Newsletter
Vidéos
Rechercher
Mon compte

Les collectivités locales fortement mobilisées pour l’Ukraine

L'élu et le citoyen
14 avril 2022

Dès les premières heures du conflit en Ukraine, les associations d’élus et les collectivités françaises se sont mobilisées pour venir en aide aux populations, répondre à l’urgence humanitaire et contribuer au mieux à l’accueil des réfugiés en France.

« Nous ne pouvons rester silencieux face à la guerre qui fait rage en Ukraine, déclarait début mars Damien Castelain, Président de la Métropole Européenne de Lille. À seulement 1000 kilomètres de chez nous se déroule une tragédie pour nos amis Ukrainiens mais aussi pour l'Europe et donc pour le monde. Nous ne savons pas comment la situation évoluera mais nous savons qui nous sommes : des femmes et des hommes attachés à la paix, à la liberté, à la fraternité, à la solidarité. La MEL ne fera pas le choix de l'inaction face à cette situation. Elle s'engagera aussi longtemps qu'il le faudra. » La MEL décide dans la foulée de débloquer un fonds d'urgence de 100 000 euros en soutien à la population civile ukrainienne et met à disposition des maires métropolitains deux sites de stockage afin de centraliser les dons récupérés par les communes et les entreprises du territoire. Si les élus se sont mobilisés dès les premières heures, à l’image du maire de La Rochelle, en organisant une une Marche solennelle en soutien au peuple ukrainien, des concerts ou en hissant le drapeau de l’Ukraine sur la façade de l’hôtel de ville, ils ont aussi manifesté leur désaccord vis à vis de l’invasion Russe à travers leur mobilisation sans faille, n’hésitant pas à mettre la main à la poche et incitant leurs concitoyens à faire preuve de solidarité. A Mandelieu-la-Napoule (06), à peine trois semaines après le début de la crise ukrainienne, plus de 600 cartons de produits de première nécessité avaient été récupérés par les agents du CCAS et de la ville et plus de 500 donateurs s’étaient déjà manifesté. Afin de mieux coordonner et centraliser les aides, le maire de la ville Sébastien Leroy décidait la mise en œuvre d’un guichet unique. A Angers (45), l’adjoint aux relations internationales et à l’Europe, Benoît PILET a été désigné élu référent et une cellule de coordination a été mise en place, portée par la Direction Europe et International de la Ville d’Angers et d’Angers Loire Métropole. Sa mission : recenser les sollicitations des angevins et les initiatives des organismes locaux pour assurer une coordination, mais aussi assurer une veille sur les initiatives des organismes nationaux et internationaux, et d’articuler l’action de la Ville et d’Angers Loire Métropole liée à cette crise, avec celle des autres collectivités françaises et européennes. Dans le département du Lot, ce sont plus de 300 m3 de dons qui ont été collectés dans les 76 communes qui avaient ouvert un point de collecte se félicitait l’AMF 46.

Plus de 3 M€ donnés par 250 collectivités françaises

Saint-Etienne, ville amie des enfants, a voté une aide exceptionnelle de 20.000 €, dans le cadre de l'aide humanitaire, pour participer, soutenir et venir en aide aux enfants ukrainiens à travers l'Unicef ainsi qu’une subvention exceptionnelle de 20.000 € en soutien à l'intervention des Pompiers Humanitaires Français, dont le siège national est situé à Saint-Étienne. Le conseil municipal de Brest a voté en faveur d'une aide de 25.000 euros à la Croix Rouge française pour son aide au peuple urkrainien, ainsi que d'une seconde enveloppe du même montant à destination d'une ou plusieurs associations locales qui déploieront ainsi des actions d'aide pour l'accueil des réfugiés urkrainiens sur la ville. La Région Hauts-de-France a débloqué une enveloppe de 200 000€ dédiée au financement d’opérations humanitaires tandis qu’une aide d’urgence humanitaire de 500 000€ pour l’Ukraine était soumise au vote des élus du Conseil régional d’île-de-France le mois dernier. Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle Aquitaine, et Isabelle Boudineau, conseillère régionale en charge de l’Europe, ont proposé aux élus membres de la Commission Permanente  de débloquer en urgence une enveloppe de 300.000 euros : 100.000 euros  destinés à contribuer à la mobilisation nationale à travers une contribution au FACECO (Fonds d’actions extérieures des collectivités locales) et 200.000 euros  en soutien aux ONG qui œuvrent sur le terrain. Selon l’Association des Maires de France (AMF) qui dès les premières heures du conflit s’est mobilisée pour organiser, avec les communes, la collecte de dons financiers et de matériels au profit des populations, le partenariat avec la Protection civile conclu le 1er mars, pour la collecte et l’acheminement de dons, a permis de collecter 15.000 palettes de dons matériels, dont 4.500 ont été envoyées très rapidement aux Ukrainiens. Les collectivités ont également réalisé des dons financiers conséquents, aux associations actives sur place et via le fonds d’action extérieure des collectivités territoriales (FACECO), un mécanisme activé par le ministère de l’Europe et des affaires étrangères permettant à toutes les collectivités qui le souhaitent, quelle que soit leur taille, d’apporter leur contribution financière. Ainsi, depuis son lancement le 1er mars dernier, ce sont plus de 3 millions d’euros qui ont été donnés par 250 collectivités françaises, représentant pas moins de 12 opérations d’acheminement de matériels et de médicaments. L’exemple de Pont-Péan (35) prouve que les petites communes ne sont pas en reste. La municipalité, par l’intermédiaire du CCAS a fait un don de 500 euros à destination de l’Ukraine.

