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Hausse des coûts de l’énergie : Une bombe à retardement pour les collectivités, une menace pour la transition énergétique ?

Les acteurs
20 janvier 2022

"Nous le savons tous, l’explosion des prix de l’énergie, dans un contexte mondial de tension d’approvisionnement, fragilise considérablement les ménages. Ce que nous savons moins, c’est que c’est l’arbre qui cache la forêt !" prévient Brahim Ouarem, le président du Syndicat mixte d’énergie Orge-Yvette-Seine (SMOYS).

Après des semaines de hausse historique et incontrôlée – rappelons-nous des prix d’achat en gros du gaz bondissant de plus de 300% en un an, et d’un prix de l’électricité multiplié par 5 ! – nous assistons à une légère accalmie. Ne nous y trompons pas, ce calme (relatif) annonce la tempête pour nos collectivités, jusqu’alors préservées de ces phénomènes de marché grâce à des contrats à prix fixes, souvent pluriannuels. Elles n’ont pas encore vu leurs factures s’envoler. Effet bombe à retardement garanti, avec à la clé un risque aigu de crise sociale.

L’énergie est le pivot de la transition écologique et solidaire mais également essentielle à la vie quotidienne et donc au cœur des préoccupations de nos concitoyens.

Malgré certaines actions gouvernementales comme le chèque énergie de 100 euros et les actions de la commission Européenne via le pacte Vert, la situation ne va guère améliorer les finances des collectivités.

Aujourd’hui, nous tirons un signal d’alarme auprès du Gouvernement et des Instances européennes : il est crucial d’appliquer une politique mesurée et régulée, apte à contenir ces hausses successives qui risquent d’avoir des conséquences dramatiques pour les acteurs publics comme privés.

Ces hausses historiques des prix de l’énergie nous placent face à l’urgence d’accélérer la transaction énergétique de nos territoires, par la rénovation énergétique des bâtiments, mais aussi par le développement de production d’énergie locale renouvelable comme le biogaz ou l’énergie photovoltaïque. La souveraineté énergétique doit être notre priorité absolue : c’est la seule voie qui s’offre à nous pour décarboner massivement notre économie, nos transports, nos logements, c’est aussi la seule voie d’avenir pour le pouvoir d’achat de nos concitoyens et l’équilibre social.

A son échelle, le SMOYS s’engage en 2022 dans un changement d’échelle de sa stratégie « décarbonation » pour contribuer à réduire la facture d’énergie de ses collectivités membres et développer l’autonomie énergétique du territoire : lutte contre les déperditions thermiques des bâtiments publics, accompagnement de la conversion Fioul / Gaz, développement soutenu de la production de gaz vert pour transformer nos déchets en énergie, transformation des toits de nos bâtiments publics en unités photovoltaïques, développement de l’électro-mobilité et mise en place de « smart-grids » des réseaux électriques intelligents, permettant d’optimiser la distribution d’électricité.

Cependant, la dérégulation du marché de l’énergie et l’instabilité des prix qui en découle peuvent entraver ou décrédibiliser toutes ces initiatives.

Cette bombe à retardement ne doit pas être perçue comme une fatalité, nous en sommes convaincus, les solutions existent : le « bouclier » que représente le prix facturé aux fournisseurs au titre de l’ARENH (Accès Régulé à l’Electricité Nucléaire) est notamment l’un des moyens-clés pour amortir les fortes hausses de prix.

Ce 13 janvier, l'exécutif a décidé d'augmenter de 100 à 120 térawatts-heure (TWh) les volumes qu'EDF doit céder à ses concurrents dans le cadre du dispositif ARENH. C’est une avancée certes mais encore insuffisante.

Pourquoi ne pas envisager de déplafonner le seuil actuel à 160 TWH voire davantage pour – a minima - contrer rapidement ces flambées de prix ?

La menace qui plane sur nos budgets publics ne peut pas risquer d’anéantir nos capacités de financement de la transition énergique. Il en va de notre responsabilité collective, à l’échelle nationale et européenne !

Paroles de maires

RCL
Question :
Bonjour, comment gérez-vous les véhicules ventouse ? Malgré le signalement à la gendarmerie, le propriétaire ne déplace pas son véhicule. Si nous appelons la fourrière les frais seront pour la commune. Merci pour vos conseils.
Réponses :
Avoir nos rues avec des voitures poubelles qui les encombrent et prennent des places de stationnement n’est terrible. Il n y a pas de solution miracle. Quand il y a une plaque d'immatriculation : appel à la gendarmerie, identification du propriétaire (souvent en région parisienne), recommandé, délai d’un mois pour répondre. Sans réponse et selon l’état de la voiture, prise de photos, constat rédigé par mes soins et épaviste... Je préfère ne pas faire payer les habitants de mon village.
Nous sommes élus et nous nous devons de rester dans la légalité. Je crois qu'il faut identifier le propriétaire du véhicule et lui envoyer un courrier recommandé en l'obligeant à enlever son véhicule sinon le véhicule sera mis en fourrière et les frais seront à sa charge. Si les élus ne respectent pas les lois, c'est donner une mauvaise image de nous et nous ne devons pas être étonnés si nous sommes de moins en moins respectés.

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