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Les journalistes ne sont pas là pour participer à votre plan marketing

Paroles d'expert
16 décembre 2021

Par Marie-Céline Terré, Spécialiste de la communication des institutions publiques et des territoires.

Avec la pandémie, les collectivités locales sont devenues à la mode. Elles sont entrées (enfin) dans le radar des pouvoirs publics comme partie prenante des politiques et sont en passe de devenir des laboratoires reconnus de l’action publique. Les métropolitains aussi ont (re)découvert l’intérêt de ces territoires. En confinement et en déconfinement, ils y sont retournés, certains ont franchi le pas d’une réimplantation locale, d’autres sont devenus « flexiterriens », la plupart hésitent encore et ne demandent qu’à être convaincus pour passer le pas ! Et si les médias étaient le bon levier ? La compétition est lancée pour s’attirer cette nouvelle population. Ce n’est ni un exode urbain, ni un retour du « volèm viure al país » des années soixante-dix. On s’adresse aujourd’hui à une population qui entend répliquer un mode de vie moderne dans des « rurbannités » plus accueillantes. Et les élus locaux voient cette manne de cols blancs ou de professions intellectuelles avec envie, au point de mettre en place des campagnes marketing et de communication, pour convaincre que leur territoire a beaucoup à offrir à cette population dynamique à fort pouvoir économique.

La chasse aux flexiterriens est ouverte !

C’est ainsi qu’on voit fleurir dans les couloirs du métro des grandes métropoles des campagnes vantant les qualités des territoires pour y vivre et y travailler. À l’appui de ces campagnes, devenir un représentant des « territoires » dans les médias nationaux est un levier que certains élus tentent d’utiliser pour renforcer la visibilité et surtout la légitimité de leurs actions locales et pour vanter auprès de ceux qui font l’opinion, les qualités de leur territoire dans le but de convaincre les métropolitains encore hésitants. Mais si l’accès aux médias locaux semble facile, et pour cause, il s’agit d’actions locales pour un public local et une grande partie de la mission des médias régionaux est de s’en faire l’écho, atteindre les métiers nationaux est une tout autre histoire ! Comme M. de Rubempré fraîchement arrivé à Paris, la Capitale sait vous rappeler avec morgue la terre qui colle encore à vos souliers ! Comment convaincre alors les rédactions nationales que l’on a quelque chose à dire, que l’on représente plus que soi-même, son territoire ?

Se préparer c’est déjà réussir !

S’adresser aux médias nationaux nécessite de travailler les messages et leur expression. En effet, le relationnel ne se présume pas et la compétition est grande pour si peu de places. Pour ce faire, certains jouent la séduction et ils en sont pour leurs frais, oubliant que le journaliste, même s’il sait se montrer avenant et attentif, n’a pas pour mission de contribuer aux plans marketing, mais de débusquer l’info qui permettra à son papier d’être lu des lecteurs, repris, voire commenté par ses pairs. Trop souvent, les échecs viennent de la confusion des genres, entre communication personnelle et communication sur les réussites et les atouts de la collectivité. Si on comprend qu’un élu a besoin de nourrir son égo et que les médias nationaux sont une drogue dure, posons-nous la question de l’intérêt de la collectivité à ces prises de position. Valoriser son territoire, le vanter et le rendre attractif, est ce qui le sert le plus. Passer à la télé à tout prix, c’est risquer la sortie de route.

 

 

 

Paroles de maires

RCL
Question :
Bonjour, comment gérez-vous les véhicules ventouse ? Malgré le signalement à la gendarmerie, le propriétaire ne déplace pas son véhicule. Si nous appelons la fourrière les frais seront pour la commune. Merci pour vos conseils.
Réponses :
Avoir nos rues avec des voitures poubelles qui les encombrent et prennent des places de stationnement n’est terrible. Il n y a pas de solution miracle. Quand il y a une plaque d'immatriculation : appel à la gendarmerie, identification du propriétaire (souvent en région parisienne), recommandé, délai d’un mois pour répondre. Sans réponse et selon l’état de la voiture, prise de photos, constat rédigé par mes soins et épaviste... Je préfère ne pas faire payer les habitants de mon village.
Nous sommes élus et nous nous devons de rester dans la légalité. Je crois qu'il faut identifier le propriétaire du véhicule et lui envoyer un courrier recommandé en l'obligeant à enlever son véhicule sinon le véhicule sera mis en fourrière et les frais seront à sa charge. Si les élus ne respectent pas les lois, c'est donner une mauvaise image de nous et nous ne devons pas être étonnés si nous sommes de moins en moins respectés.

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