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Lorient Agglomération met en service un bateau « zéro émission »

Non classé
31 octobre 2013

Depuis près d’un mois, un bateau à passagers à zéro émission de CO2 assure quotidiennement les liaisons transrade entre Lorient et Locmiquélic. Baptisé Ar Vag Tredan. (« bateau électrique » en breton), il est capable d’assurer 28 allers-retours quotidiens, à raison d’un par demi-heure, pour un trajet de 7 minutes, sans émettre ni CO₂, ni bruit, ni vibration. « Notre cahier des charges était exigeant, explique Norbert Métairie, maire de Lorient et président de la communauté d’agglomération du Pays-de-Lorient (CAP) Lorient. Nous voulions un bateau performant qui puisse naviguer à une vitesse permettant un bon cadencement. Les horaires devaient être respectés pour assurer les liaisons avec les autres transports collectifs. Cette liaison est fréquemment utilisée par les scolaires, les salariés mais aussi par les touristes qui découvrent ainsi la rade à moindre coût. Il fallait aussi une capacité suffisante aux heures de pointe ».

La seconde exigence était d’ordre environnemental. La communauté d’agglomération du Paysde- Lorient est engagée depuis 2000 dans une charte pour l’environnement et le développement durable. Son agenda 21, élaboré en 2008 vise à réduire de 20 % les consommations d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020. Ces deux éléments constituent désormais le fil conducteur de la politique de l’agglomération. « Nous avons souhaité pour ce bateau un mode de propulsion économe en énergie qui soit le moins polluant possible, conçu avec des matériaux recyclables et qui génère le moins de nuisances possibles lors de son entretien. Un chantier installé sur la Rade de Lorient nous a présenté une solution innovante, que nous avons retenue ». Cette prouesse technologique a été réalisée par le chantier STX France Lorient. Le bateau fonctionne non pas avec des batteries mais avec 128 « condensateurs super capacité » qui alimentent le propulseur électrique. Ce système permet de stocker l’électricité sous forme statique, grâce à une alimentation haute tension. À chaque aller-retour, sa recharge ne prend que quatre minutes à l’aide d’un transformateur installé à Locmiquélic. Soit le temps qu’il faut aux passagers pour descendre du bateau et embarquer. Un avantage indéniable selon Norbert Métairie car « nous n’avons pas à gérer le recyclage des batteries. Les condensateurs ont une durée de vie beaucoup plus longue et leurs éléments sont recyclables. Conçu en aluminium, le bateau est entièrement recyclable. Une pompe à chaleur permet de chauffer le salon en hiver et de le climatiser en été. 25 m2 de panneaux solaires installés sur le toit alimentent le réseau interne du bateau. Sa consommation est cinq fois inférieure à un bateau classique. Nous gagnons environ un million d’euros en exploîtation par rapport à un bateau classique ». Son coût, environ 3,2 millions d’euros HT. Pour le financement, l’agglomération a bénéficié d’une aide du Fonds européen de développement régional (FEDER).

Confort et qualité sont également au rendez-vous. Le bateau est accessible aux personnes à mobilité réduite mais également aux vélos et poussettes. Il est silencieux et offre de larges ouvertures sur le paysage de la rade depuis le salon et les plateformes extérieures. Avec ce prototype, Lorient Agglomération acquiert non seulement un bateau « zéro émission » atmosphérique mais devient également le premier propriétaire au monde d’un navire utilisant des condensateurs « super capacité » comme source principale d’énergie.

Paroles de maires

RCL
Question :
Bonjour, comment gérez-vous les véhicules ventouse ? Malgré le signalement à la gendarmerie, le propriétaire ne déplace pas son véhicule. Si nous appelons la fourrière les frais seront pour la commune. Merci pour vos conseils.
Réponses :
Avoir nos rues avec des voitures poubelles qui les encombrent et prennent des places de stationnement n’est terrible. Il n y a pas de solution miracle. Quand il y a une plaque d'immatriculation : appel à la gendarmerie, identification du propriétaire (souvent en région parisienne), recommandé, délai d’un mois pour répondre. Sans réponse et selon l’état de la voiture, prise de photos, constat rédigé par mes soins et épaviste... Je préfère ne pas faire payer les habitants de mon village.
Nous sommes élus et nous nous devons de rester dans la légalité. Je crois qu'il faut identifier le propriétaire du véhicule et lui envoyer un courrier recommandé en l'obligeant à enlever son véhicule sinon le véhicule sera mis en fourrière et les frais seront à sa charge. Si les élus ne respectent pas les lois, c'est donner une mauvaise image de nous et nous ne devons pas être étonnés si nous sommes de moins en moins respectés.

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