Le confinement, révélateur des inégalités en matière de qualité du logement

Les deux mois de confinement ont révélé l’importance de la qualité du logement dans la vie des Français. Ce que révèle une enquête menée par l’Association Qualitel et l’Institut Ipsos. Perçu et vécu comme un « cocon », celui-ci a pu aider à vivre cette période inédite et complexe. À l’inverse, moins bien supporté, il a aussi pu contribuer à générer des tensions supplémentaires. Selon l’étude, un grand nombre de Français ont plutôt, voire beaucoup, apprécié leur logement pendant ces deux mois. Ces confinés heureux sont des personnes plutôt âgées de 60 ans et plus, vivant en couple et propriétaires d’une maison en commune rurale. Ce sont ceux qui donnent la meilleure note à la qualité de leur logement, 7,2/101 contre 6,7/10 pour ceux qui avouaient « commencer à en avoir marre ». A contrario, 20% de Français, soit près de 8 millions de foyers, ont déclaré avoir « mal supporté » leur logement pendant le confinement. Ce sont pour la plupart des jeunes (28% des – 35 ans), des personnes seules (26%), en appartement (29%) avec des revenus modestes (32% des personnes gagnant moins de 1 250€).

En appartement, les Français ont moins bien vécu le confinement

Sans surprise, la France des campagnes a globalement mieux vécu le confinement. 65% des personnes vivant en zone rurale ont estimé que leur logement était tout à fait adapté pour vivre confiné, 47% pour les personnes vivant dans une grande métropole (35% pour l’Île-de-France). L’autre critère discriminant pour avoir bien vécu le confinement : le type de logement. Ainsi, Les habitants d’appartement qui évaluent la qualité de leur logement à 6,2/10, n’ont été que 28% à juger que leur logement était tout à fait adapté à une vie confinée, contre 65% de ceux vivant en maison avec une note de 7,1/10. Les propriétaires ont également noté plus généreusement leur logement en cette période de confinement (7,3/10), par rapport aux locataires.

Le confinement a permis d'améliorer la qualité de l’air en Ile-de-France

C’est le constat des évaluations menées par Airparif sur l’impact des mesures de confinement mises en place du 17 mars au 11 mai 2020 sur la pollution de l’air. Les mesures montrent une amélioration conséquente de la qualité de l’air pour les polluants réglementés, principalement issus du trafic comme le dioxyde d’azote, un polluant principalement émis par le trafic, de -20% à -35% selon les semaines et jusqu’à -50% le long du trafic. Selon l’étude, l’impact est moindre pour les particules avec une diminution de -7% qui s’explique par une influence forte de conditions météorologiques défavorables et par des sources d’émissions plus nombreuses, et pas seulement locales. Au-delà de ces polluants réglementés, l’observation des particules ultrafines (d’une taille inférieure à 100 nm) permet d’aller plus loin dans l’analyse et met en évidence une baisse de l’ordre de -30% pour ce type de particules, dont les émissions sont principalement liées aux trafics routier et aérien dans les agglomérations.