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À Glanges, les citoyens financent leur centre de santé municipal

Non classé
25 mai 2022

Émilie Gillet, la maire de Glanges, en Haute-Vienne, a trouvé la solution pour impliquer les habitants dans les projets de la commune. Ce sont eux, qui aujourd’hui, financent une partie de leur futur centre de santé via une plateforme de prêt participatif destinée aux projets citoyens. Le financement qui a pris fin le 22 avril 2022 a permis de récolter 65.000 euros.

Pour boucler le financement de ce projet de pôle santé qui devrait voir le jour fin 2022, la commune de 500 habitants a préféré faire appel aux citoyens plutôt qu’à une banque. « En cherchant par quel moyen nous allions financer ce projet, j’ai découvert la plate-forme Villyz qui permet aux citoyens de financer des projets d’intérêt général proposés par leur collectivité. J’ai pensé qu’il était intéressant d’impliquer les habitants en leur pro- posant d’investir dans un projet local, qui plus est dans un projet de santé. Chacun sait à quel point il est important de faire venir des professionnels de santé dans les communes rurales », explique Émilie Gillet. Le projet présenté en conseil municipal est adopté à l’unanimité puis lancé le 22 janvier 2022. Dès la première semaine, il recueille plus de 10000 €.

 

UN ACTE CITOYEN

L’idée d’ouvrir un centre de santé s’est concrétisée lorsque deux infirmières libérales originaires de la région ont souhaité implanter leur cabinet sur la commune. « Le seul local que nous pouvions leur proposer était le bâtiment de l’ancienne poste transformé en logement social. Véritable passoire énergétique, il n’était plus occupé depuis quelques années », confie la maire de Glanges. Le projet prévoit la rénovation énergétique complète du bâtiment. Le logement social sera redistribué sur les étages tandis que le rez-de-chaussée accueillera un pôle de santé. « Nous avons réalisé un état des lieux des professionnels de santé présents sur notre territoire afin de ne pas venir en concurrence des trois maisons de santé déjà implantées sur la communauté de communes. L’objectif étant de proposer des services médicaux qui soient complémentaires pour les habitants de notre commune et des communes environnantes », poursuit la maire, considérant cette initiative comme « un moyen extraordinaire de montrer que dans les territoires ruraux les habitants ont besoin de ces professionnels de santé ». Le futur pôle de santé sera composé d’un cabinet infirmier et d’un cabinet de télé-ophtalmologie qui intégrera lui une orthoptiste ainsi qu’une secrétaire médicale. Les recherches sont toujours en cours pour l’accueil d’un professionnel dans le troisième cabinet disponible.

UN OBJECTIF DE 120000 €

Sur les 360000 € nécessaires au financement du projet, 120000 € seront financés via la plateforme Villyz. Chaque citoyen issu ou non de la commune peut prêter un montant compris entre un euro et deux mille euros qui seront remboursés en sept ans avec 1,2 % d’intérêt. Un montant maximum de 2000 € a été fixé par la commune pour éviter qu’un donateur trop généreux ne s’approprie le projet. « C’est une façon nouvelle de placer son épargne et de soutenir d’une manière très transparente l’investissement des collectivités », souligne Arthur Moraglia, président de Villyz, qui voit dans son outil une chance de donner à tous les citoyens la possibilité de s’engager, en dehors des périodes électorales, et de participer activement aux projets des collectivités. Il est bien là l’objectif du dispositif avec une approche très inclusive. « Nous avons créé un investissement ouvert dès 1€. Tout le monde, quel que soit son niveau de revenu, quel que soit son métier, quelle que soit sa situation peut participer. Et dans ce système, ce n’est pas une banque qui touche les intérêts, ce sont les citoyens. L’argent revient dans le circuit local », décrypte le président de la plateforme. Concrètement, il suffit de se rendre sur le site Internet ou de scanner le QR Code imprimé dans le bulletin municipal, de renseigner son identité ainsi que son adresse électronique et d’indiquer le montant du prêt. Question sécurité, la plateforme, au même titre que les établissements bancaires, est régulée par l’autorité de contrôle prudentiel et de résolution explique Arthur Moraglia : « sur le même principe que les acteurs financiers, nous disposons de modèles de risque. Nous évaluons les collectivités avant de leur permettre d’emprunter ». Tous les projets d’investissement sont éligibles, à l’exception des missions de police et de maintien de l’ordre public. Autour du projet, se construit une communauté de citoyens intéressés et engagés. Les habitants peuvent suivre jour après jour le projet et son évolution.

n Blandine Klaas n

Paroles de maires

RCL
Question :
Bonjour, comment gérez-vous les véhicules ventouse ? Malgré le signalement à la gendarmerie, le propriétaire ne déplace pas son véhicule. Si nous appelons la fourrière les frais seront pour la commune. Merci pour vos conseils.
Réponses :
Avoir nos rues avec des voitures poubelles qui les encombrent et prennent des places de stationnement n’est terrible. Il n y a pas de solution miracle. Quand il y a une plaque d'immatriculation : appel à la gendarmerie, identification du propriétaire (souvent en région parisienne), recommandé, délai d’un mois pour répondre. Sans réponse et selon l’état de la voiture, prise de photos, constat rédigé par mes soins et épaviste... Je préfère ne pas faire payer les habitants de mon village.
Nous sommes élus et nous nous devons de rester dans la légalité. Je crois qu'il faut identifier le propriétaire du véhicule et lui envoyer un courrier recommandé en l'obligeant à enlever son véhicule sinon le véhicule sera mis en fourrière et les frais seront à sa charge. Si les élus ne respectent pas les lois, c'est donner une mauvaise image de nous et nous ne devons pas être étonnés si nous sommes de moins en moins respectés.

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