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Le Havre, vitrine de l’innovation industrielle dans l’éolien

Non classé
06 mai 2021

C’est dans la métropole normande que le leader mondial de l’éolien, Siemens Gamesa, a choisi d’implanter son usine de fabrication d’éoliennes, le plus grand projet industriel de l’histoire des énergies renouvelables en France. Avec plus de 700 emplois à la clé et des débouchés pour les entreprises locales.

 

36 hectares, c’est la superficie du site industriel en cours de construction sur le port du Havre qui produira à partir de 2022 des éoliennes offshore. « Historiquement, les énergies renouvelables ont été développées en France en s'appuyant sur des capacités industrielles européennes et à l'étranger, selon Cédric Ternaco, responsable communication et affaires publiques chez siemens Gamesa France. Ce projet historique ouvre une nouvelle ère et place la France dans le cercle des nations qui disposent de capacités industrielles dans les énergies renouvelables ». Le projet comprend un bâtiment industriel de huit hectares, un espace de stockage ainsi qu’une zone logistique maritime de chargement et déchargement des pièces. « Et pour la première fois dans l'histoire de l'industrie de l'éolien, une seule et même usine fabriquera à la fois les pales et les nacelles destinées à l’assemblage d’éoliennes offshore » insiste Cedric Ternaco. C’est à partir de ce site que les éoliennes des parcs en mer de Dieppe-Le Tréport, Fécamp, Courseulles-sur-mer, Saint-Brieuc et Yeu-Noirmoutier seront produites.

 

Un emplacement stratégique

 

«  Cela fait près de 10 ans que les élus du territoire travaillent à l’implantation de cette nouvelle filière industrielle, précise décrit Jean-Baptiste Gastinne, 1er vice-président de la métropole en charge du Développement économique et du tourisme. Un enjeu majeur dans la mesure où depuis très longtemps Le Havre n’a plus accueilli un projet de cette ampleur. Son atout ? La métropole se situe à mi-chemin entre Dunkerque et Brest, où seront construits trois des six premiers parcs éoliens en mer décidés par la France ; sans compter les nombreux projets éoliens au large des côtes normandes». Le Havre est en outre idéalement positionné, à la croisée des chemins entre la Manche, de la mer du Nord et le Nord-Atlantique, trois marchés à fort potentiel de croissance dans l'éolien en mer. C’est aussi un bassin industriel historique qui dispose d'industries et de compétences dans les domaines de la mécanique, du composite, de l'énergie et plus globalement dans l'industrie maritime portuaire. Des métiers et savoir-faire en commun avec l'industrie de l'éolien. Quant au port du Havre, « c’est un des plus grands ports français avec une une histoire et un savoir-faire dans l'accompagnement des projets industriels » reconnait-on chez Siemens Gamesa.

Un projet largement porté par les collectivités

Ce projet a bénéficié du soutien financier de l’Etat, des collectivités locales, de la CCI Seine Estuaire mais aussi du Grand port maritime du Havre pour les aménagements publics nécessaires préalables à la construction de l'usine. « Les collectivités publiques se sont chargé de libérer l’espace portuaire nécessaire afin de pouvoir accueillir le site industriel de Siemens Gamesa. Les entreprises qui s’y trouvaient on dû être déplacées, explique le vice-président de la métropole. Ce sont elles qui financent le renforcement des sols, le détournement des routes ou encore l’aménagement des quais, avec le Grand port maritime du Havre ». Ce dernier vient par ailleurs de démarrer les travaux qui consisteront en la réalisation d’une plateforme RORO (roll-on, roll-off) et le renforcement du quai Hermann du Pasquier devant servir pour certaines opérations de manutention de charges particulièrement lourdes de composants d’éoliennes d’un poids de l’ordre de 500 tonnes. Une nouvelle voirie ainsi que la construction d’une plateforme d’assise sont également prévues pour la mise en place ultérieure d’équipements ferroviaires. Le coût des travaux publics réalisés se monte à 121,6 M€ HT répartis de la manière suivante : 48 M€ pour l’Etat, 16 M€ pour la région Normandie, 12,4 M€ pour la communauté urbaine Le Havre Seine métropole et 100.000€ la CCI Seine estuaire. Le reste, soit 45,1 M€ est porté par le Grand port maritime du Havre.

Un projet créateur d’emploi

« C'est aussi le projet industriel qui va créer le plus d'emplois dans un territoire aujourd’hui en France », se félicite Cédric Turnaco. Quelque 750 emplois seront générés sur le site dans la soudure, la chaudronnerie, l’assemblage, la manutention, l’électrotechnique, le drappage , le management, etc. Un défi pour lequel Siemens Gamesa travaille depuis près de deux ans avec le Pôle emploi Normandie dont la Méthode de Recrutement par Simulation (MRS) favorise l’inclusion sociale et l'intégration de personnes éloignées de l'emploi. « Il est clair que nous avons des objectifs très ambitieux en matière de diversité, de recrutement de personnes éloignées de l’emploi et d’intégration des femmes dans l’industrie. La MRS est un outil nécessaire et adapté pour se donner les moyens de remplir ces objectifs dans le cadre d’un recrutement aussi massif et rapide » a précisé Arnaud Gomel, directeur des Ressources Humaines de Siemens Gamesa France.

De ce projet, les élus métropolitains attendent bien entendu des retombées économiques sur les moyen et long termes. « Nous considérons l’éolien comme une filière d'avenir en croissance, et pour l'instant la croissance ne se dément pas puisque la France prépare déjà l'attribution ainsi que l'aménagement de nouveaux parcs » avance Jean-Baptiste Gastinne. Ce qui signifie que cette usine pourra assurer une activité pendant de nombreuses années et surtout profitera à toute l’économie régionale. La CCI est très active dans la mise en relation de Siemens Gamesa avec des fournisseurs normands» Les élus espèrent surtout attirer et fixer sur le territoire des compétences, des moyens et des ressources dans le domaine plus vaste des énergies marines renouvelables. « Une filière complète est en train de s'implanter au Havre qui a nécessité beaucoup de travail en amont. C’est une grande satisfaction de voir que le projet aboutit » ajoute Jean-Baptiste Gastinne. Siemens Gamesa, lui, voit déjà l'usine du Havre comme le poumon industriel du programme éolien offshore en France.

Blandine Klaas

 

Paroles de maires

RCL
Question :
Bonjour, comment gérez-vous les véhicules ventouse ? Malgré le signalement à la gendarmerie, le propriétaire ne déplace pas son véhicule. Si nous appelons la fourrière les frais seront pour la commune. Merci pour vos conseils.
Réponses :
Avoir nos rues avec des voitures poubelles qui les encombrent et prennent des places de stationnement n’est terrible. Il n y a pas de solution miracle. Quand il y a une plaque d'immatriculation : appel à la gendarmerie, identification du propriétaire (souvent en région parisienne), recommandé, délai d’un mois pour répondre. Sans réponse et selon l’état de la voiture, prise de photos, constat rédigé par mes soins et épaviste... Je préfère ne pas faire payer les habitants de mon village.
Nous sommes élus et nous nous devons de rester dans la légalité. Je crois qu'il faut identifier le propriétaire du véhicule et lui envoyer un courrier recommandé en l'obligeant à enlever son véhicule sinon le véhicule sera mis en fourrière et les frais seront à sa charge. Si les élus ne respectent pas les lois, c'est donner une mauvaise image de nous et nous ne devons pas être étonnés si nous sommes de moins en moins respectés.

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