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Dossier Montagne : réhabiliter l'immobilier de loisir pour maintenant l'attractivité des stations

Dossier
11 mars 2020

TENDANCE. Composé en grande partie de résidences secondaires en copropriété, le parc immobilier de loisir dans les stations de montagne, construit à partir des années 1960, a vieilli et ne répond plus aux attentes de la clientèle. Pour rester attractives, les stations accompagnent les propriétaires, créent des labels de qualité et proposent de nouveaux services.

Renouveler la capacité d’accueil et la rendre plus attractive, c’est le défi auquel sont confrontées bon nombre de stations de montagne, dont le parc immobilier construit dès les années 1960 a plus que vieilli et ne répond plus aux attentes des vacanciers.

« Le studio dans lequel on s’entasse à plusieurs personnes n’est plus attractif. Les touristes sont en attente de logements plus spacieux, avec des surfaces de confort et des services, constate Anne-Marie Genevard, présidente de l’Association nationale des élus de la montagne (Anem). Il faut faire émerger des projets de territoires et des stratégies locales de remise en tourisme de l’immobilier de loisir. »

En réponse à cette problématique, le dispositif des opérations de réhabilitation de l’immobilier de loisir (Oril) est créé par la loi du 13 décembre 2000, dite « loi SRU », pour améliorer le parc immobilier touristique et locatif, ainsi que les espaces publics, le stationnement, les équipements et les services de proximité. « Mais il ne rencontre pas le succès escompté », selon Philippe Aizier, directeur de l’Office de tourisme de Saint-Lary- Soulan (65). Riche de 25 500 lits touristiques avec près de 4 800 propriétaires de résidences secondaires, la station pyrénéenne, construite dans les années soixante, a fait de la rénovation immobilière son cheval de bataille. S’inspirant des opérations menées dans les massifs alpins, elle a décidé de mettre en place un dispositif pour aider les propriétaires à rénover leurs biens pour plus de qualité et de confort.

En plus du classement de 1 à 5 étoiles déjà en vigueur et en cours de révision, la station a créé le label « Qualité Confort Hébergement de Saint- Lary ». Fini les lambris et les meubles en formica. Le label impose une harmonie des couleurs et des textiles, ainsi que la rénovation complète des sols, des murs et des plafonds. Lavelinge, lave-vaisselle, sèche-serviettes dans la salle de bains et Wi-Fi dans le séjour sont obligatoires. « L’appartement rénové prend de la valeur et les propriétaires obtiennent un bien meilleur rendement », affirme Vincent Grangé, chargé de mission auprès des propriétaires de meublés de tourisme.

LE PROPRIÉTAIRE, UN ACTEUR ÉCONOMIQUE

L’ensemble de la station, qui profite de cette montée en gamme des logements a ainsi plus de chance de fidéliser la clientèle, se réjouit le directeur de l’Office de tourisme. De l’implication des agences immobilières de la station et des commerçants, à l’offre gratuite de coaching-rénovation, en passant par la « maison des propriétaires », installée au coeur du village, les soirées organisées pour les propriétaires labellisés ou la création du Salon pyrénéen de la rénovation et de l’architecture en montagne, avec pour but de mettre en relation les propriétaires de meublés de tourisme et les professionnels, c’est toute une mécanique qui se met en place pour inciter les propriétaires à investir dans la rénovation leur logement. Plus ils louent, plus ils bénéficient d’avantages en tous genres auprès des commerçants de la station. « Nous considérons le propriétaire labellisé comme un acteur économique de la station. Le but est de leur montrer notre reconnaissance », reconnaît Vincent Grangé. Et dès lors qu’ils s’inscrivent sur la plate-forme de location de l’Office de tourisme, ils bénéficient automatiquement d’un outil de gestion des locations et se voient offrir un site Internet. Près de 200 propriétaires détiennent aujourd’hui le précieux label.

INCITER LES COPROPRIÉTÉS À RÉNOVER

L’autre enjeu pour la station consiste à inciter les copropriétés à entamer, elles aussi, des travaux de réhabilitation et de rénovation énergétique. Or dans ce domaine, l’Office de tourisme ne dispose pas véritablement de levier d’action. Cependant, des initiatives peuvent être menées dans le cadre du dispositif national France Tourisme Ingénierie d’Atout France pour lequel Saint-Lary-Soulan a été retenue au côté de dix autres stations de montagne.

Les stations choisies bénéficient de vingt jours d’assistance en ingénierie pendant dix-huit mois, visant à impulser de nouvelles démarches innovantes pour la rénovation des hébergements, la transition énergétique des stations et le montage des projets d’investissement. « Nous amorçons un travail avec les syndicats de copropriété en intervenant lors des assemblées générales pour qu’ils s’équipent de systèmes de chauffage plus performants ou qu’ils réalisent des travaux d’isolation par l’extérieur pour redonner un coup de neuf à certaines façades vieillissantes et les harmoniser, précise Philippe Aizier. C’est un mécanisme plutôt long dans le process, mais qui est en train de se mettre en place et qui devrait donner des résultats dans les prochaines années. L’idée étant de remettre aussi, à terme, les copropriétés au goût du jour, afin qu’elles correspondent à l’image de notre la station. » Devant tant d’efforts déployés, le conseil départemental des Hautes-Pyrénées octroie des aides financières pour les offices de tourisme qui mettent en place des visites conseil pour la rénovation, à hauteur de 500 et 300 pour des visites conseil de décoration. Ceci afin de couvrir la rémunération des architectes.

Pour l’heure, le bilan est positif. Si l’opération contribue à améliorer l’image de la station, elle permet également aux propriétaires d’améliorer la rentabilité de leur logement et les retours de la clientèle sont satisfaisants. Reste à améliorer l’accueil. Dans cette optique, l’office de tourisme encourage les agences immobilières à développer les services à travers des conciergeries pour répondre aux attentes des quelque 25 000 touristes présents sur la station en période hivernale…

Blandine Klaas

Paroles de maires

RCL
Question :
Bonjour, comment gérez-vous les véhicules ventouse ? Malgré le signalement à la gendarmerie, le propriétaire ne déplace pas son véhicule. Si nous appelons la fourrière les frais seront pour la commune. Merci pour vos conseils.
Réponses :
Avoir nos rues avec des voitures poubelles qui les encombrent et prennent des places de stationnement n’est terrible. Il n y a pas de solution miracle. Quand il y a une plaque d'immatriculation : appel à la gendarmerie, identification du propriétaire (souvent en région parisienne), recommandé, délai d’un mois pour répondre. Sans réponse et selon l’état de la voiture, prise de photos, constat rédigé par mes soins et épaviste... Je préfère ne pas faire payer les habitants de mon village.
Nous sommes élus et nous nous devons de rester dans la légalité. Je crois qu'il faut identifier le propriétaire du véhicule et lui envoyer un courrier recommandé en l'obligeant à enlever son véhicule sinon le véhicule sera mis en fourrière et les frais seront à sa charge. Si les élus ne respectent pas les lois, c'est donner une mauvaise image de nous et nous ne devons pas être étonnés si nous sommes de moins en moins respectés.

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