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Casser les limites du système

Non classé
31 janvier 2014

Aussi génial qu’il soit, le système des monnaies complémentaires n’a pourtant pas envahi la planète. Sonantes et le CIEDES pourraient changer la donne. Jean-François Noubel travaille depuis longtemps sur les monnaies du futur qui s’affranchiront des États grâce aux systèmes d’intelligence collective véhiculés au travers des milliards de terminaux connectés. Leurs écrans permettront d’échanger le savoir, la e-réputation, la richesse et les biens. Mais force est de constater que nous ne sommes qu’à l’aube de cette évolution possible de l’humanité. « Si les monnaies complémentaires ne se développent pas aussi vite que voulu, c’est que nous avons à faire à plusieurs freins, explique le fondateur du CIRI. Tout d’abord, nous constatons un certain amateurisme de leurs promoteurs qui veulent à chaque fois réinventer leur solution au lieu de synthétiser toutes les bonnes pratiques et réflexions. Ensuite, leur système reste dans un milieu fermé, avec un nombre réduit d’acteurs qui implique une offre et une demande limitées. Si c’est parfait pour développer du lien social, c’est moins efficace pour développer les échanges. Enfin, la plupart utilisent des technologies restrictives alors qu’il faut s’ouvrir sur le monde. Les technologies post-argent seront une évolution majeure de l’humanité comme le furent en leur temps l’imprimerie et Internet ».

 

Projet paneuropéen
En attendant ce grand soir, le CIEDES prévoit de s’inviter, dès ce semestre, dans l’espace monétaire européen. À sa tête, un chef d’entreprise, ancien adhérent Leclerc, associé à Armand Tardella, physicien, passionné des approches keynésiennes. Tous deux unissent leurs efforts depuis l’été 2013 pour trouver la bonne formule pour s’affranchir des freins qui limitent le développement des monnaies complémentaires. Armand Tardella fut un des promoteurs dès 1995 d’un système d’échange local (SEL) à Saint-Quentin-en-Yvelines, puis, cheville ouvrière d’une monnaie complémentaire dans la même ville de 1995 à 2001. « Pour que l’écosystème économique fonctionne de lui-même, nous aurions dû atteindre les 100 000 adhérents contre la centaine que nous avions à l’époque ».

 

Le projet CIEDES
« En tant que scientifique, je cherche à la fois à comprendre les phénomènes par la théorie et par la pratique comme le fait tout ingénieur qui lance un projet, explique ce normalien. L’objectif du CIEDES (nom provisoire pour cercle interrégional d’échanges et de développement économique sécurisé), est de mettre en place un système de relance keynésienne par la monnaie qui puisse créer du pouvoir d’achat avec un système sûr, explique ce consultant en management du changement des entreprises. Encore faut-il lui assurer un mode de financement de son fonds de garantie et de ses coûts de fonctionnement. La somme prélevée sur les dépôts doit être comprise entre 0,5 % et 1 %. Ce taux conforme à celui des transactions bancaires, ne doit pas grever le pouvoir d’achat des usagers. Ce prélèvement, à l’instar d’un effet induit bénéfique de la taxe Tobin, évite la spéculation. Les traders échangent un nombre incalculable de fois la même somme pour générer des plus-values, qui, cumulées, deviennent importantes à la fin de la journée. Ici, à chaque transaction, ils sont sûrs de perdre entre 0,5 % et 1 % et de ne plus disposer de capital à la fin de la journée. Enfin, nous avons constaté que les monnaies complémentaires qui fonctionnement mal augmentent leurs frais pour assurer leurs promotions. Ces coûts supplémentaires, qui peuvent atteindre 5 %, pénalisent encore plus le système. »

 

Pouvoir dépenser son argent
« Mais surtout, nous devons créer un réseau de très grande taille, européen, encore bien plus vaste que le Wir cantonné à la Suisse, reprend Armand Tardella. Le CIEDES sera B to B (entre entreprises) comme la solution helvète, B to C (des commerçants vers les consommateurs) et C to C (des particuliers entre eux comme Le Bon Coin ou E-Bay). Chaque adhérent pourra être en même temps un point d’entrée de ce vaste marché multi-points. Parce qu’il sera vaste, ce réseau incitera chaque adhérent à remettre son compte créditeur au plus vite à zéro parce qu’il y trouvera ce qu’il cherche comme dans un hypermarché. Ici, plus la peine de séduire le client pour que l’offre soit visible.»

À Nantes, Sonantes s’affranchit des mêmes limites en lançant son projet sur l’ensemble d’une aire urbaine où entrepreneurs et particuliers y trouvent un intérêt immédiat avec un coût d’accès qui sera réduit et des échanges assurés par une chambre de compensation dématérialisée. La monnaie complémentaire aurait-elle attendu 2014 pour trouver son écosystème vertueux ?

Paroles de maires

RCL
Question :
Bonjour, comment gérez-vous les véhicules ventouse ? Malgré le signalement à la gendarmerie, le propriétaire ne déplace pas son véhicule. Si nous appelons la fourrière les frais seront pour la commune. Merci pour vos conseils.
Réponses :
Avoir nos rues avec des voitures poubelles qui les encombrent et prennent des places de stationnement n’est terrible. Il n y a pas de solution miracle. Quand il y a une plaque d'immatriculation : appel à la gendarmerie, identification du propriétaire (souvent en région parisienne), recommandé, délai d’un mois pour répondre. Sans réponse et selon l’état de la voiture, prise de photos, constat rédigé par mes soins et épaviste... Je préfère ne pas faire payer les habitants de mon village.
Nous sommes élus et nous nous devons de rester dans la légalité. Je crois qu'il faut identifier le propriétaire du véhicule et lui envoyer un courrier recommandé en l'obligeant à enlever son véhicule sinon le véhicule sera mis en fourrière et les frais seront à sa charge. Si les élus ne respectent pas les lois, c'est donner une mauvaise image de nous et nous ne devons pas être étonnés si nous sommes de moins en moins respectés.

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