La Rochelle, le laboratoire des transports du futur

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03 mars 2015

L’agglomération de La Rochelle a été choisie parmi onze collectivités européennes candidates pour expérimenter une flotte de minibus électriques sans chauffeur. Il s’agit du nouveau volet d’une expérimentation lancée depuis quelques années à La Rochelle dans le cadre du projet européen City- Mobil2, programme de recherche et de démonstration visant à développer des systèmes de transport totalement automatisés et autonomes.

Pour ce programme en cours de démonstration depuis le 17 décembre dernier, trois minibus appelés Citymobil circulent à une vitesse de 15 km/h à 20 km/h sur un parcours d’environ 1,6 km entre l’aquarium, le vieux port et l’université. Six véhicules effectueront ce trajet en fin d’expérimentation.

« Nous avons adapté une partie de la ville pour faire fonctionner ces véhicules et voir comment l’ensemble du système fonctionne. Nous avons mis en place un groupe de travail local, avec l’appui de l’école d’ingénieurs EIGSI, la communauté d’agglomération et la ville ainsi que la société Proxiway, filiale de Transdev qui est en charge de l’exploîtation » explique le maire de la ville, Jean-François Fountaine.

Le service est gratuit. Ces véhicules électriques fabriqués par la société Robosoft dans les Pyrénées-Atlantiques mesurent 5 mètres de long et peuvent transporter une dizaine de passagers. Ils sont équipés de systèmes de GPS et de radars pour éviter les incidents.

Quelques adaptations ont été nécessaires pour leur mise en circulation. « Le véhicule est piloté au centimètre près. Nous avons installé des balises au sol pour que les éléments de repérage soient extrêmement précis. Les feux ont été adaptés et équipés de systèmes lumineux pour prévenir les piétons et les automobilistes de l’arrivée imminente d’un minibus » précise Jean-François Fountaine. Enfin, des aménagements ont été réalisées afin que les personnes en situation de handicap puissent accéder à ces véhicules. Des dispositions d’autant plus évidentes à mettre en place qu’il s’agit d’une ligne nouvelle selon le maire : « L’accessibilité totale du système de transport était une évidence pour nous. Elle à été pensée dès le départ sur ce projet ». Cinq arrêts matérialisés par une borne et une petite rampe d’accès destinée aux personnes à mobilité réduite seront desservis.

Pendant la durée de l’expérimentation, des observateurs et des opérateurs présents à bord des véhicules s’assurent de leur bon fonctionnement. Le service des transports de l’agglomération suit aussi cette opération avec la plus grande attention. De nombreux partenaires à l’échelle internationale participent à ce programme, travaillant aussi bien sur l’acceptabilité sociale que sur les voitures elles-mêmes. Quant aux Rochelais, ils accueillent cett e nouvelle expérimentation très favorablement, selon le maire. En 2008 déjà, La Rochelle, pionnière en matière de véhicules propres (premiers vélos en libre-service dans les années 1980, puis premières voitures électriques en libre-service), avait été choisie pour faire la démonstration, à petite échelle et en circuit fermé, d’un petit bus électrique sans pilote. Durant l’été 2011, une expérimentation en grandeur réelle (Citymobil 1) mettait en avant des bus autonomes, guidés par GPS, au milieu des piétons et des cyclistes « sur quelques dizaines de mètres sur une bande prototype» précise le maire.

« L’objectif de ce projet est avant tout de faire avancer la recherche, étudier la manière dont les systèmes automatisés peuvent fonctionner en milieu urbain. Avec des bus de 8 à 10 places, il est utile de voir si des systèmes automatisés sont pertinents », explique le maire de La Rochelle : « Techniquement, ça marche plutôt bien. Prenons l’exemple d’un enfant qui traverse la rue, le radar le détecte très vite et arrête immédiatement le véhicule ». Quant à envisager un tel mode de transport sur sa ville, il est encore un peu tôt selon lui : « Je ne pense pas que la question se pose avant 5 ou 6 ans. Il s’agit-là de véhicules prototypes, il faudrait d’abord étudier le coût réel industriel des équipements. Actuellement, nous sommes encore dans une phase d’étude. Mais pourquoi pas ? » Pour l’heure, l’agglomération envisage d’autres projets de longue haleine, le plus lourd étant la réforme du réseau de transports publics.  

Paroles de maires

RCL
Question :
Un maire, donc OPJ, peut-il l’être en dehors de sa commune ?
Réponses :
Non, il est élu OPJ sur sa commune.
Tous les pouvoirs du Maire en tant que représentant de l'Etat ne lui sont octroyés que sur son territoire.
Non uniquement dans la commune où il est élu maire.

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