Zéro déchet, les villes relèvent le défi

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01 juin 2017

La collecte et l’élimination des déchets constituent un enjeu majeur pour les collectivités locales dont les plus audacieuses envisagent de mener leur territoire vers le « zéro déchet ». Une démarche exemplaire et participative de réduction, réutilisation et recyclage de leurs déchets.  

Peut-on vivre sans produire de déchets ? La réponse à cette question est sans doute négative, mais il est toutefois possible de limiter les quantités produites. Le sujet suscite d’ailleurs l’intérêt de certains édiles qui en ont fait le fer de lance de leur politique locale. À Roubaix, dans le Nord, l’équipe municipale conduite par Guillaume Delbar a été élue en 2014 avec un programme comprenant une politique zéro déchet. Même chose à Grenoble où le maire écologiste Éric Piolle avait fait de la réduction des déchets un sujet majeur. Le succès des deux appels à projets « territoires zéro gaspillage, zéro déchet » lancés par la ministre de l’Environnement en 2014 et 2015 le confirme. 153 territoires ont été désignés lauréats regroupant au total 33,7 millions d’habitants. Comme le programme local de prévention des déchets, il s’agit d’un outil de planification qui prévoit la mise en œuvre d’actions visant à réduire, mais également mieux gérer les déchets produits sur le territoire. Les collectivités participantes s’engagent à s’inscrire dans une réflexion intégrée de « remise à plat » de la politique de prévention et de gestion des déchets de leur territoire et prennent un engagement politique fort, pour une durée de 3 ans, à rechercher l’exemplarité et à mobiliser des moyens pour y arriver. L’Ademe soutient financièrement leurs actions.

Pour les aider dans leur démarche, elles peuvent compter sur le réseau Zero Waste Europe, qui rassemble de plus en plus de collectivités (déjà 300 en Europe) préoccupées par l’amélioration de la prévention et de la gestion de leurs déchets. L’association de protection de l’environnement développe depuis trois ans en France une mission d’accompagnement des acteurs de terrain, partant du principe que l’action doit se développer au niveau local.

« L’idée de la démarche est d’initier des nouvelles politiques publiques de gestion des déchets qui vont permettre un jour d’arriver à zéro déchet », explique Laura Chatel, chargée du programme Territoires Zero Waste. « On parle de zéro déchet résiduel dans un premier temps, à savoir zéro déchet en décharge et en incinérateur. L’idée est de développer des actions. Souvent, au niveau local, c’est en partant du problème : le nécessaire traitement des déchets résiduels, que l’on bâtit les politiques de gestion des déchets. Ainsi, il est d’usage de construire des décharges, un incinérateur ou des installations de traitement pour régler le problème des déchets résiduels avant de réfléchir à l’amont. Et ce n’est qu’après que sont développées les politiques destinées à réduire les déchets en amont ou à recycler différemment, quand les marges de manœuvre sont plus faibles » regrette Laura Chatel chargée du programme « territoires zero waste », regrette-t-elle. L’association internationale considère l’objectif zéro déchet comme une bonne base pour bâtir une politique en essayant de réfléchir en amont à la manière d’organiser la collecte différemment, aux actions à mener qui permettront de réduire les déchets en amont, mais aussi à la planification des installations de traitement pour qu’elles soient le plus flexibles possible en vue de la réduction progressive des déchets.

Parmi les collectivités qui ont sollicité l’aide de l’association, la ville de Miramas sélectionnée dans le cadre de l’appel à projets du gouvernement, bien qu’elle n’ait pas la compétence déchets, est très active. « Il s’agit d’un sujet qui suscite de nombreuses questions à chaque conseil de quartier, affirme Véronique Arfi-Benayoun, animatrice de la politique zéro déchet à Miramas. Et compte tenu de la métamorphose en cours dans la ville, la production de déchets en tous genres va sans doute augmenter. La ville a choisi d’en faire une ressource qui lui permet de développer une économie circulaire et d’accompagner son développement économique ».

