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Les petites villes de demain affichent une santé financière plus fragile que la moyenne nationale

Finances locales
04 novembre 2021

L’agence France locale s’est intéressée à la santé financière des communes sélectionnées par le programme « Petites villes de demain » sur la période 2016-2020. Quelle est leur situation financière par rapport à l’ensemble des communes françaises ? Quelles évolutions au cours des dernières années et quelles perspectives ?

Un an après le lancement du programme « Petites villes de demain » par l’Agence nationale de la Cohésion des territoires, qui rassemble plus de 1600 communes de moins de 20.000 habitants, l’agence France locale, la banque créée par et pour les collectivités locales, présente le premier baromètre de la santé financière des ces collectivités. Un état des lieux précis de la santé financière des Petites villes de demain sur la période 2016-2020. « Alors que la reprise est en marche, bon nombre d’experts ont mesuré l’impact financier, économique, social et démocratique pour nos collectivités, nos territoires et leurs administrés. Les études montrent globalement que nos collectivités ont maintenu le cap et affichent une santé financière solide à l’aube de 2022. Mais cette tendance masque l’impact très différencié de la crise sur les finances des collectivités locales. Forte de son partenariat avec l’ANCT (Agence nationale de la cohésion des territoires), elle a décidé de consacrer une étude spécifique aux collectivités sélectionnées par le programme Petites villes de demain (PVD) » rappelle Jérôme Pasco, Maire de Conches-en-Ouche, Membre du Conseil d’administration de l’AFL-ST.

Des notes plus dégradées que la moyenne nationale

Réalisé à partir de la note attribuée par l’agence France locale (AFL) à chaque collectivité, ce premier baromètre permet de dresser un état des lieux de la spécificité de ces collectivités, sélectionnées par le programme « Petites villes de demain ». L’analyse financière réalisée par l’AFL met en exergue les difficultés financières rencontrées par les communes PVD, dans la majeure partie du territoire français, « même si la tendance depuis 2016 est à l’amélioration de leurs notes financières » note l’étude. Ainsi, les communes les moins peuplées sont les mieux notées, autant pour les communes PVD que l’ensemble des communes françaises. L’écart se creuse pour les communes PVD les plus peuplées, « qui sont aussi, en conséquence, celles qui supportent le plus de charges fixes, et qui ont des niveaux d’investissement globalement plus importants » constate l’étude. Ces dernières assument des charges de centralité, tout en étant situées dans des territoires ruraux. Toutefois, l’analyse révèle qu’entre 2016 et 2020, les notes financières des communes PVD se sont globalement davantage redressées (+8%) que celles de l’ensemble des communes françaises (+6%).

Des disparités aux niveaux régional et départemental

Les situations des communes PVD diffèrent selon les régions avec des santés financières plus favorables dans les Pays de la Loire, la Bretagne et la Normandie, plus dégradées en Ile-de-France, Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur. Les régions Auvergne-Rhône-Alpes, Bretagne, Hauts-deFrance, Île-de-France, Normandie, NouvelleAquitaine, Occitanie, Pays de la Loire, PACA, Corse sont celles dans lesquelles les communes PVD de niveau de centralité « local » sont les mieux notées en 2020. Cette même année, les communes PVD de niveau de centralité « intermédiaire » sont les mieux notées en Bourgogne-Franche-Comté, Centre Val-de-Loire et Grand-Est. Alors qu’au début de la période étudiée, la proportion de départements dont la santé financière des communes PVD dégradée était importante, au lendemain de la crise sanitaire, seuls quelques départements ont vu les finances des communes PVD se fragiliser. Autre constat : les communes d’outre-mer, elles sont globalement moins bien notées que les communes métropolitaines.

 

Paroles de maires

RCL
Question :
Bonjour, comment gérez-vous les véhicules ventouse ? Malgré le signalement à la gendarmerie, le propriétaire ne déplace pas son véhicule. Si nous appelons la fourrière les frais seront pour la commune. Merci pour vos conseils.
Réponses :
Avoir nos rues avec des voitures poubelles qui les encombrent et prennent des places de stationnement n’est terrible. Il n y a pas de solution miracle. Quand il y a une plaque d'immatriculation : appel à la gendarmerie, identification du propriétaire (souvent en région parisienne), recommandé, délai d’un mois pour répondre. Sans réponse et selon l’état de la voiture, prise de photos, constat rédigé par mes soins et épaviste... Je préfère ne pas faire payer les habitants de mon village.
Nous sommes élus et nous nous devons de rester dans la légalité. Je crois qu'il faut identifier le propriétaire du véhicule et lui envoyer un courrier recommandé en l'obligeant à enlever son véhicule sinon le véhicule sera mis en fourrière et les frais seront à sa charge. Si les élus ne respectent pas les lois, c'est donner une mauvaise image de nous et nous ne devons pas être étonnés si nous sommes de moins en moins respectés.

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