Le rôle de l'éclairage dans l'exigence de sobriété énergétique : un guide à destination des collectivités

Les Eco Maires et le Syndicat de l’éclairage publient le guide « Les 8 fausses idées sur l’éclairage » fait la chasse aux idées reçues, dénonce les clichés et fait des propositions en matière de rénovation de l’éclairage public et privé, conforme à l’objectif du gouvernement de réduire nos consommations d’énergie de 40% d’ici 2050. "Elaboré à partir des retours du terrain, ce guide résulte d’une demande des élus et s’efforce de répondre de façon pragmatique aux questions que se posent immanquablement les maires lorsqu’ils s’engagent dans une démarche de sobriété, dans un contexte où la consommation d’électricité liée à l’éclairage public représente en moyenne 30% des dépenses d’électricité d’une collectivité”  a indiqué Jean-Pierre Bouquet, Président de l’association les Eco Maires et maire de Vitry le François.

Télécharger le guide

https://www.syndicat-eclairage.com/wp-content/uploads/2022/10/Guide-Syndicat-de-leclairage-EcoMaires-oct.-2022.pdf

 

Sobriété énergétique : le monde du sport doit faire des efforts

Le plan de sobriété énergétique du sport présenté le 13 octobre 2022 et co-construit avec plus de 50 acteurs et représentant plus de 300 000 structures vise un objectif précis : réduire de 10% les consommations d’énergie d’ici 2024, et de 40% d’ici 2050.

Ce sont 40 mesures que les principaux acteurs du sport, dont les collectivités locales, devront mettre en œuvre à court, moyen et long termes pour que le secteur du sport contribue lui aussi à cette démarche collective de réduction des consommations d’énergie. Pour Amélie Oudéa-Castéra, ministre des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques, « ce plan s’inscrit plus largement dans une contribution à la transition écologique qui aura d’autres volets (écoresponsabilité, adaptation au réchauffement climatique) et traduit la volonté du monde du sport de s’engager dans une démarche ambitieuse, responsable et concrète, par laquelle il prend toute sa part dans la réponse aux grands défis environnementaux de notre siècle. »

Le chauffage, parce qu’il représente 43% de la consommation énergétique du secteur, constitue le premier axe de ce plan. Les acteurs s’engagent à la diminution d’au moins 2°C de la température des gymnases et salles de sport privées ainsi qu’à une diminution du chauffage au sol des pelouses de football professionnel. Tous les acteurs s’engagent également à une utilisation optimisée de la climatisation, limitée à 26°C.

Différentes mesures liées à l’éclairage, poste de dépense énergétique représentant 18 % de la consommation énergétique du secteur, ont également été adoptées : réduction de près de 50% des éclairages des avant-matchs et après-matchs pour les rencontres professionnelles en journée, et de 30% en nocturne, et incitation au déploiement de l’éclairage LED dans les différents équipements sportifs. Une adaptation de l’éclairage en fonction du niveau de pratique et des heures de la journée sera également mise en œuvre.

En matière d’usage des équipements, le secteur s’engage à réduire la consommation d’eau chaude dans les vestiaires ou encore à désactiver les appareils électriques et électroniques pour éviter le gaspillage énergétique. La luminothérapie des pelouses de football sera également réduite de 10% dès cet hiver. Par ailleurs, une attention particulière sera portée à l’efficacité énergétique des équipements sportifs à travers un soutien financier aux travaux d’isolation thermique des bâtiments ou encore par le développement des contrats de performance énergétique.

Optimiser les déplacements dans le cadre des rencontres sportives

En matière de mobilité, levier majeur pour agir sur l’empreinte carbone, les acteurs du sport ont adopté plusieurs mesures innovantes : expérimentation, en lien avec les collectivités territoriales, de la gratuité des transports en commun pour les porteurs de billets le jour des événements sportifs ; développement de la marche grâce au design actif ; densification des stationnements sécurisés pour les vélos. Les acteurs du sport s’engagent également dans une démarche structurante s’agissant du format des compétitions pour optimiser les déplacements dans le cadre des rencontres sportives, grâce au logiciel OPTIMOUV’ pour le sport amateur, d’une part, et, d’autre part, grâce à la mise en place d’un groupe de travail sur les déplacements des clubs professionnels qui rassemblera les acteurs du sport professionnel et les opérateurs de transport, coordonné par le ministère des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques, en lien avec les autres ministères. Ce groupe de travail fera, d’ici avril 2023, des propositions de solutions concrètes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Communiquer sur les écogestes

Sur le plan de l’accompagnement et de la formation, le plan de sobriété énergétique prévoit un volet ambitieux avec notamment le renforcement des écolabels, la désignation de référents énergie au sein des 109 fédérations ou la mise à disposition gratuite d’un nouveau module de sensibilisation en ligne à la transition énergétique.