Réduction des déchets : à chacun sa méthode

Cette commune moyenne des Bouches-du-Rhône s’est lancée dans une stratégie d’économie circulaire saisissant des opportunités de nouvelles activités à haut potentiel d’emplois. Des emplois en très grande partie non délocalisables, car basés sur la proposition de services et de coopération ou sur l’animation territoriale. À Miramas, les déchets ne sont plus un problème, mais une opportunité pour développer le territoire, créer de l’emploi et des actions positives. Un travail sur les principaux flux de déchets des ménages et des professionnels a permis de constater la présence de papiers-cartons en grande quantité. Par ailleurs, un imprimeur implanté sur la commune a souhaité que ses déchets soient traités sur le territoire. C’est ainsi qu’est née une entreprise d’insertion en novembre 2016, chargée de la collecte et du traitement des papiers-cartons auprès des entreprises de la ville. Deux emplois ont été créés.

La ville de Marcq-en-Barœul, dans le Nord, mise sur le concours des habitants pour relever le défi. Ainsi, depuis le 6 février 2017, une centaine de familles se mobilisent pour atteindre le « zéro déchet, zéro gaspillage ». Elles bénéficieront d’ateliers pratiques pour apprendre à fabriquer leurs produits ménagers, des accessoires avec des matériaux recyclés… Marcq-en-Barœul a rejoint la ville de Roubaix qui est à l’origine de ce dispositif dans la métropole européenne de Lille. Grâce à ce partenariat, les Marcquois profitent d’une plateforme commune, permettant de mutualiser les coûts. Leur objectif : réduire leurs déchets de 40 %, puis augmenter ce chiffre d’année en année.

L’eurométropole de Strasbourg, elle aussi labellisée, s’est engagée à lancer une dynamique d’économie circulaire pour faire de l’eurométropole un territoire exemplaire et en avance sur les questions de la préservation des ressources et de la gestion des déchets. Sa priorité : la réduction drastique des déchets produits et la lutte contre toutes les formes de gaspillage. Le réemploi, puis le recyclage et la valorisation des déchets seront encouragés pour augmenter significativement les quantités de matériaux réutilisés, recyclés ou valorisés. « Cette labellisation donnera une visibilité aux actions menées sur le territoire. Nous constatons que de grandes capitales se sont emparées du sujet avant nous et sont arrivées à obtenir des résultats », détaille Françoise Bey, vice-présidente en charge de la gestion des déchets à la l’eurométropole. Depuis 2016, de nombreuses initiatives ont été mises en œuvre parmi lesquelles deux actions phares menées en vue de la collecte et du recyclage du textile et du verre.

« Nous avions sur le territoire des bornes de récupération des textiles non identifiées donc peu utilisées par les habitants. Ils n’osaient plus y déposer leurs textiles que nous retrouvions dans nos poubelles. Nous avons travaillé sur une autre façon de gérer cette collecte », explique Françoise Bey. « Nous avons réorganisé le maillage du territoire, puis à l’issue d’un appel à projets, nous avons sélectionné quatre acteurs locaux de l’insertion pour la collecte des textiles. Nous leur avons imposé des objectifs de collecte et d’emploi. Car s’ils collectent plus, ils créeront plus d’emplois ».

Pour améliorer le taux de collecte du verre particulièrement bas dans certains quartiers, la municipalité a travaillé sur l’appropriation de ces mobiliers de collecte par les habitants. Rhabillés par des artistes, ils ont fait l’unanimité et les résultats ont suivi. « Six mois après l’installation des premiers conteneurs, nous avons rempli 40 % de l’objectif que nous visons sur trois ans. Plus de 80 % des habitants se sont déclarés satisfaits par ces nouveaux conteneurs, esthétiques et propres », se souvient la vice-présidente.

Le nouveau programme d’actions ambitieux, inscrit dans l’économie circulaire, doit pouvoir répondre — voire aller au-delà — des objectifs européens et nationaux en matière de réduction des déchets avec, au total, sur les trois années de labellisation, plus de 10 000 tonnes de déchets évitées et non incinérées. L’objectif national est fixé à 55 % de valorisation matière d’ici 2020 et 65 % pour 2025. Pour atteindre ces objectifs, l’eurométropole de Strasbourg doit étudier et expérimenter des solutions sur le tri à la source des bio-déchets et sur l’extension des consignes de tri de tous les emballages, ménagers et assimilés, en plastique.

