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A Montereau, la cantine coûte 1 euro depuis 2015

L'élu et le citoyen
04 février 2021

Tous les étudiants pourront avoir accès à deux repas par jour, pour le prix d'un euro le repas, dans les restaurants universitaires, annonçait Emmanuel Macron le 21 janvier dernier. Une initiative que pratiquent déjà de nombreuses municipalités en France dans les cantines scolaires, à l’image de Montereau, en Seine-et-Marne. « Une décision de justice sociale », selon James Chéron, Maire de la commune de 19.000 habitants.

En effet, depuis septembre 2015, la commune de Seine-et-Marne a plafonné le prix des repas de la cantine scolaire à 1 euro. « Tous les élèves des écoles maternelles et élémentaires habitant la commune paient ce tarif, indépendamment du revenu des parents » explique James Chéron. Et pour les familles les plus modestes, elles bénéficient du tarif du quotient familial, et continuent de payer moins de 1 euro ». Et de poursuivre : « C’est une question de justice sociale. D’abord, parce que la commune compte bon nombre de travailleurs pauvres. Mais pas seulement. Pour les familles les plus aisées qui sont au plafond de la tarification, c’est la double peine. Elles sont les plus contributives en matière d’impôts et de taxes et payaient avant 2015 chaque repas 6 euros. Enfin, aujourd’hui nous avons la garantie d’assurer à chaque enfant un repas complet et équilibré par jour ».

« Le quotient familial est une fausse justice »

Alors qu’en parallèle à la tarification unique, la ville s'est également engagée à proposer des alternatives végétariennes aux enfants à chaque repas, Montereau qui compte 2700 élèves dans ses écoles maternelles et élémentaires a vu les enfants affluer massivement dans ses cantines scolaires. « Dès la rentrée 2015, nous avons constaté une hausse de 57% du nombre d'élèves. Aujourd'hui, les effectifs se maintiennent avec 77% d'élèves inscrits aux restaurants scolaires, soit 2140 élèves. Sur une année, nous servons aujourd’hui 145 000 repas, contre 92 000 sur l’année scolaire 2014-2015 », comptabilise James Chéron.

Un surcoût supporté par la mairie

Alors que le coût moyen d’un repas matières premières, personnel et transport compris, s’élève à 9,05 euros, c’est la commune qui prend en charge la différence. « Malgré ce surcoût nous avons fait le choix de ne pas augmenter les impôts. Le différentiel de 8 euros est ainsi financé par le budget de la commune, soit 1,6 million d’euros par an » explique le Maire de la commune. Alors pour financer le budget cantine, la Mairie compte chaque euro. Résultat : 1 million d’économie par an. Un arbitrage qui se fait sur des dépenses de fonctionnement. « Et puis, la chasse aux économies est devenue notre sport favori » lance fièrement James Chéron. Montereau n’est pas la seule commune à proposer le repas à 1 euro à tous les enfants, voire moins pour ceux issus de familles défavorisées. Drancy ou le Bourget vont même plus loin en proposant la gratuité des repas.

Danièle LICATA

Paroles de maires

RCL
Question :
Bonjour, comment gérez-vous les véhicules ventouse ? Malgré le signalement à la gendarmerie, le propriétaire ne déplace pas son véhicule. Si nous appelons la fourrière les frais seront pour la commune. Merci pour vos conseils.
Réponses :
Avoir nos rues avec des voitures poubelles qui les encombrent et prennent des places de stationnement n’est terrible. Il n y a pas de solution miracle. Quand il y a une plaque d'immatriculation : appel à la gendarmerie, identification du propriétaire (souvent en région parisienne), recommandé, délai d’un mois pour répondre. Sans réponse et selon l’état de la voiture, prise de photos, constat rédigé par mes soins et épaviste... Je préfère ne pas faire payer les habitants de mon village.
Nous sommes élus et nous nous devons de rester dans la légalité. Je crois qu'il faut identifier le propriétaire du véhicule et lui envoyer un courrier recommandé en l'obligeant à enlever son véhicule sinon le véhicule sera mis en fourrière et les frais seront à sa charge. Si les élus ne respectent pas les lois, c'est donner une mauvaise image de nous et nous ne devons pas être étonnés si nous sommes de moins en moins respectés.

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