique de concertation. Réunie pour la première fois en visioconférence lundi 4 mai, cette instance qui regroupe Brest métropole, la Région Bretagne, le Conseil départemental, les EPCI du Pays de Brest, les trois organismes consulaires et associe d’autres organismes ou instances, comme la Banque de France ou le Tribunal de commerce, partagera les informations, les analyses et les avis nécessaires pour définir les actions appropriées et faciliter la prise de décision. Une approche collective qui, selon Pascal Lelarge, Préfet du Finistère « doit permettre de travailler sur le court terme pour limiter les dégâts économiques et sociaux, mais aussi sur le moyen terme afin d’accélérer les mutations, être force de proposition, être locomotive d'un grand projet collectif, libérer les énergies et accompagner une reprise plus responsable, notamment en intégrant mieux la consommation locale ». Concernant la feuille de route, elle porte sur quatre types d’actions : partager et mesurer l’impact de la crise pour le tissu économique, optimiser l’effet des mesures correctives à mettre en place ; repérer les freins à la reprise, les fragilités, les risques et enfin dynamiser la reprise. « Le but est aussi d'identifier de nouveaux leviers d’action notamment pour nos secteurs stratégiques, et pour préparer les conditions de la relance pour redynamiser l’économie de notre territoire » affirme François Cuillandre, maire de Brest et président de Brest métropole.

 

84% des créations d’emplois sont concentrées dans les grandes aires urbaines

Alors que les maires s’apprêtent à remettre en jeu leur mandat, la 3ème édition du Baromètre Arthur Loyd de l’attractivité et du dynamisme des métropoles françaises aide à comprendre le fossé qui se creuse entre les grandes métropoles et le reste du territoire. En 2018, face à la baisse généralisée des créations nettes d’emplois, seules les plus grandes agglomérations françaises résistent. Selon l’étude, en comparaison au reste du territoire national, les grandes et très grandes métropoles régionales ainsi que le Très Grand Paris bénéficient d’une importante dynamique dans la création d’emplois. Ces dernières font ainsi preuve d’une certaine résilience en réussissant à créer plus d’emplois qu’ailleurs en France avec 84 % des créations nettes dans le secteur privé en 2018 (contre 63% en 2017) alors que la croissance économique est pourtant plus faible : 1,7% de croissance du PIB en 2018, en baisse de 0,6 point par rapport à 2017. A contrario, les aires urbaines de moins de 500 000 habitants sont les plus touchées par le ralentissement des créations d’emplois. Dans ces territoires, ces dernières ont été divisées par 4 en 2018. « La plupart des petites et moyennes villes se heurtent à un plafond de verre. Moins résistantes à la tourmente, elles sont les premières touchées par le ralentissement de la croissance économique. A l’aube des élections municipales et d’une nouvelle étape de décentralisation, on comprend à quel point le rôle des élus locaux est central en matière de développement territorial. Ces chiffres nous démontrent comment les grandes métropoles sont responsables de leur bassin économique et peuvent tirer vers le haut leurs écosystèmes dont les couronnes périurbaines et rurales font partie» analyse Cevan Torossian, Directeur du pôle Etudes & Recherche d'Arthur Loyd.

Automobile : la ville de Poissy « s’inscrit pleinement dans la stratégie de PSA »

L’officialisation le 31 octobre 2019 du projet de fusion des groupes PSA et Fiat Chrysler pour constituer le 4e plus grand constructeur mondial est une opportunité pour la ville de Poissy. "C’est une excellente nouvelle pour la ville de Poissy qui s’inscrit pleinement dans la stratégie et la dynamique développées par le groupe automobile ces dernières années. Le pôle tertiaire pisciacais accueille désormais les cadres du siège de la Grande Armée et compte 5 000 collaborateurs. 2 200 ingénieurs ont aussi déménagé de La Garenne-Colombes et travaillent aujourd’hui sur les motorisations du futur au sein d’un centre d’excellence en recherche et développement (R&D). PSA a enfin investi 150 millions pour transformer et moderniser la plate-forme de montage du site de production qui peut monter des motorisations essence et électrique à la demande » a réagi le maire Karl Olive. Et de souligner que la Ville sera particulièrement attentive à l’avenir de l’usine de Poissy.  Outre le renforcement des marques des deux groupes, la fusion permettrait de doter la nouvelle entité des capacités et ressources pour relever les défis de la mobilité durable, notamment les moteurs électrifiés, la voiture autonome, les technologies digitales et connectées.