Réussir sa démarche zéro déchet

Pour Laura Chatel, le portage politique au sein de la collectivité est la condition première pour réussir son projet de territoire « zéro déchet ». Il faut « qu’un élu s’engage et soit convaincu que le zéro déchet c’est possible, qu’il accepte d’y mettre les moyens pour y arriver ».

À Miramas, la démarche a été annoncée comme grand projet de la ville en 2016, mais il est vrai que la municipalité n’en est pas à son coup d’essai. Le projet s’inscrit dans une démarche environnementale globale : 50 mesures d’un Agenda 21 reconnu nationalement, ville primée « Capitale européenne de la biodiversité », Marianne d’or du développement durable en 2016, 1er prix national « Commune sans pesticide », 3e fleur pour la gestion durable et la qualité des espaces verts, ville témoin de colloques sur l’économie circulaire et des Assises nationales du développement durable. Les actions sont menées par la ville de manière cohérente depuis le début de la mandature du maire Frédéric Vigouroux, en 2008. Par ailleurs, la ville est fondatrice d’un réseau de villes européennes zéro déchet, Zero Waste European Network, administré par l’association Zero Waste Europe. Elle organisera du 23 au 25 novembre 2017 les rencontres internationales du zéro déchet.

« Il faut mobiliser tous les acteurs du territoire, poursuit Laura Chatel, donc réussir à impliquer, engager et mobiliser tout le monde autour de cet objectif. C’est un gros défi ». Les élus de Miramas l’ont bien compris. La ville a participé à l’émergence du pôle territorial de coopération économique (PTCE) baptisé CAP zéro gaspillage, une association qui regroupe aussi bien des collectivités, des administrations, des entreprises que des associations ou entreprises de l’économie solidaire, soit tous les acteurs professionnels d’un territoire. L’idée de ce PTCE était la mutualisation, le travail sur les filières de déchets et les besoins du territoire, les ressources en insertion et en formation qu’il est possible de mobiliser pour que les ressources restent sur le territoire. « Cap zéro gaspillage joue ce rôle d’outil structurant pour les professionnels pour réfléchir et organiser les actions. Nous espérons qu’à l’issue du programme de trois ans, cette structure pourra continuer à organiser et diriger cette animation de terrain », confie Véronique Arfi-Benayoun.

La vice-présidente de Strasbourg métropole le confirme. « Finalement, le programme zéro déchet, zéro gaspillage est un projet de territoire plus qu’une simple action d’amélioration de la collecte ou de diminution des déchets. C’est un travail de métropole facilitatrice pour que les entreprises puissent être encore plus proactives dans leur développement durable. Cela incite aussi celles qui ne l’auraient pas encore fait à rejoindre le mouvement. Il y a une émulation depuis notre rencontre au mois de janvier avec l’Ademe, de la part de la population, des entreprises de l’économie solidaire et d’acteurs du territoire. Beaucoup d’idées émergent qui vont nous permettre d’engager des actions novatrices ».

Nouvelles filières de tri et fiscalité, deux éléments clés

« Une démarche efficace passe aussi par le tri à la source d’un maximum de flux de déchets, car plus on arrive à trier différents flux de matière, plus on développera de nouvelles filières de tri », estime Laura Chatel. L’eurométropole de Strasbourg s’engage d’ailleurs à étudier l’extension des consignes de tri et notamment d’élargir le tri aux autres emballages plastique : films, pots de yaourt, opercules, barquettes, etc.

Pour améliorer la collecte et la qualité du tri, la métropole avait répondu en 2016 à l’appel à projets lancé par Éco-emballages sur la collecte de proximité. « Sur l’habitat social, en remplaçant les bacs de collecte dans les immeubles par une collecte en apport volontaire, le taux de refus qui s’élevait à près de 70 % oscille désormais entre 15 et 20 %. Le geste de l’apport volontaire est un geste motivé. Cependant, il reste encore un gros travail de proximité à faire par les bailleurs sociaux. C’est aussi ça le but du territoire zéro déchet : tous les acteurs travaillent dans le même sens », rapporte Françoise Bey.

