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Qualité de l'air intérieur : la ville de Grenoble diagnostique ses établissements recevant un public sensible

Non classé
31 août 2013

A Grenoble, la qualité de l’air est une préoccupation de la direction de la santé publique et environnementale depuis de nombreuses années. Selon Hugues Fradet, Chargé de mission Risques Sanitaires de la Ville de Grenoble « Notre démarche est antérieure à la législation. Notre premier objectif étant de sensibiliser l’ensemble de nos collègues élus, parties prenantes dans cette problématique de la qualité de l’air intérieur. De nombreux services sont concernés : la prévention des risques professionnels, la médecine préventive, notre direction des bâtiments qui gère tous les bâtiments municipaux, mais aussi le service énergie en charge de toutes les problématiques de climatisation, le service éducation jeunesse responsable des bâtiments accueillant de jeunes enfants ou encore le CCAS ». Fin 2011‐début 2012, la législation découlant du Grenelle 2 a été publiée. La ville de Grenoble a profité de cette opportunité pour engager la première campagne de mesures sur les écoles maternelles au cours de l’année 2012 et sur les crèches au début de l’année 2013 qui s’est terminée en mai dernier.

Par décret, les villes et les collectivités ne peuvent réaliser elles‐mêmes la surveillance de leurs propres bâtiments. Cette surveillance doit être effectuée par un bureau d’études accrédité COFRAC recourant à la méthode de référence. Celle‐ci impose un prélèvement d’échantillons d’air sur site au travers de tubes DNPH. Ces échantillons sont ensuite analysés par chromatographie liquide au sein d’un laboratoire afin d’identifier les polluants.

« Nous avions pour objectif de réaliser un état des lieux de ce qui se passe dans nos bâtiments et décidé de ne mesurer qu’un seul type de polluant , les fomaldéhydes. Nous souhaitions pour cela une méthode rapide, facile à mettre en oeuvre et ne nécessitant aucune formation ni même le passage par un laboratoire.» explique M. Fradet. Cette méthode, la Direction de la Santé Publique Environnementale semble l’avoir trouvée auprès d’Ethera, une jeune start‐up grenobloise installée sur le territoire de l’agglomération.

Les premières mesures effectuées en 2012 dans les écoles maternelles l’ont été en parallèle avec la méthode officielle , ceci « afin de comparer les deux et être certains que cette méthode allait nous apporter des résultats analogues à la méthode officielle», ce qui est le cas.

L’ensemble des écoles maternelles et crèches ont été investiguées. Les résultats sont assez proches des campagnes nationales mises en place par l’observatoire de la qualité intérieure. Les résultats sont jugés satisfaisants par la ville puisque aucun des bâtiments et aucune des pièces testés ne dépasse les valeurs limites imposées dans les textes.

« Si l’on fait référence aux valeurs-guides éditées par l’Anses, et celles de l’OMS, environ 30 % des pièces, en maternelle, dépassent sensiblement les valeurs sanitaires. Ceci nous conforte dans l’idée que notre objectif d’analyse est important. Et même si la situation est loin d’être critique - elle ne nécessite ni travaux, ni financements importants - certains lieux présentent des situations qui, au regard de la santé des populations accueillies, mériteraient un peu plus d’attention».

Ce pré‐diagnostic permet à la Ville de Grenoble de réaliser un double objectif Sensibiliser les élus ainsi que les acteurs des organismes collectifs concernés sur la nécessité d’anticiper et de gérer les enjeux liés à la qualité de l’air intérieur. Dans un second temps, la Direction de la Santé Publique et Environnementale est à même de préconiser des modes d’actions visant à prévenir cette pollution : recommandations sur les achats, notamment sur les produits d’entretiens, les équipements (mobiliers) et le matériel scolaire ; la mise en place de prescriptions à destination des acteurs du BTP liés avec la Ville et engagés dans la construction de bâtiments accueillant un public sensible. « La mesure est là pour objectiver une situation, mais le plus important est de pouvoir lancer une sensibilisation longue auprès de tous les agents. Si l’on reprend les textes tels qu’ils ont été publiés, on estime que la ville va devoir surveiller de manière régulière entre 180 et 200 bâtiments. Notre collaboration avec la société Ethera se poursuivra sûrement et nous espérons qu’elle étendra son panel de polluants à mesurer pour que nous puissions faire face à toutes les situations » conclut M.Fradet.

Paroles de maires

RCL
Question :
Bonjour, comment gérez-vous les véhicules ventouse ? Malgré le signalement à la gendarmerie, le propriétaire ne déplace pas son véhicule. Si nous appelons la fourrière les frais seront pour la commune. Merci pour vos conseils.
Réponses :
Avoir nos rues avec des voitures poubelles qui les encombrent et prennent des places de stationnement n’est terrible. Il n y a pas de solution miracle. Quand il y a une plaque d'immatriculation : appel à la gendarmerie, identification du propriétaire (souvent en région parisienne), recommandé, délai d’un mois pour répondre. Sans réponse et selon l’état de la voiture, prise de photos, constat rédigé par mes soins et épaviste... Je préfère ne pas faire payer les habitants de mon village.
Nous sommes élus et nous nous devons de rester dans la légalité. Je crois qu'il faut identifier le propriétaire du véhicule et lui envoyer un courrier recommandé en l'obligeant à enlever son véhicule sinon le véhicule sera mis en fourrière et les frais seront à sa charge. Si les élus ne respectent pas les lois, c'est donner une mauvaise image de nous et nous ne devons pas être étonnés si nous sommes de moins en moins respectés.

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