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Hygiène, confort et sécurité dans les piscines publiques

Non classé
31 mai 2012

Entretien avec Jean-Nicolas Ormsby
Directeur adjoint chargé de la santé -environnement à la direction de l’évaluation des risques à l’Anses

La situation sanitaire des piscines publiques a-t-elle évolué depuis le rapport publié par l’Anses en 2010 ?
Depuis le rapport d’expertise collective de 2010 sur les piscines publiques, nous avons apporté quelques clarifications notamment concernant les bromates qui ne sont pas autorisés pour la désinfection de l’eau.

Notre rapport mettait en évidence à partir des données disponibles de contrôle et de surveillance sanitaires effectués par les services de l’Etat une qualité des eaux des piscines publiques plutôt bonne. C’est sur le volet chimique que les éléments les plus intéressants sont apparus, notamment concernant certains sous-produits de la chloration qui pourraient donner lieu, au-delà de l’irritation cutanée et de l’irritation oculaire, à des allergies cutanées ou de l’asthme. Les nageurs de haut niveau ou bien les maîtres-nageurs sauveteurs sont particulièrement exposés. La désinfection de l’eau au chlore est en effet le procédé le plus couramment utilisé.

Quelles sont les recommandations de l’Anses envers les gestionnaires d’établissements aquatiques pour prévenir les risques sanitaires dans les piscines?
Les principaux points portent sur l’hygiène des baigneurs, l’agencement des locaux, le traitement de l’eau, les paramètres du contrôle sanitaire de l’eau, la gestion de la qualité de l’air, le nettoyage et l’entretien des locaux, l’activité de baignade pour les très jeunes baigneurs et les recommandations pour les travailleurs.

Eu égard à la réglementation actuelle, la chloration est un moyen de désinfection de l’eau très efficace. Cependant, compte tenu du fait que la principale source des micro-organismes et du développement des sous-produits de la chloration vient de l’interaction entre la matière organique apportée par les baigneurs et l’eau chlorée, il faut que les baigneurs prennent l’habitude, de manière systématique, de se savonner avant d’entrer dans l’eau. Il faut également que les locaux et la circulation des personnes dans les locaux soient adaptés, que les pédiluves fonctionnent correctement et que des protocoles soient mis en place pour le nettoyage des surfaces et des locaux. Ce dernier point n’était pas pris en compte jusqu’à présent par la réglementation.

L’observation de ces règles élémentaires permet d’abaisser le niveau de micro-organismes présents et de diminuer le taux de chlore utilisé pour la désinfection de l’eau. L’eau doit en effet être désinfectée et désinfectante.

Les trichloramines et les autres sous-produits de la chloration attirent particulièrement l’attention aussi bien en France qu’à l’étranger.

Le rapport d’expertise collective de l’Anses de 2010 propose d’améliorer les conditions de ventilation des piscines fermées, afin de minimiser les concentrations dans l’air de sous-produits de la chloration qui peuvent entraîner des troubles chez les personnes qui fréquentent régulièrement les piscines, à savoir les nageurs de haut-niveau, les personnels d’entretien et les maîtres-nageurs sauveteurs.

Une vigilance s’impose également pour les jeunes enfants, particulièrement exposés dans les piscines publiques. L’activité bébés nageurs, pour être pratiquée, doit être bien encadrée (température de l’eau aux alentours de 30°, air ambiant à bonne température, concentration en chloramines inférieure à 0,22 mg/litre) pour éviter d’exposer les enfants à des risques microbiologiques voire chimiques.

Cette expertise réalisée en 2010 sera prochainement complétée par des travaux sur les baignades types bains à remous, spas…). Elle fait suite à la publication d’un rapport d’expertise sur les baignades dites « atypiques » ou « naturelles ».

 

Propos recueillis par Blandine Klaas

Paroles de maires

RCL
Question :
Bonjour, comment gérez-vous les véhicules ventouse ? Malgré le signalement à la gendarmerie, le propriétaire ne déplace pas son véhicule. Si nous appelons la fourrière les frais seront pour la commune. Merci pour vos conseils.
Réponses :
Avoir nos rues avec des voitures poubelles qui les encombrent et prennent des places de stationnement n’est terrible. Il n y a pas de solution miracle. Quand il y a une plaque d'immatriculation : appel à la gendarmerie, identification du propriétaire (souvent en région parisienne), recommandé, délai d’un mois pour répondre. Sans réponse et selon l’état de la voiture, prise de photos, constat rédigé par mes soins et épaviste... Je préfère ne pas faire payer les habitants de mon village.
Nous sommes élus et nous nous devons de rester dans la légalité. Je crois qu'il faut identifier le propriétaire du véhicule et lui envoyer un courrier recommandé en l'obligeant à enlever son véhicule sinon le véhicule sera mis en fourrière et les frais seront à sa charge. Si les élus ne respectent pas les lois, c'est donner une mauvaise image de nous et nous ne devons pas être étonnés si nous sommes de moins en moins respectés.

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