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DOSSIER SPORT - LA VILLE, UN FORMIDABLE TERRAIN D’EXERCICE

Dossier
08 juillet 2019

Plus conviviale, la pratique libre du sport est en progression. Miniterrains, agrès sportifs, parcours de santé... de nouveaux équipements s’immiscent dans l’espace urbain pour répondre aux nouveaux usages.

Selon l’Institut régional de développement du sport (IRDS) Île-de-France, seuls 10 % des Parisiens sont licenciés, quand 60 % déclarent exercer leur activité sportive régulière dans l’espace public. Les pratiques sportives dites libres se développent au cœur des villes. Un phénomène de société qui les pousse à s’y adapter. Dans la capitale, l’Atelier parisien d’urbanisme (Apur) suit cette évolution depuis une dizaine d’années et sa directrice adjointe, Patricia Pelloux, confirme l’engouement des citadins pour une pratique du sport, sans contrainte ni horaire. « De plus en plus de citadins pratiquent des activités sportives dans les espaces extérieurs avec la liberté de choisir le moment de la pratique. Le succès des premiers équipements de fitness, implantés en 2012 sur les berges de la Seine, a confirmé qu’il existait une demande forte. »
La facilité d’accès, la recherche d’une plus grande proximité, mais aussi le caractère ludique du sport en extérieur sont les principales motivations des pratiquants pour lesquels la ville de Paris décide alors de mener une politique sportive à ciel ouvert. Avec de nombreux équipements et aménagements qui favorisent et accompagnent les activités sportives libres, dont la plus emblématique, le parcours sportif de la ceinture verte, un parcours de 42 km visant à faciliter les pratiques sportives et de loisirs individuels et collectifs. Elle dessert dans un rayon de 350 m près de 600 équipements sportifs parmi lesquels on compte les 4 grands stades parisiens (Charléty, Jean-Bouin, Roland-Garros et le Parc des Princes), 4 pôles de haut niveau, 10 grands clubs « élite » parisiens et 5 clubs médaillés en 2016 aux jeux Olym- piques et Paralympiques de Rio de Janeiro, au Brésil. À l’horizon 2024, le parcours desservira également une nouvelle salle omnisports de 7 500 places, l’Arena 2, dans le nord de Paris. « La promenade s’inscrit dans l’ambi- tion de la ville de Paris de mettre à disposition de chaque Parisien un équipement à moins de cinq minutes de chez lui », rappelle également Patricia Pelloux.

UN PHÉNOMÈNE NATIONAL
Le phénomène touche les grandes métropoles comme les agglomérations et villes de taille moyenne. À Brest (29), la municipalité a pris conscience de l’importance de ces pratiques et les accompagne à sa manière. « On est sorti de cette idée que le sport était essentiellement une affaire scolaire ou de compétitions organisées par des fédérations, ou le mouvement sportif. Aujourd’hui, toute la population, pour des raisons de bien-être et de vivre ensemble, essaie de s’engager dans des pratiques sportives et ça touche toutes les générations, les plus jeunes comme les seniors », notre Patrick Appéré, adjoint au maire en charge du Sport et du Nautisme. Le credo de la ville, faire en sorte que toute personne qui désire pratiquer une activité sportive puisse le faire dans de bonnes conditions. Du côté des services aussi les pratiques changent selon l’élu: « Avant, on utilisait le cahier des charges des fédérations pour construire un équipement sportif. Aujourd’hui, on procède autrement. Prenons l’exemple du skatepark que nous souhaitons construire en centre-ville. Nous avons réuni les jeunes et les associations autour de ce projet. » Les services sont davantage dans cette écoute participative.
Même son de cloche à Metz (57), où Béatrice Agamennone, adjointe au maire en charge des Espaces verts, nous confie que, souvent, ces équipements sportifs de plein air sont sollicités dans le cadre de budgets participatifs. Dans la ville, huit aires de fitness ont été mises en place depuis 2014 avec pour objectif d’accroître la fréquentation des espaces verts, nombreux dans la ville.« Nous avions un usage insuffisant des espaces verts. Nous avons pensé que le sport pouvait être une manière d’inciter les habitants à se les réapproprier », explique l’élue. D’où l’idée d’y implanter des aires de fitness qui aujourd’hui rencontrent un véritable succès. Une enquête menée en juillet 2017 a, par ailleurs, révélé que 20 % des utilisateurs ne pratiquaient aucune activité physique avant de fréquenter l’aire de fitness; 78 % des personnes qui déjà avaient un mode de vie actif ont in- diqué avoir amélioré leur niveau d’activité physique. Et c’est d’ailleurs l’une des raisons citée par les utilisateurs des aires de fitness de plein air, tout comme l’accès libre. Ce dernier point, selon Jean-Marie Freyling, directeur marketing chez le fabricant d’aires de jeux et d’équipements sportifs de plein air Proludic, soulève la question de l’accompagnement. « Le fonctionnement des appareils de fitness est très intuitif, mais il arrive que certaines personnes ne comprennent pas leur fonctionnement. Il est important d’accompagner ces appareils de panneaux d’information ou d’une signalétique renforcée pour guider les utilisateurs. » Mieux encore, la présence régulière de coachs sportifs municipaux, comme le fait déjà la ville de Metz.
Tandis que le taux d’équipement des villes progresse, Patricia Pelloux estime que le prochain défi à relever pourrait être celui des baignades urbaines naturelles qui se pratiquent déjà en Allemagne ou en Suisse, et séduisent de nombreuses villes françaises. Mais il faudra d’abord améliorer la qualité des eaux.

Blandine Klaas

Paroles de maires

RCL
Question :
Bonjour, comment gérez-vous les véhicules ventouse ? Malgré le signalement à la gendarmerie, le propriétaire ne déplace pas son véhicule. Si nous appelons la fourrière les frais seront pour la commune. Merci pour vos conseils.
Réponses :
Avoir nos rues avec des voitures poubelles qui les encombrent et prennent des places de stationnement n’est terrible. Il n y a pas de solution miracle. Quand il y a une plaque d'immatriculation : appel à la gendarmerie, identification du propriétaire (souvent en région parisienne), recommandé, délai d’un mois pour répondre. Sans réponse et selon l’état de la voiture, prise de photos, constat rédigé par mes soins et épaviste... Je préfère ne pas faire payer les habitants de mon village.
Nous sommes élus et nous nous devons de rester dans la légalité. Je crois qu'il faut identifier le propriétaire du véhicule et lui envoyer un courrier recommandé en l'obligeant à enlever son véhicule sinon le véhicule sera mis en fourrière et les frais seront à sa charge. Si les élus ne respectent pas les lois, c'est donner une mauvaise image de nous et nous ne devons pas être étonnés si nous sommes de moins en moins respectés.

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