L’accueil des réfugiés s’organise

Comme elle l'a déjà fait avec des ressortissants de Syrie et d'Afghanistan, la ville de Saint-Etienne s’est déclarée « prête à accueillir des réfugiés ukrainiens fuyant la guerre ». En Seine-Saint-Denis, où plusieurs centaines d’arrivées ont déjà été dénombrées, le conseil département souhaite lui aussi prendre toute sa part dans l’accueil digne des réfugié·e·s. C’est en ce sens que la Commission Permanente du Conseil Départemental a voté un rapport pour la mise en œuvre d’actions de solidarité envers les personnes déplacées. Afin de soutenir les collectivités frontalières de l’Ukraine, en première ligne pour l’accueil des réfugié·e·s, ce rapport prévoit une contribution à hauteur de 15.000 euros au Fonds de Solidarité de Cités Unies France pour l’urgence en Ukraine. Cette somme permettra de soutenir des actions telles que l’hébergement d’urgence, la restauration, les soins ou encore le soutien psychologique. Le Département de la Seine-Saint-Denis a également mis à disposition de la Préfecture des places d’hébergement dans des structures départementales (logements de fonction vacants, ehpad inoccupé...). Plus rural, le Département de l’Allier ne s’attend pas à devenir une zone privilégiée pour que les familles ukrainiennes y trouvent refuge. Pour autant, les élus ont réfléchi à une coordination afin d‘accompagner les exilés ukrainiens durant leur parcours. Un premier recensement dans le parc locatif social de l’Allier a fait apparaitre que près de 200 logements étaient mobilisables rapidement auprès des bailleurs sociaux et en mesure d’accueillir des familles ou plusieurs occupants. Le Département s’est engagé à accompagner les bailleurs par la prise en charge financière des fluides (eau, électricité, gaz, téléphonie et connexion internet). En matière d’accueil, pour soutenir les communes qui mettent des logements à disposition des Ukrainiens arrivant en France, l’AMF s’est associée à l’opération du groupe United b réunissant notamment les enseignes Boulanger et Electrodépot, qui vise à équiper 1 000 logements en électroménager de la vie quotidienne. A ce jour, 153 logements ont déjà été équipés dans 17 départements grâce à cette opération. Pour soutenir les communes qui proposent des solutions d’hébergement des réfugiés, le Président de l’AMF a demandé au Premier Ministre une participation financière de l’Etat, l’accueil des populations déplacées étant de son domaine de compétences. Des engagements oraux ont été pris, et l’AMF attend confirmation des modalités.

L’action des collectivités ne se limite pas à la récolte de dons et à l’accueil des réfugiés comme le prouve l’initiative de la Région Normandie. « En tant qu’autorité organisatrice des transports, la collectivité a décidé d’une mesure d’urgence exceptionnelle de gratuité pour les réfugiés ukrainiens sur l’ensemble des transports du réseau régional Nomad » a déclaré Hervé Morin Président de la Région Normandie.  Cette gratuité s’applique à l’ensemble des lignes normandes de trains et de cars du réseau régional Nomad pour tous les déplacements en Normandie et depuis ou vers Paris en train. La Région a aussi décidé d’accorder la gratuité des transports scolaires pour les enfants de réfugiés ukrainiens, scolarisés dans des établissements du territoire. La Ville de Nancy et la Métropole du Grand Nancy ont ouvert gratuitement, pour tous les réfugiés ukrainiens, son portail d’apprentissage du français en ligne nommé « Do you speak Jeun’Est ». Les consignes et le vocabulaire sont traduits en ukrainien pour une utilisation immédiate. L’accueil en crèches et dans les écoles publiques de la commune a également été rendu gratuit pour les enfants ukrainiens pour qu'ils puissent au plus vite retrouver les bancs de l'école La gratuité du stationnement sur la voirie sera accordée aux réfugiés Ukrainiens dès lorsqu'ils sont arrivés sur le sol Français avec leur propre véhicule.

Paroles de maires

RCL
Question :
Bonjour, comment gérez-vous les véhicules ventouse ? Malgré le signalement à la gendarmerie, le propriétaire ne déplace pas son véhicule. Si nous appelons la fourrière les frais seront pour la commune. Merci pour vos conseils.
Réponses :
Avoir nos rues avec des voitures poubelles qui les encombrent et prennent des places de stationnement n’est terrible. Il n y a pas de solution miracle. Quand il y a une plaque d'immatriculation : appel à la gendarmerie, identification du propriétaire (souvent en région parisienne), recommandé, délai d’un mois pour répondre. Sans réponse et selon l’état de la voiture, prise de photos, constat rédigé par mes soins et épaviste... Je préfère ne pas faire payer les habitants de mon village.
Nous sommes élus et nous nous devons de rester dans la légalité. Je crois qu'il faut identifier le propriétaire du véhicule et lui envoyer un courrier recommandé en l'obligeant à enlever son véhicule sinon le véhicule sera mis en fourrière et les frais seront à sa charge. Si les élus ne respectent pas les lois, c'est donner une mauvaise image de nous et nous ne devons pas être étonnés si nous sommes de moins en moins respectés.

Inscrivez-vous dès maintenant sur le groupe Facebook Paroles de Maires pour obtenir des informations quotidiennes sur l'actualité de vos missions.

Copyright © 2022 Link Media Group. Tous droits réservés.
arrow-right