Le Loiret aimerait réutiliser ses eaux usées traitées

Dans un contexte de ressource en eau fortement sollicitée à l’échelle du Loiret, la réutilisation des eaux usées traitées (REUT) apparaît comme une solution pour la préserver et s’adapter au changement climatique. Le Département du Loiret lance avec le Cerema une étude pour cibler les secteurs de son territoire où la REUT serait appropriée et pour faciliter son développement.

Si l’eau est une ressource souterraine et superficielle abondante dans le département, elle est néanmoins soumise à des assecs plus précoces et plus fréquents chaque année (100% du Loiret en Zone de Répartition des Eaux). Or il est essentiel de préserver la qualité et la quantité de ce patrimoine pour garantir les capacités de développement futur et l’attractivité du Loiret estiment les élus du département. En passant d’une gestion linéaire (collecte, traitement, rejet) à une gestion circulaire de l’eau, les eaux usées traitées deviennent une ressource potentielle pour des usages tels que l’irrigation, l’arrosage des espaces verts, le rechargement de nappes, l’alimentation des zones humides, ou le nettoyage urbain. Le Département du Loiret souhaite s’appuyer sur une analyse prospective des enjeux du territoire à horizon 2070 (changement climatique, état des masses d’eau superficielles et souterraines...) pour cibler les zones et secteurs à privilégier, le type de REUT et les volumes/saisonnalité appropriés et établir une vision cartographique des stations de traitement des eaux usées pour lesquelles la REUT est envisageable ou non. Cette étude engagée avec le Cerema doit durer neuf mois et sera ensuite mise à disposition des collectivités et maîtres d’ouvrage afin qu’elles puissent s’en saisir et développer des projets de réutilisation des eaux usées.

 

Suez aide les collectivités à suivre le Covid-19 dans les eaux usées

Evaluer la circulation du virus unleur territoire pour mieux anticiper les mesures sanitaires à adopter, c’est le dispositif que propose Suez aux collectivités locales. Baptisée « City Sentinel Covid-19 », il permet de suivre la quantité de virus présent dans les eaux usées en plusieurs points des réseaux d’assainissement, notamment à l’aval de zones sensibles, d’installations à risque ou critiques (EHPAD, centres scolaires, ...), ainsi que des bâtiments à fort taux d'occupation. « Il s’appuie sur les recherches scientifiques ayant établi que la charge virale présente dans les eaux usées constitue un marqueur pertinent et précoce (2 à 3 jours) de la circulation de celui-ci dans les populations » indiqu-t-on chez Suez. Le dispositif alerte de l’émergence de nouveaux foyers de contamination dès la phase de contamination et quelle que soit la proportion d’asymptomatiques, et permet ainsi de piloter la mise en œuvre de mesures de protection renforcées (tests de dépistage, campagne pour les gestes barrières dont le port du masque, etc ...) ou de limiter l’accès à certains établissements sensibles.