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Congrès Villes de France : Caroline Cayeux « continuera d’être à l’écoute pour défendre les territoires »

Les acteurs
13 juillet 2022
Cinq ans pour réussir dans les villes moyennes, tel était le fil conducteur des débats organisés dans le cadre du congrès national des Villes de France qui s’est tenu à Fontainebleau les 11 et 12 juillet. Les maires des villes moyennes ont profité de la présence de Caroline Cayeux, ministre déléguée aux collectivités territoriales et Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des Territoires pour exposer leurs points de difficultés, leurs attentes et faire aussi quelques propositions.

« Ce contexte de début de mandature présidentielle et de début de législature parlementaire offre une perspective nouvelle et assez unique sur les années à venir pour construire avec le gouvernement de la République et avec le Parlement les voies de 5 années fortes pour faire avancer non seulement les villes de France mais aussi le pays tout entier » a déclaré Jean-François Debat, président délégué de Villes de France et maire de Bourg-en-Bresse, en ouverture du congrès qui cette année était chargé en émotion. En effet, Caroline Cayeux, présidente de Villes de France depuis 2014 et maire de Beauvais a participé à l’événement en tant que ministre déléguée chargée des Collectivités territoriales, une fonction qu’elle occupe depuis le 4 juillet 2022. « L’émotion est réelle. Je continuerai à être présente à vos côtés. 5 ans pour réussir dans les Villes de France, c’est une thématique qui m’est chère, a-t-elle promis. Ma présence à vos côtés ce matin témoigne aussi de l'intérêt que je porte à Villes de France et aussi aux villes moyennes au sens large du terme. Il y a des liens importants entre l'état et les collectivités locales, au service de la construction de politiques publiques au plus proche des attentes de nos concitoyens ». Le terrain l'écoute et le dialogue seront les trois axes de sa méthode. « Nous irons à votre contact, recueillir les bonnes pratiques. C’est ce travail collectif qui permettra de réussi les défis de notre temps » a assuré quant à lui Christophe Béchu, maire d’Angers et ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des Territoires.

« C’est un congrès important pour poser les bases notamment de la coopération entre l'état et les villes moyennes dans les années qui viennent, pour pouvoir présenter nos attentes, nos points de difficulté, mais également nos propositions » a rappelé Frédérique Macarez, maire de Saint-Quentin et vice-présidente de Villes de France. Fiers de la récente nomination de leur présidente, les élus des villes moyennes savent combien elle leur sera utile dans ses nouvelles fonctions, certains qu’elle « aura à cœur de faire passer des messages » face aux nombreux défis des années à venir et à certains points de vigilance notamment en ce début de quinquennat : le zéro artificialisation nette (ZAN), la santé, l’enseignement supérieur, la sécurité et les finances locales. Cette dernière question inquiète d’ailleurs fortement les élus a expliqué le président délégué de villes de France : « En 2021 les finances des collectivités ont été maîtrisées, les investissements ont été importants et la situation est globalement saine au 31 décembre 2021. Tout ceci est aujourd'hui caduque. Nous sommes impactés par l'inflation, les marchés de l'énergie ont subi des hausses pouvant aller jusqu’à 300%, nous aurons à faire face à l'évolution du point d'indice des agents pour garantir l'évolution de leur pouvoir d'achat, ce qui aura également un impact sur nos finances, et aujourd'hui les marchés publics se traitent à un niveau élevé. Nous demandons au gouvernement de nous accompagner sur les dépenses de fonctionnement pour amortir le choc. De nouvelles ponctions sur les finances des collectivités comme la participation à la suppression de la dette à hauteur de 10 milliards d'euros ou encore la suppression de la CVAE sont totalement inadaptées. Nous demandons au gouvernement de revenir sur cette mesure qui réduirait encore les capacités des collectivités à intervenir et à disposer des moyens des politiques publiques ». En réponse, Caroline Cayeux a confirmé l’abandon par le gouvernement des 10 milliards d’euros d’économies supplémentaires demandés aux collectivités locales.

Parmi les thèmes évoqués au cours de ces deux journées : le pouvoir d’achat des Français, le développement économique, le développement universitaire dans les villes moyennes, le défi de la transition énergétique et bien sûr le programme Action cœur de Ville qui a insufflé depuis son lancement une belle dynamique dans les villes moyennes avec plus de 6000 projets et 3,3 milliards d’euros déployés. Le second volet du programme présenté pour l’occasion par le préfet Rollon Mouchel-Blaisot, directeur du programme, devrait poursuivre quatre objectifs : conforter le rôle de centralité des villes moyennes, revitaliser en priorité le centre-ville, accompagner ces villes vers les trois grands défis que sont les transitions écologique, démographique et économique et enfin, sortir des opérations de plus en plus complexes.

Ce que souhaitent aujourd’hui les élus des villes moyennes : un échange constructif mais également exigeant avec le gouvernement pour avoir de la visibilité et de la lisibilité sur les politiques publiques qu’ils souhaitent engager dans leurs territoires. Un contrat de confiance avec l'Etat pour continuer à avancer sereinement.

 

 

 

 

Paroles de maires

RCL
Question :
Bonjour, comment gérez-vous les véhicules ventouse ? Malgré le signalement à la gendarmerie, le propriétaire ne déplace pas son véhicule. Si nous appelons la fourrière les frais seront pour la commune. Merci pour vos conseils.
Réponses :
Avoir nos rues avec des voitures poubelles qui les encombrent et prennent des places de stationnement n’est terrible. Il n y a pas de solution miracle. Quand il y a une plaque d'immatriculation : appel à la gendarmerie, identification du propriétaire (souvent en région parisienne), recommandé, délai d’un mois pour répondre. Sans réponse et selon l’état de la voiture, prise de photos, constat rédigé par mes soins et épaviste... Je préfère ne pas faire payer les habitants de mon village.
Nous sommes élus et nous nous devons de rester dans la légalité. Je crois qu'il faut identifier le propriétaire du véhicule et lui envoyer un courrier recommandé en l'obligeant à enlever son véhicule sinon le véhicule sera mis en fourrière et les frais seront à sa charge. Si les élus ne respectent pas les lois, c'est donner une mauvaise image de nous et nous ne devons pas être étonnés si nous sommes de moins en moins respectés.

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