La fiscalité constitue une autre piste importante pour toute collectivité désireuse de diminuer la quantité de déchets sur son territoire. Celles qui appliquent une redevance incitative ont réduit de « 30 à 50 % » la production par habitant de déchets non triés, d’après l’Ademe. Quant aux communes qui ont mis en place une taxe incitative, la quantité d’ordures ménagères a baissé de « 20 et 40 % » par habitant, souligne l’Agence de l’environnement.

L’incitation économique, est un levier important. À la fois dans la facturation du producteur de déchets, mais aussi dans l’incitation économique, plus positive, qui permet de récompenser les bons trieurs. La ville de Catameri en Italie, dans le cadre de sa politique sociale, leur distribue des bons pour l’achat de biens de première nécessité dans des magasins de seconde main eux-mêmes soutenus par la ville. Une manière de développer des dynamiques économiques positives en incitant économiquement à des gestes vertueux.

« La tarification incitative est l’un des moyens d’inciter l’usager à trier davantage puisque la tarification est calculée en fonction de la quantité de déchets produite. Aussi, il est proposé de réaliser en 2017 une étude sur la tarification incitative afin de mener toutes ces réflexions et étudier toutes les possibilités : taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) incitative, redevance incitative au poids ou au volume, etc., pour rechercher la meilleure solution adaptée à notre territoire et qui pourra être expérimentée à partir de 2019 », explique-t-on à l’eurométropole de Strasbourg.

3 ans, et après ?

La labellisation zéro déchet est prévue pour une durée de trois ans. « C’est en contradiction avec la vision de long terme nécessaire pour cette démarche, constate Laura Chatel. C’est une inquiétude pour nous. La démarche a ceci d’intéressant que si elle est bien menée, elle enclenche une dynamique assez positive et les résultats se font sentir assez vite. Donc a priori, au bout de quelques années, il est difficile de revenir en arrière. Même avec des changements de couleur politique, ces actions ne sont plus remises en cause ».

La question a été maintes fois évoquée par les élus miramasséens qui semblent l’appréhender avec sérénité. « Les actions menées par la ville vont s’arrêter à l’issue des trois ans, mais nos acteurs vont continuer à se mobiliser. Ce sont eux qui vont prendre le relais. Nous avons beaucoup travaillé sur la sensibilisation du grand public en 2015-2016. Nous avons organisé le défi des commerçants et le défi des familles. Le second a été repris et amplifié par une association locale, ADMR loisirs, culture et environnement, financé directement par l’Ademe. Il est très important de montrer que tout ne s’arrête pas après nous. Il faut donner des vocations aux locaux, le sens du message est très fort et il est fédérateur », insiste Véronique Arfi-Benayoun.

Si les trois années permettent d’enclencher suffisamment de changements, en termes d’organisation de la collecte et de mobilisation citoyenne, l’arrêt du financement de l’Ademe ne devrait pas avoir d’incidence sur la continuité des projets selon Laura Chatel : « La collectivité aura peut-être trouvé son intérêt et continuera à financer elle-même un certain nombre d’actions ». Roubaix en est un bon exemple. La ville réussit à attirer, sur son territoire jusque-là sinistré et bénéficiant d’une image peu positive, de nouvelles activités économiques.

Aujourd’hui, les premières collectivités commencent à récolter les fruits de leur engagement. Parallèlement, un mouvement citoyen de fond se développe et gageons qu’il contribuera au développement de politiques publiques là où elles n’ont pas encore commencé. Une petite inquiétude pointe cependant, chez Zero Waste : « aujourd’hui tout le monde parle de zéro déchet sans forcément donner une réelle définition de ce concept, sans forcément y mettre de l’ambition. C’est un risque. Tout le monde s’empare de ce thème qui risque de perdre son sens premier ». Comme à une certaine époque ce fut le cas pour le développement durable.