En matière de communication, les acteurs du sport mettront à disposition leurs supports pour relayer la communication gouvernementale sur les écogestes. De plus, une action spécifique sera mise en œuvre par le ministère des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques pour lancer une campagne intitulée « se dépenser plus pour dépenser moins ».

Concernant les piscines, le plan adopte une vision combinant une approche nationale (baisse de la température de l’eau d’au moins 1°C dans l’ensemble des piscines du territoire) et une coordination à l’échelle locale, en lien notamment avec les Agences régionales de santé. Le volet investissement du plan d’aisance aquatique de l’Agence nationale du sport permettra également de financer la modernisation et la rénovation énergétique des piscines.

Cette dynamique de transition du sport sera particulièrement illustrée lors des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024, qui seront les plus écologiques de l’histoire.

Enfin, l’ensemble des acteurs du sport s’engagent, en cas de déclenchement du signal Ecowatt rouge, à prendre une série de mesures concrètes et pré-déterminées de limitation de la consommation d’électricité pour réduire les tensions sur les réseaux et les infrastructures d’énergie à l’échelle nationale.

 

 

Le SDESM accélère le renouvellement de l’éclairage public en Seine-et-Marne

Le Syndicat Départemental des Energies de Seine-et-Marne (SDESM) signe avec la Banque des Territoires la première convention « Intracting » d’Île-de-France en faveur des collectivités, pour accélérer le renouvellement de l’éclairage public.

Par cette convention, la Banque des Territoires accompagne le SDESM dans la mise en oeuvre de travaux de renouvellement de l’éclairage public via 679 nouveaux luminaires sur le territoire de 6 communes de Seine-et-Marne : Burcy, Donnemarie-Dontilly, Féricy, La Houssaye-en-Brie, Longueville et Saint-Jean-les-deux-Jumeaux. « Le SDESM et ses communes membres ont à coeur de répondre aux enjeux de sobriété énergétique et de maîtrise des finances publiques. C’est la raison pour laquelle le dispositif Intracting proposé par la Banque des Territoires est une opportunité unique pour investir durablement. La Banque des Territoires, partenaire des collectivités locales, a apporté des conseils précieux au SDESM pour proposer des mécanismes de financement et d’aide singuliers qui permettent aux communes d’entrer dans un cercle vertueux au bénéfice de la transition écologique, de la biodiversité et de la décarbonation des services publics » explique Pierre Yvroud, président du SDESM. Prenant la forme d’une avance remboursable de 480 000€ de la Banque des Territoires, la convention « Intracting » permet au SDESM de mettre en oeuvre un plan de travaux de près de 600 000 €, sur 3 ans, de 2022 à 2024. Ce dispositif permet ainsi de financer des interventions visant à réduire les consommations énergétiques grâce aux économies d’énergie substantielles générées par le programme de travaux. Conformément aux objectifs fixés par la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC), le programme prévoit une division par 3 de la consommation électrique des luminaires.

Libourne co-construit avec les habitants sa politique d’éclairage public

Une expérience participative, ludique et scientifique autour de la nuit, à laquelle les Libournaises et Libournais sont invités à prendre part, permettra à la municipalité de poser les premiers jalons de sa politique publique d’éclairage de la ville.

Avec Melesse (35), la ville de Libourne (33) a été sollicitée par Mosaic, une unité de service du Muséum national d'Histoire naturelle (MNHN) dédiée aux méthodes et outils pour les sciences participatives, pour expérimenter l’implication des habitants dans la réalisation son projet de réduction de l’éclairage public. « Grâce à cette approche participative fondée sur l’expérimentation et le retour fait par les citoyens, nous améliorerons et adapterons notre projet pour mieux apprivoiser la nuit et nos ressentis sur l’obscurité » affirme Agnès Séjournet, adjointe déléguée au défi climatique, à la transition écologique, aux mobilités et à la nature en ville.

Le protocole scientifique mis en place du 1er avril jusqu’au 30 juin 2022 se compose de plusieurs étapes : partager un souvenir d’enfance lié à l’obscurité par exemple ou encore répertorier ses expériences et émotions face à la nuit selon les conditions (seul, avec un animal de compagnie, par temps couvert ou au contraire un soir de pleine lune, etc.), dans le but d’interroger les sentiments qui s’expriment face à l’obscurité. Les participants peuvent alors, via la plateforme dédiée SPOT (Sciences Participatives Obscurité et Territoire) poser des questions et émettre des recommandations en matière d’éclairage public sur leur commune. Le MNHN cherche à expérimenter la méthode des sciences participatives, déjà éprouvée dans d’autres domaines, dans la co-décision entre administrés et collectivités sur un sujet de politique publique.