Mettre en place un partenariat financier avec les autres gestionnaires de réseaux afin de partager les coûts de la mise à jour du référentiel commun

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30 septembre 2013

Entretien avec Emilie Parrain
Responsable SIG à la mairie de Nanterre

En quoi un SIG peut-il être utile à la collectivité pour la gestion de ses réseaux ?
Le SIG (système d’information géographique) est un des outils clés dans le cadre de la réforme anti‐endommagement : clairement mentionné dans la réforme, il est l’outil qui permet de se conformer aux exigences de celle‐ci. Il permet aux gestionnaires de réseaux de stocker sous forme de base de données géoréférencée la localisation de leurs installations, avec toute la précision nécessaire. Sachant que la précision des données dépend de la précision des levées effectuées sur le terrain… La mairie de Nanterre dispose d’un SIG depuis 2002. D’abord axé sur des problématiques liées à l’aménagement et à l’urbanisme, il s’est peu à peu développé sur d’autres thématiques dont celle des réseaux d’assainissement, de l’eau potable et de l’éclairage public.

Concrètement, que vous apporte le SIG ?
Le SIG nous permet avant tout d’avoir une vision structurée, globale, homogène et continue des réseaux sur l’ensemble de la ville. A partir du moment où ces réseaux sont intégrés dans le SIG, ils deviennent superposables entre eux, car le géoréférencement en Lambert 93 le facilite. L’avantage est le suivant : si nous avons en projet la construction d’un nouvel équipement public sur la commune, nous avons la connaissance de tous les réseaux situés à proximité du terrain, dans le secteur concerné. C’est un gain de temps et dans le même temps nous disposons des bonnes informations en amont du projet. Par notre partenariat avec le SIPPEREC, Syndicat Intercommunal de la Périphérie de Paris pour l'Electricité et les Réseaux de Communication, nous recevons annuellement les plans des réseaux d’électricité sur notre commune, au format SIG directement intégrables et superposables avec le reste de nos données géographiques. Les échanges d’informations sont ainsi facilités. N’oublions pas que l’enjeu de la réforme consiste également à disposer d’un fond de plan commun sur lequel tous les opérateurs puissent s’appuyer pour localiser leurs propres réseaux. Nous avions anticipé la réforme il y a quelques années : la ville de Nanterre a fait le choix de constituer un référentiel topographique à très grande échelle (RTGE). Il s’agit d’une vaste base de données topographiques qui recense tous les éléments affleurant, visibles sur le domaine public, privé accessible et privé de la ville. Cette base de données a été initialisée en 2007 et mise à jour annuellement depuis. Notre objectif est de pérenniser cette base de données et de la partager. De précision centimétrique, elle peut constituer le fameux référentiel commun qui pourra être utilisé par tous les gestionnaires de réseaux. Le coût de l’initialisation du projet a été financé par la ville de Nanterre. Désormais, nous souhaitons mettre en place un partenariat financier avec les autres gestionnaires de réseaux afin de partager les coûts de la mise à jour. L’idée n’est pas de mutualiser les réseaux mais que chacun puisse disposer d’un fond de plan commun, à moindre coût, sur lequel il peut localiser ses réseaux, sans pour autant partager ses propres données avec les autres. La réforme va d’ailleurs dans ce sens‐là.

Le SIG a-t-il d’autres fonctions que de la cartographie ?
Il permet en effet de faire des analyses, voire des simulations de catastrophes en croisant différentes données. A partir du moment où l’on dispose de données fiables et précises, il est possible de faire des analyses et des simulations. C’est la clé du SIG.

Les données de votre base géographique sont-elles disponibles pour l’ensemble des agents de la collectivité ?
Nous partageons en effet un ensemble de données géographiques via l’intranet de la ville, et pour d’autres, elles sont largement diffusées sur Internet, comme le plan de ville, les photos aériennes, les points d’apport volontaires, la carte scolaire…. En ce qui concerne les réseaux, seule la localisation géographique est disponible sur l’intranet aux agents de la ville, ainsi que quelques informations attributaires : c’est le cas pour le réseau d’assainissement, d’électricité et de fibre optique. Certaines données à caractère plus confidentiel restent toutefois en accès restreint. Nous avons en projet de partager d’autres données, comme l’éclairage public lorsque ces données seront à jour.

Paroles de maires

RCL
Question :
Un maire, donc OPJ, peut-il l’être en dehors de sa commune ?
Réponses :
Non, il est élu OPJ sur sa commune.
Tous les pouvoirs du Maire en tant que représentant de l'Etat ne lui sont octroyés que sur son territoire.
Non uniquement dans la commune où il est élu maire.

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