Blandine Klaas

 

Miramas, une ville exemplaire  

Avec ses 800 agents, Miramas est le plus gros employeur du territoire et entend faire respecter les obligations en matière de gestion des déchets dans ses services. Être avant tout exemplaire, telle est la devise de la municipalité pour faire adhérer le grand public et les entreprises de son territoire à ses actions. C’est ainsi qu’une entreprise d’insertion a été créée pour la collecte des papiers-cartons auprès des professionnels et leur traitement. La ville qui produit beaucoup de déchets verts s’est emparé de la question des biodéchets et les premières mesures ont été mises en place : groupes de travail, prévention, échange de bonnes pratiques, sensibilisation au gaspillage alimentaire dans les 15 écoles de la ville, mise en relation des producteurs et des utilisateurs de compost, et des supermarchés avec les associations caritatives solidaires pour la récupération de denrées alimentaires. Enfin, la ville, en pleine construction, s’est penchée sur la gestion de ses déchets de BTP. Tous les maîtres d’ouvrage sont associés à la démarche pour identifier les projets en cours et à venir, de manière à estimer les gisements et favoriser à plus long terme le réemploi de certains matériaux de déconstruction. Ainsi, les déblais des uns serviront de remblais pour d’autres constructions.

 

Île-de-France : une nouvelle dynamique régionale en faveur de l’économie circulaire et de l’objectif « zéro déchet » 

En application de la loi NOTRe du 7 août 2015, la Région Île-de-France élabore une nouvelle planification régionale de la prévention et de la gestion des déchets en faveur de l’économie circulaire. Moins d’un tiers des déchets ménagers et assimilés y sont recyclés, le nombre d’habitants par déchetterie y est plus important que la moyenne nationale et 1 million de tonnes de déchets d’activités économiques reste à détourner de l’enfouissement d’ici 2025. Valérie Pécresse, présidente de la Région Île-de-France, et Chantal Jouanno, vice-présidente chargée de l’Écologie et du Développement durable, ont fait une priorité d’engager la région dans une trajectoire ambitieuse visant à atteindre l’objectif « zéro déchet » et à inscrire l’économie circulaire au cœur des stratégies économiques et d’aménagement du territoire portées par la Région. La concertation lancée dès la fin 2016 doit permettre d’aboutir à une vision partagée, territorialisée et opérationnelle des acteurs locaux, publics et privés, pour atteindre les objectifs qui seront fixés collectivement pour réduire les quantités de déchets produites et mieux les recycler. « Une formidable opportunité », selon les élues, pour faire émerger de nouvelles filières de valorisation, créatrices d’activités économiques et d’emplois.  

 

Eurométropole de Strasbourg : trier les biodéchets pour diminuer le poids des poubelles

Composter ses déchets organiques équivaut à valoriser un tiers du poids de sa poubelle de manière naturelle et à coût nul. Dans ce contexte, le tri des déchets alimentaires des particuliers devient incontournable. Il représenterait environ 25 000 tonnes annuelles dans la métropole de Strasbourg qui prévoit d’encourager et de développer les initiatives de compostage en place.

« Le travail de terrain avec les acteurs du territoire, les associations, les citoyens et les écoles aussi nous permettent d’ajuster nos politiques. Il existe des zones de notre territoire où la collecte des biodéchets en porte-à-porte n’est pas pertinente parce que la plupart des habitants ont pris l’habitude de les déposer dans des bacs à compost collectifs. En revanche, il faut donner aux autres la possibilité de le faire. Il ne faut plus partir sur des collectes systématiques, mais se référer de plus en plus à l’usage et aux changements dans les comportements », confie Françoise Bey, vice-présidente en charge de la gestion des déchets à l’eurométropole de Strasbourg.

Dans ce cadre, il est proposé de lancer une étude qui permettra de déterminer les meilleures stratégies entre le renforcement du compostage individuel et collectif, l’utilisation des ressources in situ et l’éventuel développement de collectes dédiées en porte-à-porte.

La collectivité profitera en outre de l’opportunité de cette étude pour se poser des questions sur le fonctionnement de la collecte d’une manière plus générale afin de réduire les coûts pour la collectivité et pour le citoyen. Déjà, des questions se posent sur l’intérêt, à l’avenir, sur l’aménagement du parc de camions de collecte ou encore sur la nécessité de construire de nouvelles installations de traitement.  

Paroles de maires

RCL
Question :
Un maire, donc OPJ, peut-il l’être en dehors de sa commune ?
Réponses :
Non, il est élu OPJ sur sa commune.
Tous les pouvoirs du Maire en tant que représentant de l'Etat ne lui sont octroyés que sur son territoire.
Non uniquement dans la commune où il est élu maire.

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