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Géolocalisation des réseaux, une technique maîtrisée ?

Non classé
30 septembre 2013

Chaque année, plus de 100 000 dommages sont déplorés lors de travaux effectués au voisinage des 4 millions de kilomètres de réseaux aériens ou souterrains implantés en France. Ces incidents entraînent des arrêts de chantiers, une interruption des services publics, et des perturbations de la circulation sur les voies publiques. Afin de réduire significativement les endommagements des réseaux, la réglementation a été profondément révisée et impose désormais aux opérateurs un recensement précis de leur patrimoine. Codifiée dans le code de l’environnement aux articles L. 554‐1 à L. 554‐5 et R. 554‐1 à R. 554‐38, elle implique aussi bien les exploitants de réseaux, que les maîtres d’ouvrage, qui doivent rendre plus sûrs leurs projets à proximité des réseaux, et les exécutants de travaux, qui doivent sécuriser leurs chantiers.

La géolocalisation des réseaux (tous types de canalisations enterrées, que ce soit des câbles d’énergie, de télécommunication, conduites d’eau, de gaz, d’assainissement eaux usées ou pluviales) consiste à géoréférencer des ouvrages suite à différents types d’interventions et doivent permettre une mise à niveau des données cartographiques
‐ Relevé d’ouvrages à géoréférencer suite à travaux (par détection en majorité)
‐ Localisation d’ouvrages par détection, repérage et marquage piquetage à la demande.
‐ Investigations complémentaires sur des réseaux tiers.

Les caractéristiques propres aux ouvrages recherchés (profondeur, dimensions, nature) impliquent l’utilisation de différents outils qui se distinguent tant par leur principe de détection que par le protocole de mise en oeuvre.

La détection de réseaux et autres ouvrages enterrés est un travail complexe qui nécessite une mise en oeuvre importante de moyens et un vrai savoir‐faire. Les matériels performants existent (détecteurs radar, radio, accoustique) et offrent une précision et une fiabilité qui n’est plus à démontrer. Les méthodes de travail sont établies ; la formation, la compétence et surtout l’expérience des techniciens terrain font la différence aujourd’hui.

La géolocalisation des réseaux implique de maîtriser les techniques de détection et de topographie ; celles‐ci ne peuvent plus être dissociées. La précision demandée aujourd’hui (classe A, +/‐ 40 cm) exige l’utilisation de matériels topographiques performants et du personnel formé pour effectuer ce type de relevé. Si les aspects techniques des relevés terrain ont atteint un niveau de maturité suffisant, en revanche beaucoup reste à faire sur certains aspects notamment sur la constitution de fonds de plan suffisamment précis. sur lesquels le report des relevés géoréférencés est effectué ainsi que leur intégration dans des Systèmes d’Information Géographique.

L’amélioration continue de la cartographie a recours à des techniques en pleine mutation. Le levé topographique terrestre demeure le plus répandu mais la topographie « embarquée » se développe, comme par exemple avec le système Mobile Mapping. La réalisation de ces relevés vidéo couplés avec des capteurs laser permettent des mesures topographiques de grande précision et avec un rendement inégalé aujourd’hui.

Afin de garantir un résultat à la hauteur des besoins réglementaires, la géolocalisation des réseaux nécessite de maîtriser au moins les quatre métiers suivants : réseau, détection, topographie et cartographie/SIG. Le choix de l’entreprise réalisant la géolocalisation est un choix crucial pour le donneur d’ordre car peu d’entreprises maîtrisent l’ensemble de ces domaines et peuvent offrir une prestation complète qui garantira une qualité de données en rapport avec un absolu respect de la réglementation et sécurisera les ouvrages.

 

 Par Jacques CETTOLO, Directeur Général Grontmig Parera

Paroles de maires

RCL
Question :
Bonjour, comment gérez-vous les véhicules ventouse ? Malgré le signalement à la gendarmerie, le propriétaire ne déplace pas son véhicule. Si nous appelons la fourrière les frais seront pour la commune. Merci pour vos conseils.
Réponses :
Avoir nos rues avec des voitures poubelles qui les encombrent et prennent des places de stationnement n’est terrible. Il n y a pas de solution miracle. Quand il y a une plaque d'immatriculation : appel à la gendarmerie, identification du propriétaire (souvent en région parisienne), recommandé, délai d’un mois pour répondre. Sans réponse et selon l’état de la voiture, prise de photos, constat rédigé par mes soins et épaviste... Je préfère ne pas faire payer les habitants de mon village.
Nous sommes élus et nous nous devons de rester dans la légalité. Je crois qu'il faut identifier le propriétaire du véhicule et lui envoyer un courrier recommandé en l'obligeant à enlever son véhicule sinon le véhicule sera mis en fourrière et les frais seront à sa charge. Si les élus ne respectent pas les lois, c'est donner une mauvaise image de nous et nous ne devons pas être étonnés si nous sommes de moins en moins respectés.

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