Handicap et fonction publique : le Sénat fait des propositions

Le 22 mai 2019, la commission des lois du Sénat a adopté les propositions présentées par Catherine Di Folco et Didier Marie, rapporteurs, destinées à mieux intégrer les personnes en situation de handicap au sein de la fonction publique. Comme le souligne Catherine Di Folco, « actuellementles actions mises en œuvre reposent souvent sur l’énergie et l’engagement personnel de certains élus, managers ou agents. Elles sont mises à mal lorsque ces locomotives quittent leurs fonctions. Nous préconisons donc de mieux structurer la politique du handicap dans la fonction publique, au bénéfice des agents handicapés et des employeurs ». La commission des lois formule plusieurs propositions concrètes pour lever les freins à l’emploi de personnes handicapées et mieux anticiper les risques professionnels. Ces propositions ont vocation à être intégrées au projet de loi de transformation de la fonction publique, dont l’examen en commission des lois du Sénat est prévu le mercredi 12 juin 2019.

Sondage : les Français et les parlementaires ont-ils du mal à se comprendre ?

D’après un sondage Kantar pour BCW France, 84% des Français estiment que les parlementaires ne comprennent pas leurs problèmes. Pour réaliser cette étude, BCW France et Kantar ont mis en regard les préoccupations des Français recueillies grâce à un sondage et les prises de parole spontanées des parlementaires, identifiées au cours de la dernière année sur leur fil Twitter. Ainsi, l'économie est le thème qui illustre le mieux l’écart des préoccupations entre les Français et les parlementaires. C’est le deuxième sujet prioritaire pour les parlementaires sur Twitter et le 12ème sujet de préoccupation des Français. Les élus se concentrent sur des sujets macro-économiques alors que les Français préfèrent des sujets du quotidien tel que l’emploi.

Et tandis que la question du pouvoir d’achat fait la une des media depuis plus de 5 mois, 41% des Français interrogés attendent une action des parlementaires sur le pouvoir d’achat. Ce thème occupe la 1ère place des préoccupations des Français (14%). Pourtant il ne représente que 4% des publications des parlementaires et figure seulement à la 14ème place des sujets qu’ils abordent. Après le pouvoir d’achat, la thématique de l’emploi constitue le deuxième sujet de préoccupation des Français. 36% des sondés souhaitent une action des parlementaires. A contrario, l’emploi est peu abordé dans les prises de paroles des parlementaires sur Twitter (6%)

Deux autres sujets de préoccupations majeurs pour les Français sont l’avenir du modèle social & les inégalités, ainsi que l’accès aux soins. Ces sujets pointent chez les Français la crainte d’un certain déclassement. Ainsi, 73% des répondants font de la lutte contre les inégalités une priorité quand seulement 28% des parlementaires qui abordent l’avenir du modèle social en parlent sur Twitter.

L'environnement est le seul thème sur lequel les Français et leurs élus se rejoignent. C'est le 1er sujet de prise de parole des parlementaires et la 3ème préoccupation des Français.

 

La Seine-saint-Denis et BNP-Parisbas partenaires pour le développement économique et social

Stéphane Troussel, président du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis et Thierry Laborde, directeur général adjoint de BNP Paribas ont signé le 16 avril la charte « Seine-Saint-Denis égalité » qui définit autour de 6 piliers clés les principales actions qui seront menées pendant les 3 prochaines années en faveur du territoire. Ces actions porteront sur l'emploi et la qualification, l'entrepreneuriat, l'attractivité du territoire, l'économie sociale et solidaire, l'innovation sociale et la transition écologique et, enfin, les solidarités et la cohésion territoriale. Cette charte renforce la relation particulière construite entre le département de Seine-Saint-Denis et BNP Paribas, qui y a installé et développé depuis 20 ans plusieurs de ses activités mondiales. Il s'agit pour le Conseil départemental de la 17ème signature de charte avec des entreprises installées sur le territoire.

La situation de l’emploi se détériore dans les quartiers prioritaires

Selon le 4e rapport de l’Observatoire national de la politique de la ville présenté le 27 mars  dernier, la situation de l’emploi et du développement économique demeure détériorée dans les quartiers prioritaires. « Les habitants de ces quartiers sont toujours deux fois et demie plus souvent au chômage et les emplois qu’ils occupent sont plus précaires et moins qualifiés » note le rapport. Cependant, de nombreux signes indiquent une amélioration de la situation, que ce soit dans le temps (diminution du chômage, dynamisme de la création d’emploi) ou entre générations (rattrapage du niveau des diplômes et de l’insertion professionnelle pour les jeunes générations par rapport à leurs ainés). Et de conclure que « les processus de changement prennent donc du temps mais semblent porter leurs fruits en se combinant les uns aux autres, par des politiques initiées nationalement et adaptées localement ».

Le rapport est disponible sur le site www.onpv.fr